Appel à candidature pour le recrutement d’un consultant formateur en politiques publiques

logo du PCPA Congo

Contexte et justification

Le PCPA Congo est entré en janvier 2019 dans sa dernière phase, dite phase d’envol. Les orientations de cette phase d’envol (2019-2021) ont été construites par un groupe de représentants d’OSC congolaises et validées par l’assemblée plénière du PCPA. Elle vise à :

  • Accompagner des plans d’actions locaux de renforcement des OSC ;
  • Consolider des dynamiques collectives entre OSC et expérimenter des stratégies d’influence des politiques publiques ;
  • Pérenniser les acquis du PCPA (capitalisation, visibilité des OSC, services rendus, gouvernance collective).

Conformément à l’objectif de contribuer à la reconnaissance et à la capacité de dialogue avec les  pouvoirs publics de la société civile congolaise, ses membres se sont fixés pour vision de « faire des  organisations de la société civile réunies autour des dynamiques collectives des leaders  incontournables dans le dialogue avec les pouvoirs publics ».  

Pour ce faire, le PCPA Congo soutient plusieurs initiatives conjointes et dynamiques locales et  régionales, permettant à des OSC, parfois avec d’autres types d’acteurs d’un même territoire,  d’investir un sujet d’intérêt général, de contribuer aux solutions, mais aussi, d’amener les pouvoirs  publics à prendre des mesures, en direction des habitants et des populations vulnérables.  

Dans ce cadre, une formation sur les politiques publiques est prévue. Elle s’adresse aux membres des  dynamiques collectives soutenues et aux porteurs des projets agissant sur une politique publique ainsi  que, dans les limites des places disponibles, aux OSC d’autres dynamiques collectives et consortiums,  non financés par le PCPA, mais qui souhaitent exercer une influence sur une politique publique. La  formation sera interdépartementale et devra à ce titre se dérouler dans plusieurs endroits du pays.  

De ce fait, le Programme procède au recrutement d’un animateur pour une formation en politiques publiques. Il aura la responsabilité de préparer et animer les modules de formations, prévoir et mener un test d’évaluation ex-post permettant de recueillir sur la base d’une auto évaluation des participants les points assimilés et les points à approfondir, et de rédiger un rapport final qui comporte l’appréciation sur la prestation réalisée, l’analyse de  l’assimilation par les membres ainsi que les supports utilisés pendant la formation.  

Calendrier

  • Diffusion de l’appel à candidature : 19 mars 2021;
  • Date limite de dépôts des offres : 19 avril 2021;
  • Présélection des candidats sur dossier :  semaine du 19 avril 2021 ; 
  • Entretiens avec les candidats : semaine du 26 avril ou du 3 mai 2021 ; 
  • Communication des résultats le 10 mai 2021.

Composition du dossier de candidature 

Le dossier de candidature doit être obligatoirement constitué comme suit :  

  • Une lettre de candidature à l’attention de Madame La Coordonnatrice de la Cellule Exécutive du  PCPA Congo ;  
  • Un curriculum Vitae détaillé du candidat mentionnant impérativement les différentes formations  réalisées ou animées ainsi que les noms des clients qui en ont bénéficié ; 
  • Une copie du ou des diplômes les plus pertinents pour cette consultation ;  
  • Une offre technique et financière, détaillant la méthodologie et le découpage proposé des sessions  de formation. 

Dépôt des candidatures

Il est possible de candidater via mail avec pour objet « Consultant – formation en politiques publiques »  simultanément aux trois adresses suivantes : rdcfpcpacongo@gmail.com ;  coordo_pcpacongo@yahoo.fr et frey@cfsi.asso.fr ou de déposer un pli fermé aux adresses mentionnées dans les TDRs.

Yidika Village Créatif veut étendre sa campagne de lutte contre le paludisme à Dolisie

Après avoir déroulé son projet de sensibilisation « Zéro palu na inzo » au deuxième semestre 2020 auprès de 200 ménages à Dolisie (3eme ville du Congo), l’association Yidika Village Créatif, ONG française membre du PCPA Congo œuvrant pour la solidarité avec les populations congolaises dans le domaine de la santé, l’agriculture, l’artisanat et la lutte contre la pauvreté, recherche désormais un appui financier pour étendre cette campagne de sensibilisation à 1000 ménages supplémentaires.

« Personne ne devrait mourir du paludisme. Mais le monde fait face à une nouvelle réalité : avec la stagnation des progrès, nous risquons de dilapider des années de travail, d’investissements et de succès dans la réduction du nombre des personnes souffrant de cette maladie », déplore le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

À quoi va servir le financement ?

Avec près de 200 millions de personnes contaminées par an, cette maladie est la plus grande pandémie mondiale. Pourtant elle semble être oubliée depuis l’apparition de la Covid-19. Yidika lance cet appel du cœur, afin que toute personne solidaire, quel que soit son statut social, puisse avoir la possibilité de contribuer à la lutte contre le paludisme.

Les fonds collectés serviront principalement :

  • à financer l’achat et la distribution de 2000 plants d’Artemisia (0,3 Euro/plant) ainsi que 2000 cures d’Artemisia d’une valeur d’environ 3 Euros par cure.  
  • à payer les animateurs des réunions de sensibilisation, ainsi que la réalisation des supports de sensibilisation (dépliants, tee-shirts, banderoles, etc.
  • à mettre en place un site de référence de production de semences, un champ école et un accompagnement technique de plusieurs mois auprès des étudiants du Centre des Métiers Agricoles- Collège d’Enseignement Technique Agricole (CMA-CETA).

L’artemisia annua est une plante dont les vertus auraient été jugées efficaces dans la lutte contre le paludisme et le cancer, selon certains chercheurs ; quels que soit les controverses tournant autour de l’usage de cette plante, une forte dynamique de la société civile s’est lancée en Afrique pour promouvoir sa culture et son usage. A Dolisie, une Maison de l’Artemisia a même été mise en place, avec l’appui technique de l’association française  » Maison de l’Artemisia « , pour faciliter sa production, sa transformation et sa distribution. Il existe 92 Maisons de l’Artemisia dans 24 pays.

Contacts de l’association Yidika : (+33) 673840040, yidika22@yahoo.fr 

La caravane de la dignité lancée par le CJID se poursuit dans les villages autochtones

Tout commence en début d’année 2020, alors que M. Merols Diabakana Diabs et les membres de son équipe se rendaient en mission de terrain dans le département de la Likouala, dans le cadre des activités du Programme Forêt et Diversification de l’Economie (PFDE). Ils ont été surpris de voir deux femmes non vêtues qui se mouvaient le long de la route la peau abîmée, probablement par des brûlures de soleil.

Après avoir observé puis questionné ces femmes pour savoir pourquoi elles n’étaient pas vêtues, ces dernières auraient fait savoir à l’équipe qu’elles voudraient bien se couvrir mais qu’elles n’en avaient pas les moyens, et qu’il en était de même pour tous les membres de leur campement, enfants, jeunes et vieux.

En effet, se vêtir est un besoin essentiel. Les vêtements protègent du froid et des mauvais rayons de soleil. Dans un élan de solidarité, quelques vêtements ont été remis afin qu’elles soient couvertes dignement. De là est née l’idée de faire une collecte de vêtements à grande échelle une fois de retour à Brazzaville, pour pouvoir redonner de la dignité à ses populations qui souffraient en silence dans le Congo profond.

L’appel avait été lancé sur les réseaux sociaux, et de bouche à oreille l’information a été divulguée par les membres et sympathisants de l’association. Plusieurs sacs de vêtements ont été collectés, et, la 1ere campagne de distribution s’est déroulée en mars 2020.

Distribution de vêtements au village Mobangui (c) photo : CJID / mai 2020

Ayant rencontrée un franc succès auprès des populations autochtones, celle-ci se sont passées le mot, si bien qu’il n’y en avait pas assez pour tout le monde lors de la 2e campagne de distribution en mai, tout juste après le confinement.

Bien que Mobangui et Vema soient les deux villages qui ont été les principaux bénéficiaires de cette caravane, cela n’a pas empêché les membres du CJID de servir également les communautés autochtones se trouvant le long de la route nationale lors de leur passage.

C’est ainsi qu’il eut une 3e puis une 4e campagne, respectivement en juillet pendant la saison sèche et en mi-septembre, tout juste avant l’arrivée de la saison des pluies.

Insertion professionnelle : une centaine de jeunes formés par le projet FIP Action d’ESSOR et du CJID

Le 25 septembre 2020 à Brazzaville, en présence du Directeur général de la formation qualifiante M. Fabrice Ngaboka Morossa, 120 jeunes âgés de 17 à 35 ans ont reçu leur certificat de fin de formation, dans le cadre du projet pilote « Formation- Insertion Professionnelles des jeunes (FIP/ Action) » financé par l’Agence française de développement (AFD), et mis en œuvre par l’ONG ESSOR en partenariat avec le Club Jeunesse Infrastructures et Développement (CJID).

C’est un programme multi-pays dont l’objectif est de faciliter durablement l’accès à la formation et l’insertion professionnelle des populations vulnérables par un travail pluri acteurs impliquant la société civile, le secteur privé et les autorités locales.

Un échantillon de lauréats lors de la cérémonie de remise des certificats (c) photo : ESSOR / septembre 2020

En effet, ces jeunes résidant dans les arrondissements 1 Makélékélé et 6 Talangaï ont été sélectionnés selon leur situation d’importante vulnérabilité socio-économique. Pendant 10 mois, ils ont bénéficié d’une formation professionnelle de leur choix (en coiffure-esthétique, pâtisserie, menuiserie, garnissage, assistanat de direction, ou hôtessariat d’accueil) spécifiquement conçue pour leur permettre d’acquérir non seulement un savoir-faire, mais aussi un savoir-être (relationnel, capacité à travailler en équipe, maitrise de ses émotions, capacité à s’adapter, etc.).

Ainsi, en plus d’avoir appris un métier, ces jeunes ont davantage confiance en eux et sont plus à l’aise dans les relations interpersonnelles. Certains ont muri leur projet professionnel grâce aux formations en entrepreneuriat, ce qui favorise leur intégration dans le monde du travail.

Azur DEV lance un Guichet Unique d’assistance aux jeunes filles dans la Bouenza

Dans le cadre de la mise en œuvre de son projet « Prévention des violences sexuelles et grossesses précoces ainsi que la protection des filles et adolescentes sur les IST, VIH/SIDA et les violences basées sur le genre » réalisé dans la Bouenza, AZUR Développement a récemment mis en place un guichet unique d’assistance en cas de violences faites à leur égard.

Le guichet unique est une structure d’accueil, d’information et de prise en charge globale des victimes de violences, qui travaille en collaboration étroite avec la police, la gendarmerie, les centres de santé ou les hôpitaux et le Tribunal.

Photo de famille après la formation des agents du guichet unique et de la police à Nkayi (c) photo : AZUR DEV/ juillet 2020

A travers ses services, les femmes et enfants victimes de violences de tout genre (sexuelle, physique, psychologique, économique et spirituelle), ont accès à une prise en charge psychologique, médicale, juridique et judiciaire.

Mis en place pour la première fois en 2014 à Pointe-Noire, avec l’appui de l’ambassade de France au Congo, ce projet bénéficie aujourd’hui d’un cofinancement de la délégation de l’Union Européenne au Congo, et s’est étendu à Brazzaville, puis récemment dans la Bouenza.

Lorsqu’il s’agit d’un cas de viol, les victimes sont encouragées à faire un test de dépistage du VIH dans les 72 heures qui suivent l’agression. Le paiement des consultations médicales, des examens biologiques et des médicaments, ainsi que le suivi sont à la charge du Guichet unique.

Lancement des activités de la CASA à Makoua

Tenue du 20 au 28 novembre 2020, la première activité publique de la Concertation des Acteurs du Secteur Agricole (CASA) a été une campagne de sensibilisation des jeunes de Makoua sur les opportunités qu’offre le travail de la terre et la nécessité pour eux de s’engager autour des groupements coopératifs.

Pour ce faire, le chef de secteur agricole de Makoua, M. Burget Robert Balonga et son équipe ont effectué des descentes dans les villages ci-après : Abela, Abenga, Atekou, Bokagna, Doua-Ofou, Emboli, Ifoura, Illembou-N’ogongo, Mbendze, Motsoumbé, Mvoula, Nietemboumbou, Okokoko-Ikoumou, Otala, Pamba-Odzaka, Talangai, Terre Mohali, et Tsiako.

Sensibilisation au village Doua -Ofou (c) photos : CASA / novembre 2020

Le but visé est de créer des opportunités d’auto-emploi en faveur des jeunes et d’augmenter de 50% la production agricole dans le district de Makoua grâce au rajeunissement des actifs agricoles et à la création des groupements coopératifs au profit des jeunes engagés dans l’agriculture.

Cette activité a permis de sensibiliser 261 personnes, tandis que 13 groupements agricoles ont été créés, au lieu de 10 prévus.

A propos de la structure

La Concertation des Acteurs du Secteur Agricole (CASA) est un outil de réflexion de partenariat public-privé pour le développement des activités agropastorales et halieutiques qui a été mis en place à Makoua sous l’initiative de l’Association Jeunesse Active De Makoua (AJAMO) qui est membre du PCPA Congo. Elle fait partie des 15 dynamiques collectives soutenues par le Programme dans le cadre de sa phase d’envol. Elle est constituée de 6 organisations membres dont 5 OSC et une institution publique. Ces membres sont : AJAMO ; Coopérative AVOUMBOU ; Association Femmes et Actions pour le Développement (AFAD) ; Coopérative des producteurs agricoles du Cacao (COPAC) ; Consortium des acteurs engagés pour le développement local (CAEDL) et le Secteur Agricole de Makoua.

L’ESCOMAD a officiellement lancé ses activités à Dolisie

Le 20 octobre 2020, les membres de la dynamique Espace de Concertation Multi-Acteurs pour le Développement (ESCOMAD) ont organisé leur première assemblée générale tournante, dans la ville de Dolisie, au siège de l’Association pour l’Assistance et le Développement des Jeunes Filles Mères (AADJFM).

Le lendemain, il s’est tenue une réunion d’information, d’échanges et de concertation avec les pouvoirs publics locaux sur les problèmes des artisans afin de mettre en place un cadre concertation multi-acteurs, visant à renforcer l’ESCOMAD, et à faciliter la mise en œuvre de son plan d’actions financé par le Programme concerté pluri acteurs (PCPA) Congo.

Photo de famille des participants à l’ Assemblée générale des membres de l’ESCOMAD à Dolisie (c) photo ; ESCOMAD / octobre 2020

Ensuite, une réunion de sensibilisation, d’échange et de concertation des associations et Organisations Professionnelles d’Artisans (OPA) sur « la faible participation de l’artisanat au Produit intérieur brut (PIB)[1] et le faible niveau de structuration des artisans en organisation professionnelle » a été organisée. En dehors des membres de la dynamique, 6 organisations y ont participé, dont 2 sont membres du programme. Ces dernières sont : l’Association des couturiers de Dolisie (ACD) et le Groupement des Artisans du bâtiment (GAB). Les OSC non membres du PCPA sont l’Association Ba mama balambi Kwanga (ABBK), l’Association des jeunes menuisiers (AJM), de la Chambre de Commerce d’Industrie d’Agriculture et des Métiers (CCIAM) de Dolisie et la Coopérative des Artisans pour le Développement de l’Artisanat (CADA).

Enfin, le diagnostic institutionnel de ces organisations a été élaboré, en se fondant sur la fiche ERO (évaluation rapide des organisations), outil élaboré par le PCPA Congo, permettant d’évaluer le niveau de structuration d’une organisation, ainsi que de déceler les faiblesses de celle-ci. Les informations recueillies seront utilisées, pour établir un plan de renforcement de capacités en vue de faire progresser ces organisations de la société civile en matière de structuration. À Pointe-Noire où le plan d’actions avait été lancé un peu plus tôt, les mêmes activités ont été réalisées.

A propos de la structure

L’Espace de Concertation Multi-Acteurs pour le Développement (ESCOMAD) est une des dynamiques locales sélectionnées et soutenue par le PCPA dans le cadre de sa phase d’envol. Le PCPA Congo soutient 15 dynamiques collectives dont 10 locales et 5 nationales. Son sujet de travail est la concertation multi acteurs pour accroitre la contribution de l’artisanat à la création d’emplois, à la diversification de l’économie locale et à la réduction de la pauvreté à Dolisie et à Pointe-Noire. Elle est constituée de 2 institutions publiques (les Directions Départementales de l’Artisanat et celles de la Jeunesse, de Pointe-Noire et de Dolisie) et de 4 organisations de la société civile dont 3 sont membres du PCPA : l’AADJFM, l’Association Congo Mod (ACM) l’Association Actions Jeunesse Emploi et Formation (AJEF) et l’Association des jeunes pour l’innovation au développement (AJID).


[1]   Le produit intérieur brut (PIB) est l’indicateur économique qui permet de quantifier la valeur totale de la « production de richesse » annuelle effectuée par les agents économiques (ménages, entreprises, administrations publiques) résidant à l’intérieur d’un territoire.

AJAMO désignée pour représenter le PADEC à Makoua et Owando

Depuis décembre 2019, une convention de prestation de service a été signée entre l’Association Jeunesse Active De Makoua (AJAMO) et le Projet d’appui au développement des entreprises et à la compétitivité (PADEC), un projet financé par un prêt de la Banque mondiale à hauteur de 15 millions de dollars (soit environ 14,6 milliards de Fcfa).

Le PADEC a été lancé officiellement le 7 juin 2019 pour permettre de revitaliser le secteur privé et améliorer l’environnement des affaires. Cette convention fait d’AJAMO un partenaire d’appui technique à la mise en œuvre (PATMOE) du Concours de Plans D’affaires (CPA) et du Fonds d’Appui au Développement des Petites et Moyennes Entreprises (FADPME), dans le département de la Cuvette, pour les villes de Makoua et Owando. Dans ce cadre, l’OSC est chargée des missions suivantes :

  • L’accompagnement au montage de dossiers de candidature des promoteurs de micros et petites entreprises au CPA, et de requête d’appui des micros, petites et moyennes entreprises auprès du FADPME ;
  • L’appui au renforcement des capacités techniques des promoteurs et entreprises enrôlés ainsi qu’à l’élaboration de leurs plans d’affaires par la formation, le mentorat, le conseil ou le coaching, dans le cadre du CPA ;
  • L’assistance et le suivi de l’utilisation des financements octroyés aux lauréats du CPA, et accompagnement dans son domaine d’agrément.

Pour Patrick Juvet Olebaka, coordonnateur de l’AJAMO, « c’est le PCPA Congo qui est au centre de tous les succès de notre association, notamment en termes de crédibilité et d’exemplarité, grâce à ses formations et l’accompagnement des animateurs de la cellule exécutive. » Ces faits confèrent à AJAMO une certaine notoriété dans la collaboration avec les pouvoirs publics, avec certains ressortissants de la localité et les partenaires techniques et financiers présents dans leur département.  En effet, la convention stipule que « les missions assignées à un partenaire dépendent de sa spécialisation et de son positionnement par rapport à d’autres partenaires dans la même zone géographique. »

Au total 95 candidatures ont été enregistrées, en raison de 55 à Owando contre 40 à Makoua. Après une autre sélection, les finalistes ont été coachés et/ou formés du 10 au 20 décembre 2020.

PDAC : AGRIDEV en appui aux agriculteurs dans les Plateaux et les deux Cuvettes

Mis en place par la République du Congo et la Banque mondiale, pour une durée de 5 ans (2017-2022), sur toute l’étendue du territoire, le Projet d’Appui au Développement de l’Agriculture Commerciale (PDAC) a pour objectif d’améliorer la productivité des agriculteurs et l’accès aux marchés de groupes de producteurs et des micros, petites et moyennes entreprises agroindustrielles, mais également d’apporter une réponse immédiate et efficace en cas de crise ou de situation d’urgence.

Dans le cadre de l’appui direct aux producteurs agricoles et aux micros, petites et moyennes entreprises agroindustrielles, les OSC et cabinets prestataires sont chargées d’accompagner les groupements dans la mise en œuvre de leurs plans d’affaires en appuyant des ingénieurs locaux et en effectuant des missions de suivi. Les groupements appuyés (coopératives, PME) portent des projets de pisciculture, élevage, agriculture, prestations diverses (labourage, réparation de matériel, etc.). Les ingénieurs affectés dans les départements font le suivi et l’encadrement des activités, la liaison avec les OSC/cabinets et sollicitent leurs interventions en cas de difficultés ; L’Association Congolaise pour le Développement Agricole (AGRIDEV), membre du PCPA, fait partie des OSC consultant auprès du PDAC.

Des premiers résultats

AGRIDEV, a été recruté en janvier 2020 en tant que prestataire pour couvrir les départements de la Cuvette, de la Cuvette Ouest, et des Plateaux pendant une année renouvelable. Une équipe de 5 personnes dont un chef de mission, une assistante administrative et 3 assistants terrain, appuie 27 ingénieurs agricoles répartis dans 27 districts sur les 3 départements d’affectation.  

  Visite d’un Champ de manioc/maïs du groupement Terre Promise à Djambala (c) photo : AGRIDEV / juillet 2020

Le cycle d’accompagnement se déroule sur 2 phases, une première phase d’accompagnement à la mise en œuvre pendant une année, des plans d’affaires sélectionnés après l’appel à proposition lancé en juillet 2019, et une deuxième phase d’appui au montage de plans d’affaires beaucoup plus courte, d’une durée de 3 mois, lesquels plans s’ils sont validés seront mis en œuvre l’année prochaine. Actuellement, sur les 27 districts, 200 groupements représentant 200 plans d’affaires et mobilisant une cinquantaine de femme sont suivis.

Parmi les difficultés, on note des problèmes d’ordres techniques tels que l’aménagement non prévu des systèmes d’irrigations, et ceux liés à la Covid-19 (comme le retard de paiement des ingénieurs, la réduction du personnel de suivi dans les antennes, et donc retard dans l’exécution du projet).

Malgré tout, dans les districts d’Abala, Djambala, Ewo, Makoua, Ngo, et Olombo, les premiers résultats des groupements (dont 3 groupements et 3 PME), en termes de production et de commercialisation, ont été visibles dès août 2020.

D’autres OSC du PCPA auprès des groupements 

Aux côtés d’AGRIDEV, d’autres OSC membres du PCPA accompagnent les agriculteurs dans les autres départements. Il s’agit de Congolaise Terre des Hommes Association (CTHA), le Forum des Jeunes entreprises (FJEC), et l’Association pour le Développement Urbain et Rural (ADUR).

MDA et son engagement dans la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) depuis 2017

Les Violences Basées sur le Genre (VBG) constituent une violation majeure des droits de l’Homme et particulièrement des femmes, et un grand problème de santé publique selon l’Organisation mondiale de la santé. L’OMS indique que 35 % des femmes à l’échelle mondiale disent avoir été exposées à plusieurs types de violences (physiques, sexuelles, psychologique, économique, …) de la part de leur partenaire intime ou de quelqu’un d’autre, à tout moment (en temps de paix et de guerre) et en tout lieu (maison, école, rue, travail, etc.).

Ces violences prennent leurs racines dans les relations inégalitaires entre les femmes et les hommes, basées sur des croyances individuelles et des normes sociales, avec des facteurs aggravants comme : la pauvreté, l’insécurité due au contexte politique ou à l’absence d’infrastructures de base, l’impunité due à la faiblesse du système juridique/ judiciaire, la délinquance, la consommation des drogues, de pornographie et l’ignorance par les femmes et les hommes des droits des femmes et des lois qui les protègent.

C’est dans cette optique qu’une action de taille a été confiée à Médecins d’Afrique (MDA) par le Fonds des nations unies pour la population (FNUAP) pour sa mise en œuvre. Il s’agit de fournir des services de santé de la reproduction et de lutte contre les violences basées sur le genre au profit des communautés et des formations sanitaires situées dans les zones vulnérables. Cependant, pour lancer ces différentes activités, un certain nombre de dispositions devraient être prises notamment : le renforcement des capacités de tous les intervenants dans la chaîne de prise en charge des victimes de ces violences.

Ainsi, en mars 2017, un total de 16 personnes exerçant la profession d’agent psychosocial et de relais communautaire dans les localités de Loutété et Yamba (Bouenza) ont été formées sur la prévention et l’accompagnement communautaire des victimes / survivantes des violences basées sur le genre (VBG).

Cette formation s’est poursuivie à Brazzaville en juin 2018, avec les officiers de police judiciaire des commissariats de police (Sud, Nord et centre) et quelques membres de la société civile. La formation a été couplée à celle de la lutte contre la stigmatisation et la discrimination liées au VIH. 20 personnes y ont pris part.

Photos de famille des participants à la formation des officiers de police judiciaire des commissariats (c) photos : MDA / juin 2018

En juin 2019, alors que le département du Pool est sujet à des violences armées, l’association MDA a jugé nécessaire de former les agents de santé, les agents psychosociaux, et les relais communautaires. Au total 134 personnes ont été formées sur la prévention et l’accompagnement communautaire des victimes des violences basées sur le genre (VBG).

En outre, l’expérience a été démontré que le changement climatique a un impact négatif sur de nombreux secteurs, y compris la pêche, l’élevage, l’agriculture, et tend à aggraver les vulnérabilités et les risques de violence. C’est ainsi que, pour prévenir les risques de violences faites aux femmes dans les départements de la Cuvette, de la Lékoumou, de la Likouala, des Plateaux, et de la Sangha qui ont connu en décembre 2019 des pluies torrentielles entrainant de grandes inondations et un déplacement des populations, MDA a procédé à la formation à la prévention des VBG et aux techniques de santé de la reproduction de 190 personnes exerçant les professions d’agent de santé, de relais communautaires ou reconnus comme leaders dans les localités de Betou, Bouemba, Impfondo, Loukolela, Makotopoko, Mossaka, Mpouya, Ouesso et Sibiti, , en février 2020. Par ailleurs, le Gouvernement Congolais a même

En plus des formations pour lutter contre les violences et les discriminations basées sur le genre, MDA a également organisé plusieurs formations pour promouvoir l’utilisation des médias sociaux dans la lutte contre le VIH/SIDA, dans le but de toucher et d’informer un public jeune et connecté au sujet de la maladie, et des services de prise en charge/ dépistage.