Appel à manifestation d’intérêt pour la réalisation du film bilan du PCPA Congo

logo du PCPA Congo

Le Programme concerté pluri acteurs (PCPA)  

Le PCPA Congo a pour objectif général de participer à la lutte contre la pauvreté et contre les inégalités au  Congo Brazzaville, par le renforcement de la société civile congolaise dans sa capacité à mener des actions avec  et pour les populations et de participer à l’élaboration et au suivi de dialogues de politiques publiques davantage  en conformité avec les besoins réels des populations.  

Il est mis en œuvre dans les départements de la Bouenza, de Brazzaville, de la Cuvette, du Niari, des Plateaux, de  Pointe Noire et de la Sangha. 

Le film
La réalisation de ce film s’inscrit dans les activités de capitalisation du Programme et répond à un double objectif : (1) partager et valoriser les pratiques des membres du PCPA Congo, valoriser leur implication dans le développement local de leurs territoires respectifs, ainsi que dans l’élaboration et le suivi des politiques publiques auprès des populations et des pouvoirs publics locaux et nationaux. Les membres pourront ensuite s’en servir comme « passeport » auprès des pouvoirs publics, des partenaires techniques et financiers, et organiser des projections-débats sur leur implication dans le développement de leurs territoires respectifs, et du Congo en général. (2) Donner la parole aux acteurs qui ont « fait » le PCPA, y compris les membres de la cellule exécutive, afin que ressorte la marque de fabrique du PCPA : le faire-ensemble. Le film devra être accessible en
langue française (sous-titrage en français lorsque l’interlocuteur parle une langue locale).

Le pitch du film
Depuis 12 ans, le PCPA Congo met en œuvre des actions pour renforcer la société civile congolaise, afin de lutter contre la pauvreté et les inégalités. Ses membres, en partenariat avec différents acteurs, ont mis en place, avec le soutien du Programme, des activités allant dans le même sens.
Ce film raconte l’histoire d’une démarche collective à travers différents parcours d’associations appuyées par le témoignage de leurs bénéficiaires ainsi que des pouvoirs publics impliqués lors de la mise en œuvre de leurs initiatives. Certains membres de la cellule exécutive qui ont accompagné cette évolution de la société civile de longue date feront partie des personnes interviewées.

Le profil recherché

Nous privilégions le recrutement d’un(e) réalisateur (trice) congolais(e) au profil suivant :

  • Expérience démontrée en réalisation de films/ documentaire ;
  • Intérêt marqué pour l’action associative et sensibilité affirmée pour les enjeux de société ;
  • Bonne connaissance de la société civile congolaise et du contexte sociopolitique congolais ;
  • Capacité avérée à s’adapter à une multiplicité de contextes ;
  • Capacité à respecter les orientations fixées par le comité de suivi ;
  • Maîtrise du français et des langues locales (lingala, kituba).

Le Calendrier

  • Lancement de l’appel à manifestation d’intérêt : le vendredi 23 juillet 2021
  • Limite réception des candidatures : le mardi 24 août 2021
  • Sélection des candidatures : au plus tard le lundi 30 août 2021
  • Appel d’offre restreint : au plus tard le vendredi 3 septembre 2021
  • Limite réception des offres : au plus tard le vendredi 1er octobre 2021
  • Présentation de la proposition au comité de suivi : le 12 octobre 2021
  • Réalisation et montage : à partir de novembre 2021 (2 mois)
  • Présentation de la première version du film : semaine du 24 janvier 2022
  • Livraison du produit final : le 25 février 2022.

Candidature

Si vous souhaitez manifester votre intérêt, merci de bien vouloir envoyer par courrier électronique avant le mardi 24 août 2021 à 23h00 à l’attention de : coord_pcpacongo@yahoo.fr, cvpcpacongo@gmail.com et de frey@cfsi.asso.fr :

  • Votre curriculum vitae actualisé et synthétique (2 pages maximum) ;
  • Une note d’intention de deux pages maximum qui décrit ce qui vous motive à réaliser ce film et la vision que le pitch vous inspire ;
  • Un synopsis de quelques lignes qui illustre comment vous comptez retranscrire votre vision en images et l’histoire que vous souhaitez raconter ;
  • Un portfolio et, facultatif, des liens pour visionner certains de vos travaux.

Cliquez ici pour télécharger la version complète des termes de références de cet appel à manifestation.

DAE : Une première concertation sur la problématique de la gestion durable des déchets dans les quartiers de Makélékélé

La Dynamique Action Environnement (DAE), s’est donnée pour mission de renforcer le dialogue des acteurs du secteur des déchets solides dans l’arrondissement 1 Makélékélé en mettant en place une dynamique locale sur ce sujet, accompagnée par le PCPA.

L’objectif de ce dialogue est de contribuer, autant que faire ce peut, à la résolution de la problématique de l’entassement des déchets sur les voies publiques dans les quartiers de l’arrondissement. À travers des enquêtes, la sensibilisation des populations et des élèves en milieu scolaire, la concertation, l’émulation des quartiers et des actions de communication, la dynamique entend identifier les causes de la résurgence des dépotoirs sauvages malgré les différents systèmes  de stockages mis en place. DAE prévoit responsabiliser les ménages dans la recherche de solution.

À ce titre, la DAE a organisé la première réunion de son cadre de concertation le 31 mars 2021. Y ont pris part, les chefs des quartiers 101 Centre Sportif, 106 Diata, 107 Kingouari, 109 Niania Sita dia tsiolo et 111 Gassa , trois représentants d’OSC œuvrant dans le domaine de l’environnement, six riverains de dépotoirs sauvages, 2 consultants du projet (l’un chargé de l’enquête sur l’origine des rejets des déchets rejetés dans la nature et l’autre de réaliser la cartographie des zones polluées), ainsi que les 3 membres de l’équipe projet DAE.  

Vue de la salle pendant l’atelier (c) DAE-2021

Cette réunion a été l’occasion de présenter le rôle de la dynamique, rappeler les rôles de la Mairie de Makélékélé et des chefs de quartiers dans les politiques publiques en matière de gestion de déchets, notamment, la Loi N°003/91 du 23 avril 1991 portant protection de l’environnement en République du Congo. L’échange a permis de préciser les missions de la Dynamique Action Environnement (DAE) et de répondre aux préoccupations des chefs de quartiers.

Dans l’ensemble, l’atelier aura permis de poser les bases d’un dialogue entre la DAE et les autres acteurs, mais aussi de mieux comprendre les difficultés des ménages riverains. Il a également permis à la DAE de mieux préparer les campagnes d’Information/ Éducation/ Communication (IEC) ainsi que l’émulation des quartiers les plus propres.

Au terme de la rencontre, les participants se sont accordés sur la nécessite de participer à la mise en œuvre du plan d’actions de DEA, avec la contribution des communautés et des autorités locales, à travers :

  • des actions de concertation autour de la thématique gestion de déchets qui auront pour but de pérenniser les acquis de cet atelier ;
  • l’identification participative des problèmes, des besoins prioritaires et pertinents des quartiers de l’Arrondissement 1 Makélékélé ;
  •  l’établissement d’une liste de projets pertinents qui servirait à préparer des dossiers de recherche de partenaires financiers pour des actions futures plus conséquentes.
Photo de famille à la fin de l’atelier de concertation (c) DAE-2021
Bon à savoir :

Portée par l’association Protecting Environment (PEA), la Dynamique Action Environnement(DAE)  est constituée de deux (2) autres partenaires à savoir : l’association Ensemble pour le Développement Intégré (EDI), et la Mairie de Makélékélé.

Le Réseau de lutte contre les violences faites aux femmes de Madingou (RLVBGM) en échange d’expérience avec l’ONDVOC à Brazzaville

Réalisée du 17 au 19 février 2021 au siège de leur hôte, cette mission d’échange entre pairs avait pour but de permettre aux membres du réseau d’en connaître un peu plus sur la pratique du plaidoyer, et les méthodes de sensibilisation appropriées pour mener à bien leur combat collectif sur la cause des femmes.

Les membres de l’association Œuvre Notre-Dame des Veuves et Orphelins du Congo (ONDVOC) ont été ravis de recevoir la délégation de Madingou, constituée de Kibouilou Pierette (présidente copil) , veuve Kouazi Kibondo Cecille (membre du copil), Mabiala Dieudonné (chargé des formations), et de Kimbouala Jean Pierre (coordonateur de projet).

Après avoir brièvement énoncé l’historique de leur association, François-Xavier, coordonnateur de l’ONDVOC a fidèlement rapporté les étapes de la réalisation de leur microprojet « sauvons la veuve contre les pratiques ancestrales dégradantes. »

Par la suite un tour de table a permis de collecter les bonnes pratiques et les écueils à éviter. Pour lui, avant de débuter, il faut identifier les personnes qui sont susceptibles de pouvoir vous soutenir et faire bouger les choses. « C’est grâce au projet « agir ensemble pour la défense des droits des minorités et personnes vulnérables » du PCPA Congo financé avec le soutien de l’AFD, de l’UE et du CFSI que nous avons découvert les techniques de plaidoyer et aussi la grande importance des autorités déconcentrées et locales » a-t-il renchérit.

A la demande des membres du RLVBGM, un partage détaillé de la mise en place du collectif des veuves leaders a été effectué par Rita Kouendolo, chargée à la communication de l’ONDVOC. La recherche des financements a également été un sujet d’échange d’expériences.

Parmi les bonnes pratiques évoquées, on note la traçabilité, la redevabilité et la bonne gouvernance. La maîtrise des processus de soumission propres à la logique du bailleur et la veille informationnelle sont deux atouts incontournables pour se distinguer.

François-Xavier Mayouya présentant les documents de sa structure (c) PCPA Congo-2020

Les membres de l’ONDVOC ont également présenté leur structure de fabrication et de vente d’engrais naturel, et ont encouragé leurs pairs de Madingou à mener des activités qui permettront d’avoir des fonds propres pour les contreparties exigées par plusieurs bailleurs. 

Le RLVBGM par la voix de ses missionnaires a marqué son accord pour adhérer au plaidoyer national organisé par ONDVOC portant sur la ratification du nouveau code des personnes et de la famille en République du Congo. De même, l’ONDVOC intéressée par les activités du réseau, a promis effectuer le déplacement au moment du lancement de la sensibilisation à Madingou pour soutenir le RLVBGM. 

Ce dernier bénéficie du soutien du PCPA Congo dans la mise en œuvre de son plan d’action intitulé « La lutte contre les violences faites aux femmes ». Ce plan d’actions est porté par 2 OSC : l’Association Femme émancipation (AFE) et l’Association des veuves de Madingou ainsi que 2 pouvoirs publics locaux : la direction départementale de l’Intégration de la femme au développement (DDIFD-Bouenza) et la circonscription d’Actions sociale (CAS) de Madingou.

A la fin de l’échange, la signature d’un protocole d’accord entre les deux parties a été programmée, dans le but d’aller plus loin dans cette relation partenariale.

Photo de famille après l’échange (c) PCPA Congo-2020

Nouveau format des réunions du COPIL : les impressions du président

Alors que la Covid-19 continue d’impacter nos vies au quotidien, le Programme fait le maximum pour que les membres de la gouvernance puissent poursuivre leurs activités, en privilégiant les réunions virtuelles aux réunions physiques qui favorisent la promiscuité. C’est une expérience nouvelle, et chaque membre s’y est accommodé. Nous avons interviewé Bertin Olokawe, président du COPIL en exercice pour recueillir ses impressions.

Bertin Olokawe, président du Copil (c) PCPA Congo

La lettre du PCPA Congo (LPC) : De toutes les phases du PCPA-Congo, votre présidence du COPIL est la plus longue ; Dites-nous le secret de cette longévité ?

Bertin Olokawe (B.O) : Vous faites bien de le remarquer mais ce n’est pas le fait de ma volonté ni de celle de mes pairs du COPIL parce-que c’est une situation imprévue dictée par la pandémie de la Covid– 19. Elle nous impose des comportements et certaines restrictions dans notre façon de faire, pour l’application des mesures barrières et de la distanciation sociale.

Ceci dit, mes sentiments sont teintés d’une certaine ambivalence du simple fait que d’un côté, je peux me réjouir de rester aussi longtemps au sommet d’une si grande organisation. Mais de l’autre côté, c’est le regret de ne pas voir s’appliquer les règles de fonctionnement de notre gouvernance, notamment en matière d’alternance ou de présidence tournante comme nous en avons l’habitude.

LPC : D’habitude les réunions du COPIL se tiennent en présentiel. Aujourd’hui à cause de la Covid-19, elles se tiennent par conférences virtuelles. Comment appréciez- vous cette nouvelle pratique ?

B.O : La tenue des réunions par visioconférence est un choix, je dirais par défaut pour ne pas paralyser le fonctionnement de notre organisation que les effets de la lutte contre la pandémie du Covid- 19 n’ont guère épargné. Cela nous permet malgré tout d’évacuer certaines questions nécessaires au bon fonctionnement du PCPA-Congo. Les réunions en présentiel restent l’idéal car outre l’ambiance des retrouvailles physiques, elles nous donnent la possibilité de décider plus rapidement sur certaines questions avec une attention beaucoup plus soutenue et elles nous épargnent des aléas ou caprices de la technique. En effet, combien de fois les membres du COPIL n’ont-ils pas pu participer à certaines de nos réunions pour des problèmes de connexion au groupe, de réseau téléphonique et internet défectueux, de batteries d’appareils déchargées… De plus, les réunions du COPIL en visioconférence ne durent que quelques heures quelle que soit l’importance des sujets à traiter, où le volume de travail que cela engage.

LPC : Qu’est-ce qui vous manque des réunions en présentiel ?

B.O : Lors des réunions en présentiel, outre la chaleur des contacts physiques qu’elles procurent, elles nous permettent d’approfondir nos relations, de se connaître et de pouvoir lire l’attitude de chacun.

Enfin, l’ambiance des travaux, le brassage des cultures, des comportements, la durée normale d’une session du COPIL et son fonctionnement optimal, c’est ce qui manque en réunion virtuelle.

Transmettre le métier d’animateur à des délégués associatifs : l’accompagnement est lancé

Suite à l’appel d’offre lancé en août 2020 par le PCPA pour une mission d’« accompagnement de la Cellule Exécutive (CE) du PCPA Congo relatif à la transmission du métier d’animateur à des délégués associatifs », l’association française Initiative développement (ID) a été retenue.

C’est le binôme composé d’Alexis Bourges et Gaelle Gandema, respectivement Directeur Pays en République du Congo, et Responsable du Pôle Partenariat & Renforcement des acteurs en France, qui est en charge de cette mission d’accompagnement.

Il devra accompagner 5 salariés de la cellule exécutive dans la formalisation de la méthodologie d’accompagnement des dynamiques collectives et plus particulièrement, pour une transmission aux délégués de celles-ci, du métier d’animateur.

Vue de la salle pendant une séance de travail avec Gaelle Gandema d’ID

Pour commencer, une série d’entretiens avec différents acteurs du PCPA a été organisée en janvier 2021, dans le but de faciliter la prise de connaissance de l’écosystème PCPA. Il s’est agit de membres du copil, de membres de la CE, de représentants des dynamiques collectives et d’une collectivité locale.

Toujours dans le cadre d’une meilleure imprégnation, le directeur pays d’ID a participé à une réunion d’équipe de la CE. Par la suite, une mission d’accompagnement en présentiel a été organisée du 8 au 13 février 2021 avant de laisser place aux réunions virtuelles de plus en plus usuelles du fait des restrictions liées à la Covid-19. La mission d’accompagnement se déroulera jusqu’en octobre 2021 et donnera lieu à une capitalisation.

Rappel des objectifs de la mission de prestation
– Accompagner les 5 salariés de la Cellule Exécutive (3 animateurs et 2 responsables) dans la formalisation de la méthodologie pour accompagner les dynamiques collectives et en particulier, pour transmettre à leurs délégués le métier d’animateur (en intégrant parmi le panel de compétences à transmettre, celle de la gestion des conflits) ;

Formaliser et accompagner toute la démarche (toutes les étapes, avec les outils correspondants) de transfert des compétences d’animation aux dynamiques collectives et à leurs délégués, leur permettant de développer les qualités et les compétences nécessaires au rôle qu’ils devront assumer : en partant de l’identification des délégués par dynamique, leur renforcement, le suivi de leur progression et l’évaluation de la démarche ;  

Accompagner les 5 salariés de la Cellule exécutive dans le changement de posture qu’ils vont réaliser vis-à-vis des dynamiques et des autres membres de l’Assemblée Plénière dans les territoires, passant d’un rôle d’animateur principal de la localité dont il a la charge, à celui qui fait émerger d’autres compétences et se mettre à leurs services) ;

Proposer la capitalisation de la démarche : proposer une méthode, la suivre, appuyer l’analyse et la production d’un livrable par la Cellule Exécutive.

La fondation française Apprentis d’Auteuil et le REIPER lancent un nouveau projet pour les droits des enfants

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Tobatela bana : Promotion des droits et protection des enfants vulnérables en République du Congo » cofinancé par l’Union Européenne, la Fondation française Apprentis d’Auteuil et le Réseau des intervenants sur le phénomène des enfants en rupture (REIPER) ont organisé du 8 au 10 mars 2021 à Brazzaville une rencontre avec les structures membres du réseau, pour préparer le rapport alternatif à transmettre au Comité des droits de l’enfant.

Au total 10 sur les 22 structures composant le REIPEIR y ont pris part. Préalablement à cette rencontre, des questionnaires avaient été distribués pour recueillir les constats et les préoccupations sur les situations des droits des enfants accompagnés par le REIPER et ses structures membres.

Vue partielle de la salle pendant la rencontre (c) REIPER-2021

Après lecture du rapport du gouvernement au Comité des droits de l’enfant sur l’application de la Convention des droits de l’enfant (CDE), les participants ont acquis une meilleure compréhension des lacunes actuelles ressenties par les enfants en matière de protection des droits, de leurs causes sous-jacentes ainsi que des parties prenantes responsables de ces lacunes.

Les informations collectées auprès des membres du REIPER ont également permis de réaliser une cartographie des acteurs pouvant influencer/ affecter le(s) changement(s) souhaités, ainsi qu’un plan d’actions couvrant la période allant de mars 2021 à mars 2022, déterminant comment interagir avec ces acteurs.

Toutes ces données permettront au REIPER de lancer bientôt un plaidoyer pour la mise en œuvre de la convention internationale des Nations Unies relative aux droits de l’enfant.

Et comme l’approche basée sur les droits a largement démontré combien il est essentiel d’impliquer les membres d’un groupe vulnérable dans le processus de défense de ses propres intérêts, cette rencontre a également permis de préparer la consultation des enfants qui aura lieu dans les structures membres du REIPER très prochainement.

Bon à savoir

Ce projet commencé le 1er mars 2021, sera mis en œuvre sur une durée de trois ans.

Son objectif est de contribuer à la sensibilisation et à la mise en œuvre des droits des enfants en République du Congo et de renforcer les organisations participant à la promotion des droits et à la protection des enfants vulnérables.

Il comprend trois volets :

  • Sensibilisation de la population et plaidoyer auprès des pouvoirs publics, pour la promotion du respect des droits des enfants
  • Accompagnement des enfants les plus vulnérables à travers une prise en charge
  • Renforcement des compétences en travail social, communication, gestion et en capacité de collecte de fonds

Des cacaoculteurs de la Sangha formés sur l’itinéraire technique pour la production d’un cacao de bonne qualité

Dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’actions de la Dynamique locale pour la relance de la cacao-culture dans le département de la Sangha financé par le PCPA Congo, l’ Univers des défenseurs des écosystème de Miélé- Kouka (UDEMK) en partenariat avec PAPROCAS et le Secteur Agricole de Sembé a organisé les 23 et 24 février 2021 une formation à l’attention des cacaoculteurs de la Sangha.

Vue de la salle pendant la formation à Sembé

En prélude à cette formation, une pré-identification menée du 2 au 15 décembre 2020, a permis de sélectionner des cacaoculteurs capables de suivre une formation sur les techniques susceptibles de produire un cacao de bonne qualité, dans les 6 bassins de production, à raison de 10 producteurs de 6 bassins de production.

Comme prévu, 60 cacaoculteurs ont pris part à la formation organisée à Sembé et à Pokola à raison de 30 participants par site. Cette formation a consisté à renforcer les capacités des participants en ce qui concerne les étapes de l’itinéraire technique de production du cacao de bonne qualité. 

Des quelques impressions et suggestions recueillies auprès des participants, l’on note :  le besoin d’harmoniser les périodes de commercialisation du cacao, et la nécessaire mise en place d’une structure d’appui aux cacaoculteurs.

Point d’histoire
La Dynamique locale pour la relance de la cacao-culture dans le département de la Sangha est née des suites d’un premier projet financé par le PCPA Congo en novembre 2015 intitulé « Organisation et structuration des producteurs de cacao de la Sangha ». Ce projet porté à l’époque par le consortium Univers des Défenseurs des Ecosystèmes de Miélé-Kouka (UDEMK)- Fondation d’Aide Humanitaire Cœur Ouvert (FAHCO)- Association Professionnelle de valorisation des Produits Forestiers non ligneux et subsidiaires (APVPS). Il avait pour objectif d’organiser et de structurer les producteurs de cacao de 6 bassins de production (Sembé, Souanké, Ngbala, Mokéko, Pikounda et Pokola) dans le Département de la Sangha.

Le comité transitoire lance une consultation des dynamiques collectives

Réalisée entre février et début mars 2021 sur l’ensemble des territoires couverts par le programme, cette consultation fait suite à une démarche initiée par le Comité transitoire lors de la sa réunion de décembre 2020 conformément à sa feuille de route validée par le Comité de pilotage dans le but de connaitre les besoins des dynamiques collectives et de contribuer à peaufiner la stratégie de sortie.

Elle s’est déroulée en deux étapes. Dans un premier temps, des réunions collectives co-animées par un binôme constitué de la cellule exécutive et des membres du Comité transitoire se sont tenues. Il s’est agi de faire deux exercices : collecter les besoins des dynamiques collectives soutenues par le programme et échanger avec leurs représentants sur les délégués qui seront accompagnés par la cellule exécutive dans les prochains mois. Ce volet entre dans le cadre du processus d’autonomisation des dynamiques.

Travaux groupe pendant la consultation des dynamiques à Madingou

Par la suite, les responsables des dynamiques locales et nationales ont été invités à répondre à un questionnaire.

Au sein des différents territoires, les dynamiques ont surtout évoqué des besoins en accompagnement, en formation (plaidoyer, gestion du cycle projet…) et en recherche de financement. Ils se sont aussi déclarés prêts à s’investir dans l’Après-PCPA.

Photo de famille lors de la consultation des dynamiques à Brazzaville

Le CIRECK engagé dans la lutte contre la mauvaise gouvernance forestière en République du Congo

Le Cercle International de Recherche et d’Etudes des Civilisations Bekwel (CIRECK) est une organisation de la société civile active dans le secteur de la gouvernance forestière. Cette OSC mène des actions de proximité en faveur des communautés pour leur bien-être. A l’occasion de la journée internationale des forêts célébrée le 21 mars de chaque année, nous avons interviewé Placide Coddy, coordonnateur du CIRECK pour avoir de plus amples informations sur leurs activités en cours.

La lettre du PCPA Congo (LPC) : Nous avons récemment appris que vous venez de bénéficier d’un financement de l’Union Européenne pour la mise en œuvre d’un projet en partenariat avec d’autres associations, de quoi s’agit-il ?

Les membres du CIRECK constatant les effets de la déforestation (c) CIRECK 2020

Placide Coddy (PC) : En effet, le CIRECK est partenaire dans la mise en œuvre du « Projet d’appui à la Société Civile pour l’amélioration de la gouvernance forestière en République du Congo à travers le Système Normalisé d’Observation Indépendante Externe » (PASGOF-SNOIE Congo), financé par l’Union Européenne dans le cadre du 11ème FED, sous la supervision du Centre for International Development and Training (CIDT) / Université de Wolverhampton, pour une durée de 3 ans.

LPC : Quelles sont les autres associations impliquées dans le projet ?

PC : Au total 8 associations congolaises membres de la plateforme gestion durable des forêts (PGDF), dont 6 également membres du PCPA Congo sont impliquées dans ce consortium. Il s’agit notamment du comptoir juridique junior (CJJ) qui est le porteur de ce projet, le CABS, le CIRECK, l’EJID, le FGDH l’OCDH, et l’ODDHC. 

LPC : Quels sont les départements concernés par ce projet ?

PC : Le projet concerne tout le pays, mais nous nous intéressons particulièrement aux zones forestières où il y a une grande exploitation, à l’instar de la Bouenza, du Kouilou, de la Likouala, du Niari, de Pointe Noire et de la Sangha. C’est dans ces zones que le consortium a installé un représentant du consortium dans le cadre de ce projet.

LPC : Quels sont vos apports dans l’écosystème forestier au Congo ?

PC : Le CIRECK est point focal de la PGDF dans la Sangha. Dans ce cadre, nous pouvons dire que grâce à nos actions communes, le Congo vient de voter une nouvelle loi forestière qui est constituée à 68% des contributions de la société civile.

En effet, cette nouvelle loi a pris en compte les contributions formulées sur les thématiques spécifiques, telles que le Consentement libre, informé et préalable (Clip), l’observateur indépendant, les droits d’usage, l’accès aux cours d’eau et aux sources d’eau, pour la satisfaction des besoins vitaux ou coutumiers, la gestion des forêts communautaires, le classement et le déclassement des forêts et le partage des bénéfices.

LPC : Qu’est-ce que les populations riveraines des zones forestières peuvent attendre de ce projet ?

PC : Notre combat est de travailler aux côtés des communautés pour que l’on puisse améliorer leurs revenus et leurs conditions de vie. Aujourd’hui, puisque la loi existe il faudrait que nous veillions à l’appliquer afin que chacun puisse tirer profit de cette exploitation.

LPC: Alors que nous célébrons la journée internationales des forêts, quelles sont les actions menées par le CIRECK pour protéger la forêt ?

Dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques , et face aux effets néfastes provoqués par  de l’homme  sur la foret,  CIRECK mène un combat  sur le terrain pour la sensibilisation du grand public et en participe activement aux différentes campagnes de planting des arbres tant au niveau local qu’international.

Planting à Ouesso (c) CIRECK 2021

Réflexion sur l’après PCPA : le comité transitoire chargé de proposer une feuille de route

Suite à la réunion du Comité de pilotage (copil) tenue le 11 décembre 2020 via Skype, il a été décidé de transformer le groupe de réflexion sur la stratégie à adopter après la clôture du PCPA, en Comité Transitoire (CT) sur la stratégie de sortie du PCPA. Le copil a entre autres, débattu sur les missions de ce nouvel organe consultatif sur la période allant de janvier à décembre 2021.

Il porte ce nom à cause de sa particularité de préparer l’Après-PCPA, sans en constituer la gouvernance pour l’Après.

Les travaux de la première réunion du CT se sont déroulés les 17 et 18 décembre 2020 à Brazzaville au siège du Programme, et ont abouti à l’élaboration de la feuille de route et la définition de son organisation.