Nouveau format des réunions du COPIL : les impressions du président

Alors que la Covid-19 continue d’impacter nos vies au quotidien, le Programme fait le maximum pour que les membres de la gouvernance puissent poursuivre leurs activités, en privilégiant les réunions virtuelles aux réunions physiques qui favorisent la promiscuité. C’est une expérience nouvelle, et chaque membre s’y est accommodé. Nous avons interviewé Bertin Olokawe, président du COPIL en exercice pour recueillir ses impressions.

Bertin Olokawe, président du Copil (c) PCPA Congo

La lettre du PCPA Congo (LPC) : De toutes les phases du PCPA-Congo, votre présidence du COPIL est la plus longue ; Dites-nous le secret de cette longévité ?

Bertin Olokawe (B.O) : Vous faites bien de le remarquer mais ce n’est pas le fait de ma volonté ni de celle de mes pairs du COPIL parce-que c’est une situation imprévue dictée par la pandémie de la Covid– 19. Elle nous impose des comportements et certaines restrictions dans notre façon de faire, pour l’application des mesures barrières et de la distanciation sociale.

Ceci dit, mes sentiments sont teintés d’une certaine ambivalence du simple fait que d’un côté, je peux me réjouir de rester aussi longtemps au sommet d’une si grande organisation. Mais de l’autre côté, c’est le regret de ne pas voir s’appliquer les règles de fonctionnement de notre gouvernance, notamment en matière d’alternance ou de présidence tournante comme nous en avons l’habitude.

LPC : D’habitude les réunions du COPIL se tiennent en présentiel. Aujourd’hui à cause de la Covid-19, elles se tiennent par conférences virtuelles. Comment appréciez- vous cette nouvelle pratique ?

B.O : La tenue des réunions par visioconférence est un choix, je dirais par défaut pour ne pas paralyser le fonctionnement de notre organisation que les effets de la lutte contre la pandémie du Covid- 19 n’ont guère épargné. Cela nous permet malgré tout d’évacuer certaines questions nécessaires au bon fonctionnement du PCPA-Congo. Les réunions en présentiel restent l’idéal car outre l’ambiance des retrouvailles physiques, elles nous donnent la possibilité de décider plus rapidement sur certaines questions avec une attention beaucoup plus soutenue et elles nous épargnent des aléas ou caprices de la technique. En effet, combien de fois les membres du COPIL n’ont-ils pas pu participer à certaines de nos réunions pour des problèmes de connexion au groupe, de réseau téléphonique et internet défectueux, de batteries d’appareils déchargées… De plus, les réunions du COPIL en visioconférence ne durent que quelques heures quelle que soit l’importance des sujets à traiter, où le volume de travail que cela engage.

LPC : Qu’est-ce qui vous manque des réunions en présentiel ?

B.O : Lors des réunions en présentiel, outre la chaleur des contacts physiques qu’elles procurent, elles nous permettent d’approfondir nos relations, de se connaître et de pouvoir lire l’attitude de chacun.

Enfin, l’ambiance des travaux, le brassage des cultures, des comportements, la durée normale d’une session du COPIL et son fonctionnement optimal, c’est ce qui manque en réunion virtuelle.

Transmettre le métier d’animateur à des délégués associatifs : l’accompagnement est lancé

Suite à l’appel d’offre lancé en août 2020 par le PCPA pour une mission d’« accompagnement de la Cellule Exécutive (CE) du PCPA Congo relatif à la transmission du métier d’animateur à des délégués associatifs », l’association française Initiative développement (ID) a été retenue.

C’est le binôme composé d’Alexis Bourges et Gaelle Gandema, respectivement Directeur Pays en République du Congo, et Responsable du Pôle Partenariat & Renforcement des acteurs en France, qui est en charge de cette mission d’accompagnement.

Il devra accompagner 5 salariés de la cellule exécutive dans la formalisation de la méthodologie d’accompagnement des dynamiques collectives et plus particulièrement, pour une transmission aux délégués de celles-ci, du métier d’animateur.

Vue de la salle pendant une séance de travail avec Gaelle Gandema d’ID

Pour commencer, une série d’entretiens avec différents acteurs du PCPA a été organisée en janvier 2021, dans le but de faciliter la prise de connaissance de l’écosystème PCPA. Il s’est agit de membres du copil, de membres de la CE, de représentants des dynamiques collectives et d’une collectivité locale.

Toujours dans le cadre d’une meilleure imprégnation, le directeur pays d’ID a participé à une réunion d’équipe de la CE. Par la suite, une mission d’accompagnement en présentiel a été organisée du 8 au 13 février 2021 avant de laisser place aux réunions virtuelles de plus en plus usuelles du fait des restrictions liées à la Covid-19. La mission d’accompagnement se déroulera jusqu’en octobre 2021 et donnera lieu à une capitalisation.

Rappel des objectifs de la mission de prestation
– Accompagner les 5 salariés de la Cellule Exécutive (3 animateurs et 2 responsables) dans la formalisation de la méthodologie pour accompagner les dynamiques collectives et en particulier, pour transmettre à leurs délégués le métier d’animateur (en intégrant parmi le panel de compétences à transmettre, celle de la gestion des conflits) ;

Formaliser et accompagner toute la démarche (toutes les étapes, avec les outils correspondants) de transfert des compétences d’animation aux dynamiques collectives et à leurs délégués, leur permettant de développer les qualités et les compétences nécessaires au rôle qu’ils devront assumer : en partant de l’identification des délégués par dynamique, leur renforcement, le suivi de leur progression et l’évaluation de la démarche ;  

Accompagner les 5 salariés de la Cellule exécutive dans le changement de posture qu’ils vont réaliser vis-à-vis des dynamiques et des autres membres de l’Assemblée Plénière dans les territoires, passant d’un rôle d’animateur principal de la localité dont il a la charge, à celui qui fait émerger d’autres compétences et se mettre à leurs services) ;

Proposer la capitalisation de la démarche : proposer une méthode, la suivre, appuyer l’analyse et la production d’un livrable par la Cellule Exécutive.

La fondation française Apprentis d’Auteuil et le REIPER lancent un nouveau projet pour les droits des enfants

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Tobatela bana : Promotion des droits et protection des enfants vulnérables en République du Congo » cofinancé par l’Union Européenne, la Fondation française Apprentis d’Auteuil et le Réseau des intervenants sur le phénomène des enfants en rupture (REIPER) ont organisé du 8 au 10 mars 2021 à Brazzaville une rencontre avec les structures membres du réseau, pour préparer le rapport alternatif à transmettre au Comité des droits de l’enfant.

Au total 10 sur les 22 structures composant le REIPEIR y ont pris part. Préalablement à cette rencontre, des questionnaires avaient été distribués pour recueillir les constats et les préoccupations sur les situations des droits des enfants accompagnés par le REIPER et ses structures membres.

Vue partielle de la salle pendant la rencontre (c) REIPER-2021

Après lecture du rapport du gouvernement au Comité des droits de l’enfant sur l’application de la Convention des droits de l’enfant (CDE), les participants ont acquis une meilleure compréhension des lacunes actuelles ressenties par les enfants en matière de protection des droits, de leurs causes sous-jacentes ainsi que des parties prenantes responsables de ces lacunes.

Les informations collectées auprès des membres du REIPER ont également permis de réaliser une cartographie des acteurs pouvant influencer/ affecter le(s) changement(s) souhaités, ainsi qu’un plan d’actions couvrant la période allant de mars 2021 à mars 2022, déterminant comment interagir avec ces acteurs.

Toutes ces données permettront au REIPER de lancer bientôt un plaidoyer pour la mise en œuvre de la convention internationale des Nations Unies relative aux droits de l’enfant.

Et comme l’approche basée sur les droits a largement démontré combien il est essentiel d’impliquer les membres d’un groupe vulnérable dans le processus de défense de ses propres intérêts, cette rencontre a également permis de préparer la consultation des enfants qui aura lieu dans les structures membres du REIPER très prochainement.

Bon à savoir

Ce projet commencé le 1er mars 2021, sera mis en œuvre sur une durée de trois ans.

Son objectif est de contribuer à la sensibilisation et à la mise en œuvre des droits des enfants en République du Congo et de renforcer les organisations participant à la promotion des droits et à la protection des enfants vulnérables.

Il comprend trois volets :

  • Sensibilisation de la population et plaidoyer auprès des pouvoirs publics, pour la promotion du respect des droits des enfants
  • Accompagnement des enfants les plus vulnérables à travers une prise en charge
  • Renforcement des compétences en travail social, communication, gestion et en capacité de collecte de fonds

Des cacaoculteurs de la Sangha formés sur l’itinéraire technique pour la production d’un cacao de bonne qualité

Dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’actions de la Dynamique locale pour la relance de la cacao-culture dans le département de la Sangha financé par le PCPA Congo, l’ Univers des défenseurs des écosystème de Miélé- Kouka (UDEMK) en partenariat avec PAPROCAS et le Secteur Agricole de Sembé a organisé les 23 et 24 février 2021 une formation à l’attention des cacaoculteurs de la Sangha.

Vue de la salle pendant la formation à Sembé

En prélude à cette formation, une pré-identification menée du 2 au 15 décembre 2020, a permis de sélectionner des cacaoculteurs capables de suivre une formation sur les techniques susceptibles de produire un cacao de bonne qualité, dans les 6 bassins de production, à raison de 10 producteurs de 6 bassins de production.

Comme prévu, 60 cacaoculteurs ont pris part à la formation organisée à Sembé et à Pokola à raison de 30 participants par site. Cette formation a consisté à renforcer les capacités des participants en ce qui concerne les étapes de l’itinéraire technique de production du cacao de bonne qualité. 

Des quelques impressions et suggestions recueillies auprès des participants, l’on note :  le besoin d’harmoniser les périodes de commercialisation du cacao, et la nécessaire mise en place d’une structure d’appui aux cacaoculteurs.

Point d’histoire
La Dynamique locale pour la relance de la cacao-culture dans le département de la Sangha est née des suites d’un premier projet financé par le PCPA Congo en novembre 2015 intitulé « Organisation et structuration des producteurs de cacao de la Sangha ». Ce projet porté à l’époque par le consortium Univers des Défenseurs des Ecosystèmes de Miélé-Kouka (UDEMK)- Fondation d’Aide Humanitaire Cœur Ouvert (FAHCO)- Association Professionnelle de valorisation des Produits Forestiers non ligneux et subsidiaires (APVPS). Il avait pour objectif d’organiser et de structurer les producteurs de cacao de 6 bassins de production (Sembé, Souanké, Ngbala, Mokéko, Pikounda et Pokola) dans le Département de la Sangha.

Le comité transitoire lance une consultation des dynamiques collectives

Réalisée entre février et début mars 2021 sur l’ensemble des territoires couverts par le programme, cette consultation fait suite à une démarche initiée par le Comité transitoire lors de la sa réunion de décembre 2020 conformément à sa feuille de route validée par le Comité de pilotage dans le but de connaitre les besoins des dynamiques collectives et de contribuer à peaufiner la stratégie de sortie.

Elle s’est déroulée en deux étapes. Dans un premier temps, des réunions collectives co-animées par un binôme constitué de la cellule exécutive et des membres du Comité transitoire se sont tenues. Il s’est agi de faire deux exercices : collecter les besoins des dynamiques collectives soutenues par le programme et échanger avec leurs représentants sur les délégués qui seront accompagnés par la cellule exécutive dans les prochains mois. Ce volet entre dans le cadre du processus d’autonomisation des dynamiques.

Travaux groupe pendant la consultation des dynamiques à Madingou

Par la suite, les responsables des dynamiques locales et nationales ont été invités à répondre à un questionnaire.

Au sein des différents territoires, les dynamiques ont surtout évoqué des besoins en accompagnement, en formation (plaidoyer, gestion du cycle projet…) et en recherche de financement. Ils se sont aussi déclarés prêts à s’investir dans l’Après-PCPA.

Photo de famille lors de la consultation des dynamiques à Brazzaville

Le CIRECK engagé dans la lutte contre la mauvaise gouvernance forestière en République du Congo

Le Cercle International de Recherche et d’Etudes des Civilisations Bekwel (CIRECK) est une organisation de la société civile active dans le secteur de la gouvernance forestière. Cette OSC mène des actions de proximité en faveur des communautés pour leur bien-être. A l’occasion de la journée internationale des forêts célébrée le 21 mars de chaque année, nous avons interviewé Placide Coddy, coordonnateur du CIRECK pour avoir de plus amples informations sur leurs activités en cours.

La lettre du PCPA Congo (LPC) : Nous avons récemment appris que vous venez de bénéficier d’un financement de l’Union Européenne pour la mise en œuvre d’un projet en partenariat avec d’autres associations, de quoi s’agit-il ?

Les membres du CIRECK constatant les effets de la déforestation (c) CIRECK 2020

Placide Coddy (PC) : En effet, le CIRECK est partenaire dans la mise en œuvre du « Projet d’appui à la Société Civile pour l’amélioration de la gouvernance forestière en République du Congo à travers le Système Normalisé d’Observation Indépendante Externe » (PASGOF-SNOIE Congo), financé par l’Union Européenne dans le cadre du 11ème FED, sous la supervision du Centre for International Development and Training (CIDT) / Université de Wolverhampton, pour une durée de 3 ans.

LPC : Quelles sont les autres associations impliquées dans le projet ?

PC : Au total 8 associations congolaises membres de la plateforme gestion durable des forêts (PGDF), dont 6 également membres du PCPA Congo sont impliquées dans ce consortium. Il s’agit notamment du comptoir juridique junior (CJJ) qui est le porteur de ce projet, le CABS, le CIRECK, l’EJID, le FGDH l’OCDH, et l’ODDHC. 

LPC : Quels sont les départements concernés par ce projet ?

PC : Le projet concerne tout le pays, mais nous nous intéressons particulièrement aux zones forestières où il y a une grande exploitation, à l’instar de la Bouenza, du Kouilou, de la Likouala, du Niari, de Pointe Noire et de la Sangha. C’est dans ces zones que le consortium a installé un représentant du consortium dans le cadre de ce projet.

LPC : Quels sont vos apports dans l’écosystème forestier au Congo ?

PC : Le CIRECK est point focal de la PGDF dans la Sangha. Dans ce cadre, nous pouvons dire que grâce à nos actions communes, le Congo vient de voter une nouvelle loi forestière qui est constituée à 68% des contributions de la société civile.

En effet, cette nouvelle loi a pris en compte les contributions formulées sur les thématiques spécifiques, telles que le Consentement libre, informé et préalable (Clip), l’observateur indépendant, les droits d’usage, l’accès aux cours d’eau et aux sources d’eau, pour la satisfaction des besoins vitaux ou coutumiers, la gestion des forêts communautaires, le classement et le déclassement des forêts et le partage des bénéfices.

LPC : Qu’est-ce que les populations riveraines des zones forestières peuvent attendre de ce projet ?

PC : Notre combat est de travailler aux côtés des communautés pour que l’on puisse améliorer leurs revenus et leurs conditions de vie. Aujourd’hui, puisque la loi existe il faudrait que nous veillions à l’appliquer afin que chacun puisse tirer profit de cette exploitation.

LPC: Alors que nous célébrons la journée internationales des forêts, quelles sont les actions menées par le CIRECK pour protéger la forêt ?

Dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques , et face aux effets néfastes provoqués par  de l’homme  sur la foret,  CIRECK mène un combat  sur le terrain pour la sensibilisation du grand public et en participe activement aux différentes campagnes de planting des arbres tant au niveau local qu’international.

Planting à Ouesso (c) CIRECK 2021

Réflexion sur l’après PCPA : le comité transitoire chargé de proposer une feuille de route

Suite à la réunion du Comité de pilotage (copil) tenue le 11 décembre 2020 via Skype, il a été décidé de transformer le groupe de réflexion sur la stratégie à adopter après la clôture du PCPA, en Comité Transitoire (CT) sur la stratégie de sortie du PCPA. Le copil a entre autres, débattu sur les missions de ce nouvel organe consultatif sur la période allant de janvier à décembre 2021.

Il porte ce nom à cause de sa particularité de préparer l’Après-PCPA, sans en constituer la gouvernance pour l’Après.

Les travaux de la première réunion du CT se sont déroulés les 17 et 18 décembre 2020 à Brazzaville au siège du Programme, et ont abouti à l’élaboration de la feuille de route et la définition de son organisation.

Participation à l’assemblée plénière du PCPA Algérie

Les 12 et 13 mars derniers, le PCPA Algérie « Joussour » a organisé sa dernière assemblée plénière (AP).

Comme le veut la tradition, au moins un(e) représentant(e) de chaque pays ayant un PCPA est invité à assister, et contribuer à cette assemblée plénière, afin de renforcer les liens entre les sociétés civiles respectives. L’objectif étant de continuer le processus du travailler ensemble au-delà des frontières. Ayant réuni 125 participants, l’AP s’est tenue exceptionnellement en ligne via la plateforme Zoom, pour des raisons de restrictions de circulation et de regroupements liées à la pandémie de Covid-19.

Pour cette dernière AP de Joussour, il a été demandé aux autres PCPA en plus du référent inter-PCPA de désigner également un membre de l’équipe de mise en œuvre (Cellule exécutive). Désignés par ses pairs pour représenter le programme à toutes les activités d’Inter-PCPA, Donatien Ibassa l’un des deux référents Inter-PCPA du Congo, y a participé, aux côtés d’Olga Mireille Kabanabandza la coordonnatrice de la Cellule exécutive.

Au cours de la première journée, la coordonnatrice a  contribué au panel intitulé « Covid 19 : des sociétés civiles face à la pandémie. »Le but du panel étant de partager les expériences des différents pays afin d’ouvrir un débat sur comment les sociétés civiles des différents coins du monde pouvaient s’inspirer les unes des autres pour se préparer aux enjeux futurs.

Donatien a quant-à lui participé au groupe de discussion et d’échange sur l’accès aux droits, sa contribution avait porté sur l’Approche Basée sur les Droits Humains (ABDH) en ce sens que l’approche handicap par exemple, devait être transversale (homme, femme, jeune et enfant) dans les programmes et projets. Laquelle transversalité est garantie par la Convention Internationale des Droits de Personnes handicapées (CIDPH).

« A ce titre, tout programme et projet venant de n’importe quel intervenant (Gouvernement, Bailleur, ONG internationale ou nationale et même les OSC locales) doivent inclurent de manière holistique tous les citoyens sans distinction depuis l’identification, l’analyse des problèmes et des solutions, la mise en oeuvre, le suivi et l’évaluation. »

Au-delà de ce partage d’expérience, les participants ont également procédé à la signature du bilan moral et financier de cette phase.

Les membres du RAVSI formés en gestion de projets dans 3 localités

Dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’actions de la dynamique nationale « Réseau des Acteurs du Volontariat et de la Solidarité Internationale (RAVSI Congo) », soutenue par le Programme Concerté Pluri-Acteurs Congo, les représentants des 24 associations membres du réseau ont été formés à la gestion et la conception de projet dans la période allant du 19 janvier au 12 février 2021.

3 sessions de formation de 4 jours chacune ont été organisées à Brazzaville, Dolisie et Pointe-Noire. Au programme de ces 4 jours de formation : théorie sur la gestion de projet, cas pratique de simulation de montage de projet, restitutions de groupe, ainsi que des activités ludiques pour renforcer les liens entre les associations membres.

Au bilan de cette activité, tous les participants sont repartis avec une meilleure compréhension de la construction d’un dossier de financement de projet.

Photo de famille lors de la formation RAVSI à BZV
Point d’histoire Le RAVSI est une plateforme qui s’inscrit dans une démarche de valorisation du volontariat à travers les actions de ses différents membres, en s’appuyant sur l’esprit d’intérêt général, associatif et du volontariat et ce, avec l’appui de France Volontaires qui les accompagne depuis sa création en 2017.    

Appel à candidature pour le recrutement d’un consultant formateur en politiques publiques

logo du PCPA Congo

Contexte et justification

Le PCPA Congo est entré en janvier 2019 dans sa dernière phase, dite phase d’envol. Les orientations de cette phase d’envol (2019-2021) ont été construites par un groupe de représentants d’OSC congolaises et validées par l’assemblée plénière du PCPA. Elle vise à :

  • Accompagner des plans d’actions locaux de renforcement des OSC ;
  • Consolider des dynamiques collectives entre OSC et expérimenter des stratégies d’influence des politiques publiques ;
  • Pérenniser les acquis du PCPA (capitalisation, visibilité des OSC, services rendus, gouvernance collective).

Conformément à l’objectif de contribuer à la reconnaissance et à la capacité de dialogue avec les  pouvoirs publics de la société civile congolaise, ses membres se sont fixés pour vision de « faire des  organisations de la société civile réunies autour des dynamiques collectives des leaders  incontournables dans le dialogue avec les pouvoirs publics ».  

Pour ce faire, le PCPA Congo soutient plusieurs initiatives conjointes et dynamiques locales et  régionales, permettant à des OSC, parfois avec d’autres types d’acteurs d’un même territoire,  d’investir un sujet d’intérêt général, de contribuer aux solutions, mais aussi, d’amener les pouvoirs  publics à prendre des mesures, en direction des habitants et des populations vulnérables.  

Dans ce cadre, une formation sur les politiques publiques est prévue. Elle s’adresse aux membres des  dynamiques collectives soutenues et aux porteurs des projets agissant sur une politique publique ainsi  que, dans les limites des places disponibles, aux OSC d’autres dynamiques collectives et consortiums,  non financés par le PCPA, mais qui souhaitent exercer une influence sur une politique publique. La  formation sera interdépartementale et devra à ce titre se dérouler dans plusieurs endroits du pays.  

De ce fait, le Programme procède au recrutement d’un animateur pour une formation en politiques publiques. Il aura la responsabilité de préparer et animer les modules de formations, prévoir et mener un test d’évaluation ex-post permettant de recueillir sur la base d’une auto évaluation des participants les points assimilés et les points à approfondir, et de rédiger un rapport final qui comporte l’appréciation sur la prestation réalisée, l’analyse de  l’assimilation par les membres ainsi que les supports utilisés pendant la formation.  

Calendrier

  • Diffusion de l’appel à candidature : 19 mars 2021;
  • Date limite de dépôts des offres : 19 avril 2021;
  • Présélection des candidats sur dossier :  semaine du 19 avril 2021 ; 
  • Entretiens avec les candidats : semaine du 26 avril ou du 3 mai 2021 ; 
  • Communication des résultats le 10 mai 2021.

Composition du dossier de candidature 

Le dossier de candidature doit être obligatoirement constitué comme suit :  

  • Une lettre de candidature à l’attention de Madame La Coordonnatrice de la Cellule Exécutive du  PCPA Congo ;  
  • Un curriculum Vitae détaillé du candidat mentionnant impérativement les différentes formations  réalisées ou animées ainsi que les noms des clients qui en ont bénéficié ; 
  • Une copie du ou des diplômes les plus pertinents pour cette consultation ;  
  • Une offre technique et financière, détaillant la méthodologie et le découpage proposé des sessions  de formation. 

Dépôt des candidatures

Il est possible de candidater via mail avec pour objet « Consultant – formation en politiques publiques »  simultanément aux trois adresses suivantes : rdcfpcpacongo@gmail.com ;  coordo_pcpacongo@yahoo.fr et frey@cfsi.asso.fr ou de déposer un pli fermé aux adresses mentionnées dans les TDRs.