Covid-19 : Déclaration des OSC du Congo sur la liberté de circulation des populations

Nos organisations sont toutes membres du Programme Concerté Pluri-Acteurs du Congo (PCPA– Congo) qui regroupe 143 organisations de la société civile congolaise et française en vue de lutter contre la pauvreté et les inégalités au Congo. Elles suivent avec une attention soutenue les mesures sécuritaires de riposte au COVID-19 que le Président de la République a éditées depuis le début de cette pandémie au Congo. (Cf. déclaration du Président de la République du 28 mars 2020).

Parmi les autres dispositions prises par le gouvernement, figure l’obtention d’un laissez- passer pour circuler pendant le confinement. La situation est très préoccupante. En effet, le fait d’avoir des laissez-passer ne garantit même plus la liberté de circuler (Cf. les actions de la Police dans la matinée du 23/04/2020 à Brazzaville en contradiction avec les directives du ministère de l’Intérieur : des particuliers à qui on a ravi leur laissez-passer, des commerces alimentaires qu’on a contraint à la fermeture). Nos organisations constatent avec regrets qu’en plus il n’est pas aisé d’obtenir ce laissez-passer et que son obtention n’est pas toujours gratuite. Cela dépend des administrateurs et des localités.

Quelques constats relatés :

Le quotidien « Les Dépêches de Brazzaville » du 2 avril 2020, rapporte : « Les services de la direction générale de la Police ont commencé à distribuer un laissez-passer aux usagers qui en ont droit mais sur certains points de contrôle les agents divergent sur la validité de ce macaron signé des autorités habilitées. »

Dans de nombreuses localités du pays, l’obtention du laissez-passer nécessite le paiement d’une certaine somme. Cependant, à Moungali à Brazzaville, le laissez-passer est délivré gratuitement et il est valable pour toute la période du confinement. Par contre, les habitants de Madibou (Brazzaville) n’ont accès qu’à un laissez-passer d’une durée de 48h à partir de la date d’obtention. A Pointe Noire, en dehors des jours d’ouverture de marché (lundi, mercredi et vendredi), les laissez-passer sont exigés sur les points de contrôle aux véhicules et aux motocyclistes les autres jours. Mais les populations des axes Tchimbamba, Mayinga, Ngoyo, et autres sont l’objet des tracasseries de la part des forces de l’ordre qui demandent des laissez-passer tous les jours en franchissant le pont d’Agricongo. Ce laissez-passer, d’une validité de 24h, n’est pas gratuit car son coût varie de 50frs à 200frs CFA dans les sites de délivrance et dans les points de passage.

« Réunis en plénière le 27 avril à Brazzaville, les membres de la chambre haute se sont indignés du fait que leurs autorisations de circulation dûment signées par le président du Sénat, ont été saisies et parfois même déchirées par des agents de police. » (extrait de l’article du 28 avril tiré du site web des dépêches de Brazzaville, http://www.adiac-congo.com/content/confinement-la-police-dechire-les-autorisations-de-circulation-des-senateurs-115643)

Recommandations/ Sollicitations

 Au gouvernement 

Nous sollicitons du gouvernement qu’il veille à la bonne observation des dispositions prises, et à leur application sur l’ensemble du territoire.

– Qu’il clarifie les modalités de délivrance du laissez-passer aux populations ;

– Qu’il garantisse un égal accès aux laissez-passer, c’est à dire :

  • Gratuité dans l’obtention des laissez-passer sur toute l’étendue de la République du Congo.
  • Durée de validité du laissez-passer uniformisée sur toute l’étendue du territoire.

Aux populations 

Nous encourageons toutes les personnes lésées dans l’obtention des laissez-passer de se rapprocher des OSC de défense des droits humains ou de défense des droits des consommateurs de leur localité en vue d’une médiation auprès des autorités compétentes.

Fait à Brazzaville, le 30 avril 2020

Signataires :

Cette note a été rédigée par les organisations de la société civile suivantes :

– A Brazzaville : CARITAS Congo et l’Observatoire congolais des droits des

consommateurs (O2CD).

– A Djambala : Association pour l’intégration au développement durable (AIDD).

– Pointe Noire : Association de défense des droits des consommateurs du Congo

(ADDCC) et le Cercle d’action pour la promotion du bien-être social (CABS).

Téléchargez la version PDF de ce message

 

Appel à dynamiques collectives

Le PCPA lance un appel à manifestation d’intérêt aux dynamiques collectives, constitués localement ou nationalement. Il s’agit de pouvoir accompagner des initiatives issues des OSC autour de sujet d’intérêt locaux ou nationaux et qui perpétuent la culture de concertation qui prévaut au PCPA.

Appel à manifestation d’intérêt aux dynamiques collectives 

Pour avoir communication des éléments à fournir et obtenir plus d’information sur la démarche, merci de contacter la cellule exécutive. Des réunions d’informations sont prévues dans les localités couvertes par le programme.

Appel à consultant pour étude d’impact du PCPA Congo

 

Actualités

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Appel à consultant pour étude d’impact du PCPA Congo

06/11/2019
logo PCPA Congo
Initié en 2008, le Programme Concerté Pluri-Acteurs Congo Congo a pour objectif général de participer à la lutte contre la pauvreté et contre les inégalités au Congo Brazzaville, par le renforcement de la société civile congolaise dans sa capacité à participer à l’élaboration et au suivi de dialogues de politiques publiques davantage en conformité avec les besoins réels des populations. Le PCPA Congo est mis en oeuvre dans les départements de la Bouenza, de Brazzaville, de la Cuvette, du Niari, des Plateaux, de Pointe Noire et de la Sangha.
Entre 2014 et 2018 le PCPA s’est fixé pour objectifs :
  • le renforcement de la crédibilité et de l’efficacité des organisations de la société civile par différents mécanismes (formations, outils d’autodiagnostics, accompagnement au montage et à la gestion de projets autour de stratégie de renforcement qu’elles ont elles mêmes définies) ;
  • le soutien à des projets en consortium menés entre OSC sur les sujets de leurs compétences, pour gagner en expertise, apporter un service aux populations, défendre les droits humains et porter des stratégies de plaidoyer ;
  • le développement du dialogue entre les OSC et les pouvoirs publics à travers la mise en oeuvre conjointe de projets de développement au niveau local et à travers des réunions de concertation avec les pouvoirs publics locaux sur la mise en oeuvre de la décentralisation au Congo.
Durant cette phase, le programme a expérimenté le développement de l’approche basée sur les droits en direction de groupes vulnérables ; il a pâti de difficultés budgétaires et de la crise politique et économique qui l’ont empêché de consolider cinq plates-formes thématiques et l’émergence de leaders associatifs.
La phase de sortie (2019 – 2021) vise à :
  • accompagner des plans d’actions locaux de renforcement des OSC ;
  • consolider des dynamiques collectives entre OSC et expérimenter des stratégies d’influence des politiques publiques ;
  • pérenniser les acquis du PCPA (capitalisation, visibilité des OSC, services rendus, gouvernance collective).
le PCPA Congo souhaite lancer une étude d’impact qui portera sur les derniers dix-huit mois. C’est un exercice qui vise plusieurs objectifs :
  • donner à voir les résultats et effets du programme en portant un regard critique sur ses choix (gouvernance, appuis méthodologiques…) à destination des principales parties prenantes (cellule exécutive locale, CFSI, bailleurs, membres du programme, partenaires et associés) ;
  • nourrir la réflexion menée au sein de l’AFD et des ONG sur l’adéquation entre ce type de programme et la mesure de leurs impacts et effets. Les problématiques liées à la définition des indicateurs d’impact et ses résultats seront partagés avec l’AFD.
L’étude d’impact devra porter sur les trois éléments suivants :
  • Les dynamiques collectives que le PCPA a contribué à renforcer : lesquelles ? pourquoi ? avec quels résultats (entre OSC, mais aussi, en termes d’impact socio-économiques sur les bénéficiaires des actions) ? Quelle pérennité possible ? Quelles alliances aujourd’hui et futures ? Quel impact des collaborations entre organisations congolaises et françaises ? L’appui à la structuration de différents collectifs et plateformes au niveau local et national fera partie des processus étudiés.
  • Le dialogue avec les pouvoirs publics, au niveau local, national : qui en a l’initiative ? Quels intérêts communs ? Quelle contribution à l’action publique ? Aux politiques publiques ? En quoi l’approche par les droits a-t-elle diversifiée les stratégies d’influence des OSC auprès des pouvoirs publics ?
  • L’impact du PCPA sur l’émergence de leaders locaux : lesquels ? comment ? Quelle prise en compte du genre et de la jeunesse ?
Les termes de référence concernent l’étude d’impact du PCPA Congo (2008 –2021)
Cette étude d’impact prendra en compte les données du suivi-évaluation en continu mis en place lors de la phase précédente, les résultats des différentes capitalisations effectuées ; elle pourra aussi s’appuyer sur les résultats, connus en janvier 2020 d’une capitalisation portant sur l’ensemble des PCPA actuels ou passés, commanditée par l’AFD, et qui documente leurs points communs et divergents sur cinq champs : (i) les prérequis, (ii) le membership, (iii) la gouvernance, (iv) la communication et valorisation, (v) les stratégies de pérennisation. Les champs iii, iv et v pourront être particulièrement utiles.
Cette étude doit permettre de mesurer et documenter les acquis du programme, d’en apprécier l’impact, et, de pouvoir donner au comité de pilotage des clés de compréhension à un an du terme pour permettre d’accentuer certains aspects révélés par les indicateurs d’impacts.
Présentation synthétique de la logique d’intervention
L’Objectif global est de contribuer au renforcement de la société civile congolaise engagée dans la lutte contre les inégalités et la pauvreté, à sa reconnaissance et à sa capacité de dialogue avec les pouvoirs publics.
Indicateur d’impact du projet : au moins un tiers des membres du PCPA sont engagés dans des cadres de concertation collectifs qui dialoguent avec les pouvoirs publics.
Les indicateurs d’impact devront être identifiés avec le comité de suivi en début de processus avec l’appui du/des consultant(s) afin de faire l’objet de mesures à différents moments de la mission.
Calendrier indicatif de l’évaluation
  • Date limite de dépôts des offres : 2 janvier 2020
  • Entretiens de sélection : semaine du 13 janvier 2020
  • Réponses données aux consultants : 25 janvier 2020
  • Entretien à Paris avec les sélectionnés : du 7 au 14 février 2020
  • Mise en oeuvre de l’évaluation : 1er mars 2020–31 décembre 2021
  • Remise du rapport final : septembre 2021.
  • Restitution finale à l’assemblée plénière du programme : novembre 2021.
Candidature
Le dossier de candidature est composé de :
  • Un curriculum vitae
  • Une note méthodologique incluant un calendrier
  • Une offre financière
  • La déclaration d’intégrité (jointe à ces termes de référence)
Le dossier est à envoyer par courrier électronique à:
frey@cfsi.asso.fr et coord_pcpacongo@yahoo.fr avec la référence « Etude d’impact PCPA Congo ».

Le PCPA relance deux recrutements

Afin de mener à bien ses missions pour sa phase de sortie, le programme concerté pluri-acteurs Congo recrute les trois profils de postes ci-après. L’appel à candidature est ouvert dès à présent et jusqu’au 31 mai 2019 inclus.  Les modalités de candidatures sont précisées dans les offres.

FJEC-relance-recrutement-resp-dynamiques-collectives-formation

FJEC-relance-recrutement-chargé-de-valorisation

 

 

 

 

Agir pour la défense des droits…c’est parti!

Depuis le début de l’année 2019, 10 projets commencent à être mis en oeuvre, sur 6 départements du Congo. Objectif: aider des enfants et jeunes marginalisés, femmes victimes de violence, peuples autochtones, personnes handicapées, personnes vivant avec le VIH à améliorer leur quotidien, et à défendre leurs droits, par eux mêmes. Pour cela, l’implication des pouvoirs publics est indispensable.  encred-lancement-20190130ici le lancement du projet porté par l’OSC ENCRED, en partenariat avec OJESC en direction des droits des enfants

Alain Francis Mbemba nous a quitté

Ce lundi 17 décembre 2018, Alain Francis Mbemba, membre de la cellule exécutive du PCPA Congo depuis le début de l’aventure du PCPA, nous a quittés. Militant associatif et membre de la Fondation NIOSI, il croyait fermement au développement local et dans les initiatives à construire en concertation, depuis la base. Il a accompagné inlassablement  les OSC -organisations de la société civile-, avec bienveillance et conviction. Il nous laisse en héritage son sens de l’engagement dans la bonne humeur et sa persévérance.

Fonds d’appui « défense des droits des groupes vulnérables »

Dans le cadre du projet co-financé par l’Union européenne et l’Agence française de développement, porté par ANEP, MDA et le CFSI et mis en oeuvre par le PCPA intitulé « Agir ensemble pour la défense des droits des minorités et groupes vulnérables », le PCPA lance un appel à projets destiné aux OSC membres, pour défendre les droits des femmes victimes de violence, des enfants et jeunes marginalisés, des personnes vivant avec handicap, des personnes vivant avec le VIH et des peuples autochtones.

Cet appel est ouvert jusqu’au 12 octobre 2018. Les réponses doivent être portées en consortium. Ceux-ci peuvent être constitués d’OSC membres et non membres et d’associations des personnes vulnérables.  Retrouvez ici les documents nécessaires pour y répondre.

1-lignes-directrices-fap-IEDDH

2-formulaire-projet-FAP-IEDDH

3-modele-budget-fap-ieddh-2018

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Retrouvez ci-après la cartographie des groupes vulnérables réalisée, puis le diagnostic approfondi  effectué pour chaque département concerné par le PCPA :

20180914-cartographie-gv

20180831-approfondissement-diagnostic 

 

Retour en images sur l’Assemblée plénière

via Assemblée plénière du PCPA Congo, novembre 2017

Une séance introductive en présence des pouvoirs publics – des débats en plénière et en ateliers – les délégués interPCPA (Guinée, Algérie, Tunisie) salués et mobilisés…pour la table ronde sur le rôle de la société civile et le dépouillement des votes du COPIL. Des hôtesses mises à disposition par le CJID, la restitution des travaux du « groupe restreint » préfigurant les orientations de la nouvelle phase du PCPA. Au total, 160 participants,merci à tous!