PISCCA 2022 : Les lauréats désormais connus

Au terme de son appel à projets pour le Programme d’Appui à l’amélioration durable des conditions et du cadre de vie des populations au Congo (PISCCA) 2022, l’Ambassade de France a reçu 143 propositions de projets de développement. Plus de 80% d’entre eux visaient l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables.

A l’issue du comité de sélection qui s’est réuni le 22 avril 2022, 14 projets ont été retenus, dont 4 portés par des associations et ou dynamique collective membres du PCPA Congo

  •  Association Scouts et Guides (ASGC) – « Création et aménagement du jardin botanique de la Djoumouna pour la conservation et la protection de la biodiversité par une gestion participative des communautés locales » (Pool)
  • Centre d’Initiative et d’Action pour le Développement (CIAD) – « Campagne de sensibilisation pour l’utilisation des biopesticides et biofertilisants à la ceinture maraîchère de la rive droite » (Brazzaville)
  • Observatoire congolais des Droits des Consommateurs (O2CD) – « Renforcement de la structuration du réseau des associations des consommateurs pour améliorer la mobilisation et la protection des consommateurs » (national)
  • Réseau des Acteurs du Volontariat et de la Solidarité Internationale (RAVSI) – « Renforcement des capacités des organisations de la société civile dans la gouvernance associative et la coopération internationale » (Pointe-Noire, Dolisie, Brazzaville)

Point de rappel

En encourageant et favorisant la structuration de la société civile congolaise, le PISCCA 2022 vise une amélioration durable des conditions de vie des populations vulnérables au Congo, tout en préservant l’environnement dans lequel elles vivent.

Les 3 thématiques concernées par cette édition 2022 sont :

- Amélioration durable des conditions de vie des populations vulnérables et / ou marginalisées, en particulier les femmes et les enfants ;
- Préservation de la biodiversité et de l’environnement ;
- Structuration et renforcement des capacités de la société civile.

La liste des 14 projets retenus est disponible sur le site web de l’Ambassade de France au Congo.

Lutte contre le VIH/SIDA : les membres du PCPA ne sont pas restés en marge

Photo de famille des agents de l'ACBEF avant d'aller sensibiliser les élèves
Photo de famille des agents de l’ACBEF avant d’aller sensibiliser les élèves

Instituée en 1988 lors du Sommet des ministres de la Santé sur les programmes de prévention du sida, la Journée mondiale de lutte contre le sida s’inscrit dans la stratégie mondiale de l’ONU Sida 2016-2021 qui a pour objectif d’accélérer la riposte pour mettre fin à l’épidémie de sida en tant que menace pour la santé publique d’ici à 2030, en permettant à tous de vivre en bonne santé et en veillant à promouvoir le bien-être de tous à tout âge. 

Elle est organisée chaque 1er décembre, permettant ainsi à de nombreux acteurs de se mobiliser pour mener des actions d’information, de prévention et de sensibilisation pour lutter contre le VIH/SIDA, mais aussi de montrer l’importance d’apporter un soutien aux personnes vivant avec la maladie.

Alors que 38 millions (source ONUSIDA) de personnes vivent avec le VIH dans le monde, cette année, un accent a été mis sur l’éradication urgente des inégalités qui alimentent l’épidémie de sida et d’autres pandémies à travers le monde.

Dans ce même élan, certains membres du PCPA se sont mobilisés pour agir dans les établissements scolaires à Pointe Noire et à Dolisie.

A Pointe Noire du 1er au 3 décembre 2021 : l’Association congolaise pour le bien-être familial (ACBEF) en partenariat avec Congo Terminal a organisé trois jours d’actions respectivement aux lycée et Collège d’enseignement général (CEG) 30 mars 1970 de Tié-Tié, au Lycée technique et commercial de l’OCH et au Collège d’enseignement technique féminin TAMBOU Madeleine.

Au cours de ces 3 jours, 1944 élèves ont été sensibilisés, dont 600 ayant bénéficié de la gratuité d’un examen de laboratoire au choix pour connaitre leur statut sérologique. Au total, 300 tests de dépistage du VIH et 300 prélèvements vaginaux et urinaire ont été réalisés au profit des élèves de ces quatre établissements scolaires.

A Dolisie le 10 décembre 2021, le Réseau des Acteurs du Volontariat et de la Solidarité Internationale (RAVSI) a mené une action de sensibilisation au CEG de Louvakou sur les conséquences des grossesses précoces et/ou non-désirées, les Infections sexuellement transmissibles (IST) et le virus du Sida. 107 élèves de la 5e à la 3e ont été sensibilisés.

Les membres du RAVSI en pleine sensibilisation au CEG de Louvakou

Il faut signifier qu’en 2020, selon l’OMS, 7500 nouveaux cas ont été enregistrés chez les personnes de 15 à 49 ans, sur les 89.000 personnes vivant avec le VIH en République du Congo.

Des projections débats au cœur du Festival ALIMENTERRE pour promouvoir l’agriculture à Makoua

Du 29 au 30 novembre 2021 à Makoua, 4 projections débats ont été organisés dans le cadre de la réalisation de la première édition du Festival ALIMENTERRE dans la ville lumière.

La cérémonie d’ouverture officielle du festival s’est faite dans la salle des conférences du Centre culturel de Makoua, sous la direction du Sous-préfet de Makoua, Jérôme OKO qui, dans son mot de circonstance a salué l’initiative et invité les participants « à s’impliquer pleinement et à enrichir les débats (…) afin que ce festival puisse contribuer réellement à augmenter le rendement agricole de Makoua et changer les habitudes alimentaires pour améliorer nos états de santé ».

Le Coordonnateur d’AJAMO et du comité d’organisation Patrick Juvet OLEBAKA a présenté le chemin parcouru pour aboutir à ce jour tant attendu. Il a remercié tous les acteurs ayant contribué à la préparation de cette première édition et a salué la présence de tous. Le présidium de la cérémonie d’ouverture a été complété par Eugène NGAKOSSO, Secrétaire Général de la Mairie de Makoua.

Pendant les deux jours, les participants ont suivi tour à tour la projection de films sélectionnés pour la circonstance par le Comité Français pour la Solidarité Internationale (CFSI), initiateur de ce festival. Il s’est agit de « l’Arbre providence » ; «  le paradoxe de la faim » ; et « sur le champ ! ». Ces trois films ont permis aux uns et aux autres de découvrir l’expérience de producteurs des autres pays tant d’Europe que d’Afrique.

Des échanges fructueux ont eu lieu, et des orientations et des résolutions ont été prises en fonction des réalités locales. Un autre moment fort au cours de ce festival a été la visite du collège d’enseignement technique et lycée agricole de Makoua.

Le proviseur Ambouli-Don-Opani, a présenté l’utilité d’échanger avec les élèves. Il a voulu marqué un trait d’union entre ces élèves évoluant dans un établissement technique et agricole et les producteurs et groupements agricoles de la localité. La projection du film « sur le champ ! » a été le point d’entrée des échanges. Film très apprécié par les élèves qui l’ont redemandé et ont profité pour faire savoir leur besoin pour ce type de rencontres.

Dans cette optique, les élus locaux et les producteurs ayant participé à cette première édition ont pris l’engagement de pérenniser l’événement en l’organisant chaque année, comme c’est déjà le cas en France et dans d’autres pays.

Pour cela, ils ont invité les organisateurs de la première édition à mettre en place très rapidement un comité préparatif de la prochaine édition qui devrait impliquer plus d’acteurs.

Au total 120 personnes ont pris part à ses échanges, dont 95 élèves et enseignants du lycée agricole de Makoua.

Grande première à Makoua : Organisation d’un Festival ALIMENTERRE par AJAMO

Dans le cadre de la 15e édition du Festival ALIMENTERRE, l’Association Jeunesse Active de Makoua-Opa (AJAMO) a organisé plusieurs activités réunissant des acteurs préoccupés par les questions alimentaires du département, du 27 au 30 novembre 2021, à Makoua.

Ce Festival s’inscrit dans un programme porté par le Comité Français pour la Solidarité Internationale (CFSI). Il sensibilise le grand public sur les enjeux de l’alimentation et de l’agriculture dans le monde, et propose des pistes d’actions concrètes pour contribuer au droit à l’alimentation. Cette année, plus de 1 400 projections-débats ont eu lieu dans des cinémas, des maisons de jeunes, des lycées, maisons communales, etc.

Pendant 4 jours, producteurs, pouvoirs publics, élèves et enseignants du complexe technique et agricole de Makoua ont mobilisé leurs énergies pour ne pas rester en marge de cet événement international qui se déroule simultanément en France, en Belgique, et dans plusieurs pays d’Afrique.

Avec pour objectif principal de promouvoir des modes de production et de consommation écologiques et durables, la première activité a démarré, le samedi 27 novembre avec la visite des groupements et coopératives des producteurs et maraichers (Terre Notre mère, Grâce à Dieu, Mbissi, et Avoumbou). Quatre structures ont été visitées, actives dans l’élevage de bœufs, le maraichage, l’élevage de poules et la production d’œufs.

Des productrices agricoles du groupement Avoumbou sur leur champs de maïs à Makoua

La journée du dimanche 28 novembre a été réservée à la dégustation des plats locaux, cuisinés sans ingrédients chimiques ni importés, dont des « légumes cuits à l’étouffée » : c’est une cuisson à basse température (inférieure à 70°) qui a l’avantage de conserver les minéraux, le bon goût des légumes / poissons et de permettre à l’aliment d’être très digeste.

« La Promotion de la consommation bio présente de nombreuses vertus thérapeutiques : notre santé et notre avenir dépendent de ce que nous consommons », rappelle Patrick Juvet Olébaka, membre du comité d’organisation du Festival à Makoua.

Enfin, pour entrer dans le vif du sujet qui est la sensibilisation du grand public par le biais de films documentaires, les 29 et 30 novembre ont été consacrés aux projection-débats de films sélectionnés cette année par le CFSI, en l’occurrence :

  • Le paradoxe de la faim
  • L’arbre providence
  • Sur le champ !

Au total 120 personnes y ont participé, à savoir : 87 élèves dont 35 filles, 08 enseignants du lycée agricole de Makoua, 09 pouvoirs publics, 03 élus locaux et 18 producteurs.

Plus d’un an après, les membres du comité de pilotage du PCPA se retrouvent

Après plus d’une année de rencontres virtuelles, le Comité de pilotage (copil) du programme concerté pluri-acteurs (PCPA), rassemblant organisations de la société civile (OSC) et pouvoirs publics congolais et français s’est retrouvé du 16 au 18 novembre 2021 pour la tenue de sa VIe session ordinaire.

Après avoir fait le point sur les contextes nationaux congolais et français marqués par la crise sanitaire due à la pandémie de la Covid-19 avec plusieurs conséquences dont la flambée des prix sur le marché des produits de première nécessité alors que les revenus stagnent , les membres du Copil ont longuement échangé sur l’Après-PCPA et ont défini les étapes relatives à la création d’une entité et surtout d’une structuration qui prendrait le relais.

Elle a connu la particularité d’être en présentiel pour les membres congolais venus de la Sangha, de la Cuvette, des Plateaux, du Niari, de Pointe Noire et de Brazzaville ainsi que la Responsable programme du Comité français pour la solidarité internationale (CFSI) et en virtuel pour les membres français. 

A l’issue de ces débats, le COPIL a décidé d’organiser une consultation des dynamiques collectives pour recueillir leurs envies de rester ensemble et engagement individuel à construire l’Après PCPA.

Le comité de pilotage en visite au siège de la dynamique RAVSI

Outre ces travaux, le copil a également fait le bilan des activités (de la cellule exécutive) pour la période de juin à octobre 2021 ; Parmi lesquelles le suivi et l’accompagnement de la mise en œuvre de 19 projets menés en consortium, ainsi que 15 plans d’actions mis en œuvre par des dynamiques collectives soutenues par le Programme. 

Pour finir, le Comité de pilotage a amendé et adopté le calendrier des activités du Programme pour les sept prochains mois, ainsi que le relevé de conclusions de sa session.

Des nouvelles du projet sauvons le quartier lancé par la CTHA

Une année après leur lancement officiel, les activités du projet « Sauvons le quartier » vont bon train dans les ménages.

Pour rappel, ce projet a été lancé le 04 septembre 2020 par la Congolaise Terre des Hommes Association (CTHA) en partenariat avec la mairie de l’Arrondissement 1 Makélékélé (Brazzaville), pour promouvoir la résilience alimentaire à travers la vulgarisation du maraîchage, de la ferme et de la pisciculture à domicile.

En effet, alors que l’ensemble de la population était confiné en avril 2020 pour cause de la pandémie à corona virus, dans plusieurs foyers à faibles revenus, les familles ont dû faire face à la disette et aux maladies liées à une carence nutritionnelle.

Au départ, le projet considérait uniquement les habitants du quartier 101 (Centre Sportif), à condition de disposer d’assez d’espace dans son lieu de résidence, soit un minimum de 10m2 pour le potager, 6m2 pour l’élevage et 2m2 pour la pisciculture. Sur les 350 bénéficiaires recensés dans les trois zones que compte ce quartier, un an après voici les résultats :

Ce projet est, pour l’instant, réalisé sur fonds propres issus des cotisations des membres de CTHA. Pour démarrer leurs activités, des semences maraîchères, des animaux géniteurs, et/ou des alevins avaient été distribués, selon le choix d’activité des bénéficiaires. L’appui aux ménages variant entre 30 000 et 75 000 FCFA selon les besoins. Toutes ces activités sont accompagnées par un suivi technique sur le terrain, associant des formations à domicile. 

Les produits obtenus restent la propriété du ménage (œufs, légumes, lapereaux…) et sont vendus ou consommés directement par le ménage producteur. Près de 2.000 ménages sont encore en attente, dont 277 (soit 13,85%) enregistrés à Makélékélé. Dolisie est la ville renfermant le plus grand nombre de demandes en attente, comptant à elle seule 784 (soit 39,2 %) ménages. 

Avec le besoin actuel du fumier bio dans les parcelles, l’association mènent de nouvelles réflexions pour faciliter la fabrication de compost, de fumier et de charbon bio à partir des ordures ménagères dont la cendre constitue un bon amendement du sol.

Une vue de la pépinière d’épinard (c) CTHA

A cette fin la CTHA recherche d’autres fonds et continue de lancer un appel aux contributeurs de bonne volonté afin de les soutenir dans cette noble action. 

Tenue de la réunion collective des membres français du PCPA Congo

En général co-animées par un membre du Comité de Pilotage et la responsable programme, ces réunions permettent d’informer les membres des décisions prises lors des réunions du Comité de Pilotage, d’échanger sur des éléments de contexte et des activités en cours dans les territoires de mise en œuvre du PCPA.

Lors de cette réunion virtuelle du vendredi 14 octobre 2021, le point a été fait sur les chantiers en cours, les actualités échangées et surtout, les synergies possibles abordées entre membres français et dynamiques collectives soutenues par le Programme.

Ces synergies avaient déjà été abordées en juin 2021. Il s’agit de rapprocher les OSC et dynamiques travaillant sur une même thématique. Le CFSI et la Cellule Exécutive se tiennent à disposition pour faciliter les mises en relation.

Au total 22 représentants issus de 18 structures ont participé à la rencontre, dont 1 pouvoir public et Mathieu Paris, invité en tant que nouveau coordinateur de la plate-forme dette France.

Pour finir, un échange a eu lieu sur les OSC françaises ayant un volontaire au Congo ; c’est notamment le cas de 5  OSC membres : AEDH, Ecole de la Paix, ESSOR, les Scouts et Guides de France et Ensemble c’est po6ble dont les missions sont en réflexion pour un volontaire basé au Congo, tandis que Dimpa a accueilli une Congolaise en stage en France.

Appel à candidature pour l’animation d’ateliers d’écriture en gestion de projets

Depuis le 15 octobre 2021, le PCPA Congo a lancé un appel d’offre pour le recrutement d’un formateur en charge d’animer des ateliers d’écriture dans le cadre de la gestion du cycle de projets.

Ces ateliers d’écriture en gestions des projets se dérouleront dans 3 territoires d’implantation du PCPA Congo à savoir : Brazzaville, Dolisie et Ouesso. Ils s’adresseront aux membres des dynamiques collectives soutenues  et aux porteurs des consortiums travaillant sur le processus d’autonomisation de leurs structures, ainsi que, dans  les limites des places disponibles, aux OSC d’autres dynamiques collectives et consortiums, non financés par le  PCPA, mais souhaitant corser leur processus d’autonomisation.

Modalités de soumission :

Profil recherché

Le formateur recherché devra :  

  • Être titulaire d’un Bac + 5, de préférence en management et gestion des projets ; management associatif  et/ou développement local ou tout autre domaine en rapport avec le montage et production des projets de développement ;
  •  Avoir une connaissance approfondie de l’environnement sociologique et stratégique des bailleurs de  fonds reconnus en matière de coopération et d’aide publique au développement ; 
  •  Dans la mesure où les participants à l’atelier d’écriture sont des membres de la société civile congolaise,  la connaissance de cette société civile congolaise par les candidats serait un atout supplémentaire ; 
  • Avoir une expérience avérée dans l’organisation et la facilitation des ateliers et/ou formations de  renforcement des capacités ; 
  •   Maitriser les méthodes et techniques de formations participatives ; 
  •  Être disponible pour animer des ateliers d’écriture à Brazzaville, comme à l’intérieur du pays aux dates  pressenties ; 
  •   Avoir les capacités rédactionnelles et communicationnelles nécessaires et être capables de mener des  formations en français ; la maitrise du Lingala et/ou Kituba sera appréciée ;  
  • Avoir réalisé des formations similaires sera une grande valeur ajoutée. 

Composition du dossier :

  • Une lettre de candidature à l’attention de Madame La Coordonnatrice de la Cellule exécutive du PCPA Congo ;
  • Un Curriculum Vitae détaillé du candidat mentionnant impérativement les différentes formations réalisées ou animées ainsi que les noms des clients qui en ont bénéficié ;
  • Une Copie du ou des diplômes les plus pertinents pour cette consultation ;
  • Une offre technique et financière, détaillant la méthodologie et le découpage proposé des sessions de formation.

Les dossiers de candidature sont à envoyer uniquement par mail au plus tard le 5 novembre 2021 avec pour objet : « consultant-atelier d’écriture en gestion des projets » simultanément aux trois adresses suivantes : rdcfpcpacongo@gmail.comcoordo_pcpacongo@yahoo.frfrey@cfsi.asso.fr

Bientôt un film pour valoriser le PCPA 

logo du PCPA Congo
logo du PCPA Congo

12 ans après le film les chemins de la concertation, le Programme concerté pluri-acteurs va produire un film-bilan, dans le cadre de ses activités de valorisation et de capitalisation. 

A cet effet, un appel à manifestation d’intérêt a été lancé en juillet 2021 pour le recrutement d’un réalisateur, et l’équipe choisie en en octobre.

Le film racontera l’histoire d’une démarche collective de concertation à travers différents parcours d’associations et syndicats accompagnés, et donnera la parole aux membres d’OSC, à des personnes qui ont vu leur situation améliorée et aux pouvoirs publics impliqués dans la mise en œuvre de différentes initiatives.

Des acteurs qui ont « fait » le PCPA témoigneront afin que ressorte la marque de fabrique du PCPA : le faire-ensemble.

Le début du tournage est prévu au mois de décembre 2021, la première diffusion du film est fixée à avril 2022.

Nkayi : Des femmes autochtones fabriquent du savon local pour être autonomes

En République du Congo, les populations autochtones sont parmi les catégories les plus marginalisées. En effet, elles sont particulièrement pauvres, souffrent de discrimination et de difficultés d’accès aux droits fondamentaux (accès difficile aux services sociaux de base, à la terre et aux ressources, au développement, et à la protection).

Face à ces constats, l’Association pour la Protection des Droits des Peuples Autochtones et Personnes Vulnérables (APDPA-PV) en partenariat avec l’Association Routes Agriculture et Éleveurs du Congo (ARAEC), le Groupement des Femmes Autochtones de Nkayi (GFANK) et la Direction Départementale de la Promotion des Peuples Autochtones (DDPA) mettent en œuvre le projet d’autonomisation et droits humains (ADH) afin de contribuer à la consolidation de l’émancipation et l’amélioration des conditions de vies des Femmes et jeunes filles Autochtones de Nkayi.

Clin d’œil sur Nkayi

Située à environ 250 kilomètres de la capitale Brazzaville, Nkayi est l’une des villes principales du département de la Bouenza.  Dans cette localité, les populations autochtones se nourrissent essentiellement des produits de la chasse et de la cueillette. Les femmes et les filles occupent une place secondaire dans les instances de prise de décisions qui engagent la communauté, pourtant elles jouent un rôle déterminant au sein des familles dans la mesure où elles sont en charge non seulement des travaux domestiques et champêtres, mais aussi de l’éducation des enfants, et l’approvisionnement en nourriture.

La petite histoire de la fabrique de savon

Avec le réchauffement climatique et l’utilisation anarchique des ressources, les récoltes sont de moins en moins bonnes. Pour s’approvisionner en nourriture, les populations autochtones sont contraintes d’apporter un complément de revenus à leur famille afin de subsister dans les périodes plus difficiles. La pratique d’une activité génératrice de revenus (AGR) s’impose.

Un premier travail de consultation avait été mené auprès des populations autochtones. Parmi les différentes activités qui auraient pu être mises en œuvre, la fabrication de savon est celle qui a remporté l’adhésion de l’ensemble des femmes du groupement. En effet, c’est une activité pratiquée individuellement et qui ne nécessite pas de posséder des connaissances techniques très particulières.   

C’est ainsi que, dans le cadre de l’appui à leur autonomisation, le projet d’autonomisation et droits humains (ADH) a mis en place un dispositif répondant à ce besoin au sein du village de Tsiaki.

En plus de leur permettre de prendre connaissance de leurs droits, et de suivre des cours d’alphabétisation, les femmes du groupement sont formées à la fabrication et la vente de savon local communément appelé (boulé-boulé), en appliquant une méthodologie basée sur l’approche « Apprendre pour maîtriser et transmettre ».

L’objectif global était celui de former 100 femmes afin de les regrouper en coopératives. 34 femmes ont reçu une formation de formateur au siège de l’association. Ces dernières ont procédé à la formation par les paires du groupe de femmes restant.

Pour assurer le bon fonctionnement de la savonnerie, le groupement des femmes et filles autochtones a mis en place un comité de gestion qui réalise suivi régulier de l’activité. Les recettes résultant des premières ventes ont permis aux femmes de se réapprovisionner en matières premières et continuer ainsi à la fabrication de nouveaux savons. 300 savons grand format et 605 savons petits formats ont été produits en un mois.

Les femmes et filles autochtones de Nkayi ont souhaité satisfaire dans un premier temps la demande locale, mais elles restent optimistes quant-à la question d’étendre leurs ventes au-delà des villages environnants.

Témoignage de Kongo Augustine, porte-parole et gestionnaire de la savonnerie du groupement femmes Autochtones de Nkayi (GFANK) « La création de cette unité a été bénéfique aux femmes et filles Autochtones. Avant ce projet, pour avoir du savon cela nécessitait de grands efforts car  pour nous il faut travailler au champ d’un particulier, attendre qu’on te paie ; Ce n’est qu’après cela que tu peux faire le marché pour nourrir ta famille. Souvent il arrivait qu’on oublie d’acheter le savon. Les bantous nous critiquent et disent de nous que nous sommes sales. Depuis le démarrage de cette activité, nos maisons sont devenues propres (les habits, la vaisselle) ».