DAE : Une première concertation sur la problématique de la gestion durable des déchets dans les quartiers de Makélékélé

La Dynamique Action Environnement (DAE), s’est donnée pour mission de renforcer le dialogue des acteurs du secteur des déchets solides dans l’arrondissement 1 Makélékélé en mettant en place une dynamique locale sur ce sujet, accompagnée par le PCPA.

L’objectif de ce dialogue est de contribuer, autant que faire ce peut, à la résolution de la problématique de l’entassement des déchets sur les voies publiques dans les quartiers de l’arrondissement. À travers des enquêtes, la sensibilisation des populations et des élèves en milieu scolaire, la concertation, l’émulation des quartiers et des actions de communication, la dynamique entend identifier les causes de la résurgence des dépotoirs sauvages malgré les différents systèmes  de stockages mis en place. DAE prévoit responsabiliser les ménages dans la recherche de solution.

À ce titre, la DAE a organisé la première réunion de son cadre de concertation le 31 mars 2021. Y ont pris part, les chefs des quartiers 101 Centre Sportif, 106 Diata, 107 Kingouari, 109 Niania Sita dia tsiolo et 111 Gassa , trois représentants d’OSC œuvrant dans le domaine de l’environnement, six riverains de dépotoirs sauvages, 2 consultants du projet (l’un chargé de l’enquête sur l’origine des rejets des déchets rejetés dans la nature et l’autre de réaliser la cartographie des zones polluées), ainsi que les 3 membres de l’équipe projet DAE.  

Vue de la salle pendant l’atelier (c) DAE-2021

Cette réunion a été l’occasion de présenter le rôle de la dynamique, rappeler les rôles de la Mairie de Makélékélé et des chefs de quartiers dans les politiques publiques en matière de gestion de déchets, notamment, la Loi N°003/91 du 23 avril 1991 portant protection de l’environnement en République du Congo. L’échange a permis de préciser les missions de la Dynamique Action Environnement (DAE) et de répondre aux préoccupations des chefs de quartiers.

Dans l’ensemble, l’atelier aura permis de poser les bases d’un dialogue entre la DAE et les autres acteurs, mais aussi de mieux comprendre les difficultés des ménages riverains. Il a également permis à la DAE de mieux préparer les campagnes d’Information/ Éducation/ Communication (IEC) ainsi que l’émulation des quartiers les plus propres.

Au terme de la rencontre, les participants se sont accordés sur la nécessite de participer à la mise en œuvre du plan d’actions de DEA, avec la contribution des communautés et des autorités locales, à travers :

  • des actions de concertation autour de la thématique gestion de déchets qui auront pour but de pérenniser les acquis de cet atelier ;
  • l’identification participative des problèmes, des besoins prioritaires et pertinents des quartiers de l’Arrondissement 1 Makélékélé ;
  •  l’établissement d’une liste de projets pertinents qui servirait à préparer des dossiers de recherche de partenaires financiers pour des actions futures plus conséquentes.
Photo de famille à la fin de l’atelier de concertation (c) DAE-2021
Bon à savoir :

Portée par l’association Protecting Environment (PEA), la Dynamique Action Environnement(DAE)  est constituée de deux (2) autres partenaires à savoir : l’association Ensemble pour le Développement Intégré (EDI), et la Mairie de Makélékélé.

Le Réseau de lutte contre les violences faites aux femmes de Madingou (RLVBGM) en échange d’expérience avec l’ONDVOC à Brazzaville

Réalisée du 17 au 19 février 2021 au siège de leur hôte, cette mission d’échange entre pairs avait pour but de permettre aux membres du réseau d’en connaître un peu plus sur la pratique du plaidoyer, et les méthodes de sensibilisation appropriées pour mener à bien leur combat collectif sur la cause des femmes.

Les membres de l’association Œuvre Notre-Dame des Veuves et Orphelins du Congo (ONDVOC) ont été ravis de recevoir la délégation de Madingou, constituée de Kibouilou Pierette (présidente copil) , veuve Kouazi Kibondo Cecille (membre du copil), Mabiala Dieudonné (chargé des formations), et de Kimbouala Jean Pierre (coordonateur de projet).

Après avoir brièvement énoncé l’historique de leur association, François-Xavier, coordonnateur de l’ONDVOC a fidèlement rapporté les étapes de la réalisation de leur microprojet « sauvons la veuve contre les pratiques ancestrales dégradantes. »

Par la suite un tour de table a permis de collecter les bonnes pratiques et les écueils à éviter. Pour lui, avant de débuter, il faut identifier les personnes qui sont susceptibles de pouvoir vous soutenir et faire bouger les choses. « C’est grâce au projet « agir ensemble pour la défense des droits des minorités et personnes vulnérables » du PCPA Congo financé avec le soutien de l’AFD, de l’UE et du CFSI que nous avons découvert les techniques de plaidoyer et aussi la grande importance des autorités déconcentrées et locales » a-t-il renchérit.

A la demande des membres du RLVBGM, un partage détaillé de la mise en place du collectif des veuves leaders a été effectué par Rita Kouendolo, chargée à la communication de l’ONDVOC. La recherche des financements a également été un sujet d’échange d’expériences.

Parmi les bonnes pratiques évoquées, on note la traçabilité, la redevabilité et la bonne gouvernance. La maîtrise des processus de soumission propres à la logique du bailleur et la veille informationnelle sont deux atouts incontournables pour se distinguer.

François-Xavier Mayouya présentant les documents de sa structure (c) PCPA Congo-2020

Les membres de l’ONDVOC ont également présenté leur structure de fabrication et de vente d’engrais naturel, et ont encouragé leurs pairs de Madingou à mener des activités qui permettront d’avoir des fonds propres pour les contreparties exigées par plusieurs bailleurs. 

Le RLVBGM par la voix de ses missionnaires a marqué son accord pour adhérer au plaidoyer national organisé par ONDVOC portant sur la ratification du nouveau code des personnes et de la famille en République du Congo. De même, l’ONDVOC intéressée par les activités du réseau, a promis effectuer le déplacement au moment du lancement de la sensibilisation à Madingou pour soutenir le RLVBGM. 

Ce dernier bénéficie du soutien du PCPA Congo dans la mise en œuvre de son plan d’action intitulé « La lutte contre les violences faites aux femmes ». Ce plan d’actions est porté par 2 OSC : l’Association Femme émancipation (AFE) et l’Association des veuves de Madingou ainsi que 2 pouvoirs publics locaux : la direction départementale de l’Intégration de la femme au développement (DDIFD-Bouenza) et la circonscription d’Actions sociale (CAS) de Madingou.

A la fin de l’échange, la signature d’un protocole d’accord entre les deux parties a été programmée, dans le but d’aller plus loin dans cette relation partenariale.

Photo de famille après l’échange (c) PCPA Congo-2020

La fondation française Apprentis d’Auteuil et le REIPER lancent un nouveau projet pour les droits des enfants

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Tobatela bana : Promotion des droits et protection des enfants vulnérables en République du Congo » cofinancé par l’Union Européenne, la Fondation française Apprentis d’Auteuil et le Réseau des intervenants sur le phénomène des enfants en rupture (REIPER) ont organisé du 8 au 10 mars 2021 à Brazzaville une rencontre avec les structures membres du réseau, pour préparer le rapport alternatif à transmettre au Comité des droits de l’enfant.

Au total 10 sur les 22 structures composant le REIPEIR y ont pris part. Préalablement à cette rencontre, des questionnaires avaient été distribués pour recueillir les constats et les préoccupations sur les situations des droits des enfants accompagnés par le REIPER et ses structures membres.

Vue partielle de la salle pendant la rencontre (c) REIPER-2021

Après lecture du rapport du gouvernement au Comité des droits de l’enfant sur l’application de la Convention des droits de l’enfant (CDE), les participants ont acquis une meilleure compréhension des lacunes actuelles ressenties par les enfants en matière de protection des droits, de leurs causes sous-jacentes ainsi que des parties prenantes responsables de ces lacunes.

Les informations collectées auprès des membres du REIPER ont également permis de réaliser une cartographie des acteurs pouvant influencer/ affecter le(s) changement(s) souhaités, ainsi qu’un plan d’actions couvrant la période allant de mars 2021 à mars 2022, déterminant comment interagir avec ces acteurs.

Toutes ces données permettront au REIPER de lancer bientôt un plaidoyer pour la mise en œuvre de la convention internationale des Nations Unies relative aux droits de l’enfant.

Et comme l’approche basée sur les droits a largement démontré combien il est essentiel d’impliquer les membres d’un groupe vulnérable dans le processus de défense de ses propres intérêts, cette rencontre a également permis de préparer la consultation des enfants qui aura lieu dans les structures membres du REIPER très prochainement.

Bon à savoir

Ce projet commencé le 1er mars 2021, sera mis en œuvre sur une durée de trois ans.

Son objectif est de contribuer à la sensibilisation et à la mise en œuvre des droits des enfants en République du Congo et de renforcer les organisations participant à la promotion des droits et à la protection des enfants vulnérables.

Il comprend trois volets :

  • Sensibilisation de la population et plaidoyer auprès des pouvoirs publics, pour la promotion du respect des droits des enfants
  • Accompagnement des enfants les plus vulnérables à travers une prise en charge
  • Renforcement des compétences en travail social, communication, gestion et en capacité de collecte de fonds

Des cacaoculteurs de la Sangha formés sur l’itinéraire technique pour la production d’un cacao de bonne qualité

Dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’actions de la Dynamique locale pour la relance de la cacao-culture dans le département de la Sangha financé par le PCPA Congo, l’ Univers des défenseurs des écosystème de Miélé- Kouka (UDEMK) en partenariat avec PAPROCAS et le Secteur Agricole de Sembé a organisé les 23 et 24 février 2021 une formation à l’attention des cacaoculteurs de la Sangha.

Vue de la salle pendant la formation à Sembé

En prélude à cette formation, une pré-identification menée du 2 au 15 décembre 2020, a permis de sélectionner des cacaoculteurs capables de suivre une formation sur les techniques susceptibles de produire un cacao de bonne qualité, dans les 6 bassins de production, à raison de 10 producteurs de 6 bassins de production.

Comme prévu, 60 cacaoculteurs ont pris part à la formation organisée à Sembé et à Pokola à raison de 30 participants par site. Cette formation a consisté à renforcer les capacités des participants en ce qui concerne les étapes de l’itinéraire technique de production du cacao de bonne qualité. 

Des quelques impressions et suggestions recueillies auprès des participants, l’on note :  le besoin d’harmoniser les périodes de commercialisation du cacao, et la nécessaire mise en place d’une structure d’appui aux cacaoculteurs.

Point d’histoire
La Dynamique locale pour la relance de la cacao-culture dans le département de la Sangha est née des suites d’un premier projet financé par le PCPA Congo en novembre 2015 intitulé « Organisation et structuration des producteurs de cacao de la Sangha ». Ce projet porté à l’époque par le consortium Univers des Défenseurs des Ecosystèmes de Miélé-Kouka (UDEMK)- Fondation d’Aide Humanitaire Cœur Ouvert (FAHCO)- Association Professionnelle de valorisation des Produits Forestiers non ligneux et subsidiaires (APVPS). Il avait pour objectif d’organiser et de structurer les producteurs de cacao de 6 bassins de production (Sembé, Souanké, Ngbala, Mokéko, Pikounda et Pokola) dans le Département de la Sangha.

Le CIRECK engagé dans la lutte contre la mauvaise gouvernance forestière en République du Congo

Le Cercle International de Recherche et d’Etudes des Civilisations Bekwel (CIRECK) est une organisation de la société civile active dans le secteur de la gouvernance forestière. Cette OSC mène des actions de proximité en faveur des communautés pour leur bien-être. A l’occasion de la journée internationale des forêts célébrée le 21 mars de chaque année, nous avons interviewé Placide Coddy, coordonnateur du CIRECK pour avoir de plus amples informations sur leurs activités en cours.

La lettre du PCPA Congo (LPC) : Nous avons récemment appris que vous venez de bénéficier d’un financement de l’Union Européenne pour la mise en œuvre d’un projet en partenariat avec d’autres associations, de quoi s’agit-il ?

Les membres du CIRECK constatant les effets de la déforestation (c) CIRECK 2020

Placide Coddy (PC) : En effet, le CIRECK est partenaire dans la mise en œuvre du « Projet d’appui à la Société Civile pour l’amélioration de la gouvernance forestière en République du Congo à travers le Système Normalisé d’Observation Indépendante Externe » (PASGOF-SNOIE Congo), financé par l’Union Européenne dans le cadre du 11ème FED, sous la supervision du Centre for International Development and Training (CIDT) / Université de Wolverhampton, pour une durée de 3 ans.

LPC : Quelles sont les autres associations impliquées dans le projet ?

PC : Au total 8 associations congolaises membres de la plateforme gestion durable des forêts (PGDF), dont 6 également membres du PCPA Congo sont impliquées dans ce consortium. Il s’agit notamment du comptoir juridique junior (CJJ) qui est le porteur de ce projet, le CABS, le CIRECK, l’EJID, le FGDH l’OCDH, et l’ODDHC. 

LPC : Quels sont les départements concernés par ce projet ?

PC : Le projet concerne tout le pays, mais nous nous intéressons particulièrement aux zones forestières où il y a une grande exploitation, à l’instar de la Bouenza, du Kouilou, de la Likouala, du Niari, de Pointe Noire et de la Sangha. C’est dans ces zones que le consortium a installé un représentant du consortium dans le cadre de ce projet.

LPC : Quels sont vos apports dans l’écosystème forestier au Congo ?

PC : Le CIRECK est point focal de la PGDF dans la Sangha. Dans ce cadre, nous pouvons dire que grâce à nos actions communes, le Congo vient de voter une nouvelle loi forestière qui est constituée à 68% des contributions de la société civile.

En effet, cette nouvelle loi a pris en compte les contributions formulées sur les thématiques spécifiques, telles que le Consentement libre, informé et préalable (Clip), l’observateur indépendant, les droits d’usage, l’accès aux cours d’eau et aux sources d’eau, pour la satisfaction des besoins vitaux ou coutumiers, la gestion des forêts communautaires, le classement et le déclassement des forêts et le partage des bénéfices.

LPC : Qu’est-ce que les populations riveraines des zones forestières peuvent attendre de ce projet ?

PC : Notre combat est de travailler aux côtés des communautés pour que l’on puisse améliorer leurs revenus et leurs conditions de vie. Aujourd’hui, puisque la loi existe il faudrait que nous veillions à l’appliquer afin que chacun puisse tirer profit de cette exploitation.

LPC: Alors que nous célébrons la journée internationales des forêts, quelles sont les actions menées par le CIRECK pour protéger la forêt ?

Dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques , et face aux effets néfastes provoqués par  de l’homme  sur la foret,  CIRECK mène un combat  sur le terrain pour la sensibilisation du grand public et en participe activement aux différentes campagnes de planting des arbres tant au niveau local qu’international.

Planting à Ouesso (c) CIRECK 2021

Des sages -femmes formées au contact prénatal à travers le plan d’action de la dynamique « mama na mwana »

Dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’actions de prise en charge multidimensionnelle du couple mère enfant de la dynamique locale intitulée « mama na mwana une formation de 2 jours a organisée du 11 au 12 mars sur le contact prénatal (CPN), dans la salle des réunions du District Sanitaire 3 de l’hôpital de base de Tié-Tié.

Cette formation animée par le docteur Roch Doukaga, médecin gynécologue, chef de service de la maternité de l’hôpital de base de Tié-Tié a regroupé 15 sages-femmes {hommes} issues de 6 formations sanitaires publiques et privées situées dans Pointe Noire et sa périphérie.

L’un des objectifs de cette activité a consisté à encourager le suivi de la femme enceinte pour une maternité sans risque. Pendant deux jours, les 15 prestataires ont été bénéficiée d’une mise à niveau/ formation continue sur le contact prénatal, et ont été dotée en outils nécessaires afin de mener à bien leur mission dans leurs postes de travail respectifs.

Au sortir de cette formation, les prestataires sont en mesure de réaliser des opérations de routine lors de la consultation prénatale.

La coordination de la dynamique locale « Mama na mwana » a pris rendez-vous avec les prestataires pour de nouvelles activités les concernant, notamment : les descentes de supervision dans les différents CSI, la dotation en équipement et les revues semestrielles.

Photo de famille à la fin de la rencontre (c) Mama na mwana 2021

Mise en place d’un nouveau bureau exécutif à l’ENCRED

Poignée de main entre les secrétaires généraux entrant et sortant (c) ENCRED-2021

L’ENCRED a tenu son assemblée générale le 09 janvier 2021 à son siège de Massissia, à Brazzaville.

A la suite des travaux, un nouveau secrétariat exécutif a été mis en place, et il se présente comme suit : 

  • Secrétaire Général : YINDOULA Léon
  • Responsable à l’enfance en difficulté et aux activités socio-éducatives : MASSAMBA BATSOUNOU Antoine
  • Responsable à l’administration, des ressources humaines, chargé à la logistique et permanent de l’ENCRED : NDOUNGA Jaurès Stanislas    
  • Responsable aux finances et budget : KINOUANI Dorothée Fernande
  • Responsable à l’appui au développement socio-économique : BOUNKAZI Saint-Eude Hysseffad
  • Responsable à la communication : BAKEBI NLANDOU Ninon Josiane

Bien que l’équipe ait été restructurée, les activités lancées précédemment continuent d’être exécutées normalement. Il s’agit notamment de l’opération d’octroi des réquisitions aux fins de déclarations tardives des naissances, qui à ce jour, a permis de délivrer 140 actes de naissances.

Par ailleurs, pour promouvoir le droit à une nutrition saine, l’association organise tous les mois depuis août 2020, un atelier nutritionnel où des mères des familles vulnérables se réunissent pour apprendre à mieux alimenter leur progéniture. Cette opération est réalisée en partenariat avec l’ONG britannique Food monitor.

Yidika Village Créatif veut étendre sa campagne de lutte contre le paludisme à Dolisie

Après avoir déroulé son projet de sensibilisation « Zéro palu na inzo » au deuxième semestre 2020 auprès de 200 ménages à Dolisie (3eme ville du Congo), l’association Yidika Village Créatif, ONG française membre du PCPA Congo œuvrant pour la solidarité avec les populations congolaises dans le domaine de la santé, l’agriculture, l’artisanat et la lutte contre la pauvreté, recherche désormais un appui financier pour étendre cette campagne de sensibilisation à 1000 ménages supplémentaires.

« Personne ne devrait mourir du paludisme. Mais le monde fait face à une nouvelle réalité : avec la stagnation des progrès, nous risquons de dilapider des années de travail, d’investissements et de succès dans la réduction du nombre des personnes souffrant de cette maladie », déplore le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

À quoi va servir le financement ?

Avec près de 200 millions de personnes contaminées par an, cette maladie est la plus grande pandémie mondiale. Pourtant elle semble être oubliée depuis l’apparition de la Covid-19. Yidika lance cet appel du cœur, afin que toute personne solidaire, quel que soit son statut social, puisse avoir la possibilité de contribuer à la lutte contre le paludisme.

Les fonds collectés serviront principalement :

  • à financer l’achat et la distribution de 2000 plants d’Artemisia (0,3 Euro/plant) ainsi que 2000 cures d’Artemisia d’une valeur d’environ 3 Euros par cure.  
  • à payer les animateurs des réunions de sensibilisation, ainsi que la réalisation des supports de sensibilisation (dépliants, tee-shirts, banderoles, etc.
  • à mettre en place un site de référence de production de semences, un champ école et un accompagnement technique de plusieurs mois auprès des étudiants du Centre des Métiers Agricoles- Collège d’Enseignement Technique Agricole (CMA-CETA).

L’artemisia annua est une plante dont les vertus auraient été jugées efficaces dans la lutte contre le paludisme et le cancer, selon certains chercheurs ; quels que soit les controverses tournant autour de l’usage de cette plante, une forte dynamique de la société civile s’est lancée en Afrique pour promouvoir sa culture et son usage. A Dolisie, une Maison de l’Artemisia a même été mise en place, avec l’appui technique de l’association française  » Maison de l’Artemisia « , pour faciliter sa production, sa transformation et sa distribution. Il existe 92 Maisons de l’Artemisia dans 24 pays.

Contacts de l’association Yidika : (+33) 673840040, yidika22@yahoo.fr 

La caravane de la dignité lancée par le CJID se poursuit dans les villages autochtones

Tout commence en début d’année 2020, alors que M. Merols Diabakana Diabs et les membres de son équipe se rendaient en mission de terrain dans le département de la Likouala, dans le cadre des activités du Programme Forêt et Diversification de l’Economie (PFDE). Ils ont été surpris de voir deux femmes non vêtues qui se mouvaient le long de la route la peau abîmée, probablement par des brûlures de soleil.

Après avoir observé puis questionné ces femmes pour savoir pourquoi elles n’étaient pas vêtues, ces dernières auraient fait savoir à l’équipe qu’elles voudraient bien se couvrir mais qu’elles n’en avaient pas les moyens, et qu’il en était de même pour tous les membres de leur campement, enfants, jeunes et vieux.

En effet, se vêtir est un besoin essentiel. Les vêtements protègent du froid et des mauvais rayons de soleil. Dans un élan de solidarité, quelques vêtements ont été remis afin qu’elles soient couvertes dignement. De là est née l’idée de faire une collecte de vêtements à grande échelle une fois de retour à Brazzaville, pour pouvoir redonner de la dignité à ses populations qui souffraient en silence dans le Congo profond.

L’appel avait été lancé sur les réseaux sociaux, et de bouche à oreille l’information a été divulguée par les membres et sympathisants de l’association. Plusieurs sacs de vêtements ont été collectés, et, la 1ere campagne de distribution s’est déroulée en mars 2020.

Distribution de vêtements au village Mobangui (c) photo : CJID / mai 2020

Ayant rencontrée un franc succès auprès des populations autochtones, celle-ci se sont passées le mot, si bien qu’il n’y en avait pas assez pour tout le monde lors de la 2e campagne de distribution en mai, tout juste après le confinement.

Bien que Mobangui et Vema soient les deux villages qui ont été les principaux bénéficiaires de cette caravane, cela n’a pas empêché les membres du CJID de servir également les communautés autochtones se trouvant le long de la route nationale lors de leur passage.

C’est ainsi qu’il eut une 3e puis une 4e campagne, respectivement en juillet pendant la saison sèche et en mi-septembre, tout juste avant l’arrivée de la saison des pluies.

Insertion professionnelle : une centaine de jeunes formés par le projet FIP Action d’ESSOR et du CJID

Le 25 septembre 2020 à Brazzaville, en présence du Directeur général de la formation qualifiante M. Fabrice Ngaboka Morossa, 120 jeunes âgés de 17 à 35 ans ont reçu leur certificat de fin de formation, dans le cadre du projet pilote « Formation- Insertion Professionnelles des jeunes (FIP/ Action) » financé par l’Agence française de développement (AFD), et mis en œuvre par l’ONG ESSOR en partenariat avec le Club Jeunesse Infrastructures et Développement (CJID).

C’est un programme multi-pays dont l’objectif est de faciliter durablement l’accès à la formation et l’insertion professionnelle des populations vulnérables par un travail pluri acteurs impliquant la société civile, le secteur privé et les autorités locales.

Un échantillon de lauréats lors de la cérémonie de remise des certificats (c) photo : ESSOR / septembre 2020

En effet, ces jeunes résidant dans les arrondissements 1 Makélékélé et 6 Talangaï ont été sélectionnés selon leur situation d’importante vulnérabilité socio-économique. Pendant 10 mois, ils ont bénéficié d’une formation professionnelle de leur choix (en coiffure-esthétique, pâtisserie, menuiserie, garnissage, assistanat de direction, ou hôtessariat d’accueil) spécifiquement conçue pour leur permettre d’acquérir non seulement un savoir-faire, mais aussi un savoir-être (relationnel, capacité à travailler en équipe, maitrise de ses émotions, capacité à s’adapter, etc.).

Ainsi, en plus d’avoir appris un métier, ces jeunes ont davantage confiance en eux et sont plus à l’aise dans les relations interpersonnelles. Certains ont muri leur projet professionnel grâce aux formations en entrepreneuriat, ce qui favorise leur intégration dans le monde du travail.