Lutte contre le VIH/SIDA : les membres du PCPA ne sont pas restés en marge

Photo de famille des agents de l'ACBEF avant d'aller sensibiliser les élèves
Photo de famille des agents de l’ACBEF avant d’aller sensibiliser les élèves

Instituée en 1988 lors du Sommet des ministres de la Santé sur les programmes de prévention du sida, la Journée mondiale de lutte contre le sida s’inscrit dans la stratégie mondiale de l’ONU Sida 2016-2021 qui a pour objectif d’accélérer la riposte pour mettre fin à l’épidémie de sida en tant que menace pour la santé publique d’ici à 2030, en permettant à tous de vivre en bonne santé et en veillant à promouvoir le bien-être de tous à tout âge. 

Elle est organisée chaque 1er décembre, permettant ainsi à de nombreux acteurs de se mobiliser pour mener des actions d’information, de prévention et de sensibilisation pour lutter contre le VIH/SIDA, mais aussi de montrer l’importance d’apporter un soutien aux personnes vivant avec la maladie.

Alors que 38 millions (source ONUSIDA) de personnes vivent avec le VIH dans le monde, cette année, un accent a été mis sur l’éradication urgente des inégalités qui alimentent l’épidémie de sida et d’autres pandémies à travers le monde.

Dans ce même élan, certains membres du PCPA se sont mobilisés pour agir dans les établissements scolaires à Pointe Noire et à Dolisie.

A Pointe Noire du 1er au 3 décembre 2021 : l’Association congolaise pour le bien-être familial (ACBEF) en partenariat avec Congo Terminal a organisé trois jours d’actions respectivement aux lycée et Collège d’enseignement général (CEG) 30 mars 1970 de Tié-Tié, au Lycée technique et commercial de l’OCH et au Collège d’enseignement technique féminin TAMBOU Madeleine.

Au cours de ces 3 jours, 1944 élèves ont été sensibilisés, dont 600 ayant bénéficié de la gratuité d’un examen de laboratoire au choix pour connaitre leur statut sérologique. Au total, 300 tests de dépistage du VIH et 300 prélèvements vaginaux et urinaire ont été réalisés au profit des élèves de ces quatre établissements scolaires.

A Dolisie le 10 décembre 2021, le Réseau des Acteurs du Volontariat et de la Solidarité Internationale (RAVSI) a mené une action de sensibilisation au CEG de Louvakou sur les conséquences des grossesses précoces et/ou non-désirées, les Infections sexuellement transmissibles (IST) et le virus du Sida. 107 élèves de la 5e à la 3e ont été sensibilisés.

Les membres du RAVSI en pleine sensibilisation au CEG de Louvakou

Il faut signifier qu’en 2020, selon l’OMS, 7500 nouveaux cas ont été enregistrés chez les personnes de 15 à 49 ans, sur les 89.000 personnes vivant avec le VIH en République du Congo.

Des projections débats au cœur du Festival ALIMENTERRE pour promouvoir l’agriculture à Makoua

Du 29 au 30 novembre 2021 à Makoua, 4 projections débats ont été organisés dans le cadre de la réalisation de la première édition du Festival ALIMENTERRE dans la ville lumière.

La cérémonie d’ouverture officielle du festival s’est faite dans la salle des conférences du Centre culturel de Makoua, sous la direction du Sous-préfet de Makoua, Jérôme OKO qui, dans son mot de circonstance a salué l’initiative et invité les participants « à s’impliquer pleinement et à enrichir les débats (…) afin que ce festival puisse contribuer réellement à augmenter le rendement agricole de Makoua et changer les habitudes alimentaires pour améliorer nos états de santé ».

Le Coordonnateur d’AJAMO et du comité d’organisation Patrick Juvet OLEBAKA a présenté le chemin parcouru pour aboutir à ce jour tant attendu. Il a remercié tous les acteurs ayant contribué à la préparation de cette première édition et a salué la présence de tous. Le présidium de la cérémonie d’ouverture a été complété par Eugène NGAKOSSO, Secrétaire Général de la Mairie de Makoua.

Pendant les deux jours, les participants ont suivi tour à tour la projection de films sélectionnés pour la circonstance par le Comité Français pour la Solidarité Internationale (CFSI), initiateur de ce festival. Il s’est agit de « l’Arbre providence » ; «  le paradoxe de la faim » ; et « sur le champ ! ». Ces trois films ont permis aux uns et aux autres de découvrir l’expérience de producteurs des autres pays tant d’Europe que d’Afrique.

Des échanges fructueux ont eu lieu, et des orientations et des résolutions ont été prises en fonction des réalités locales. Un autre moment fort au cours de ce festival a été la visite du collège d’enseignement technique et lycée agricole de Makoua.

Le proviseur Ambouli-Don-Opani, a présenté l’utilité d’échanger avec les élèves. Il a voulu marqué un trait d’union entre ces élèves évoluant dans un établissement technique et agricole et les producteurs et groupements agricoles de la localité. La projection du film « sur le champ ! » a été le point d’entrée des échanges. Film très apprécié par les élèves qui l’ont redemandé et ont profité pour faire savoir leur besoin pour ce type de rencontres.

Dans cette optique, les élus locaux et les producteurs ayant participé à cette première édition ont pris l’engagement de pérenniser l’événement en l’organisant chaque année, comme c’est déjà le cas en France et dans d’autres pays.

Pour cela, ils ont invité les organisateurs de la première édition à mettre en place très rapidement un comité préparatif de la prochaine édition qui devrait impliquer plus d’acteurs.

Au total 120 personnes ont pris part à ses échanges, dont 95 élèves et enseignants du lycée agricole de Makoua.

Grande première à Makoua : Organisation d’un Festival ALIMENTERRE par AJAMO

Dans le cadre de la 15e édition du Festival ALIMENTERRE, l’Association Jeunesse Active de Makoua-Opa (AJAMO) a organisé plusieurs activités réunissant des acteurs préoccupés par les questions alimentaires du département, du 27 au 30 novembre 2021, à Makoua.

Ce Festival s’inscrit dans un programme porté par le Comité Français pour la Solidarité Internationale (CFSI). Il sensibilise le grand public sur les enjeux de l’alimentation et de l’agriculture dans le monde, et propose des pistes d’actions concrètes pour contribuer au droit à l’alimentation. Cette année, plus de 1 400 projections-débats ont eu lieu dans des cinémas, des maisons de jeunes, des lycées, maisons communales, etc.

Pendant 4 jours, producteurs, pouvoirs publics, élèves et enseignants du complexe technique et agricole de Makoua ont mobilisé leurs énergies pour ne pas rester en marge de cet événement international qui se déroule simultanément en France, en Belgique, et dans plusieurs pays d’Afrique.

Avec pour objectif principal de promouvoir des modes de production et de consommation écologiques et durables, la première activité a démarré, le samedi 27 novembre avec la visite des groupements et coopératives des producteurs et maraichers (Terre Notre mère, Grâce à Dieu, Mbissi, et Avoumbou). Quatre structures ont été visitées, actives dans l’élevage de bœufs, le maraichage, l’élevage de poules et la production d’œufs.

Des productrices agricoles du groupement Avoumbou sur leur champs de maïs à Makoua

La journée du dimanche 28 novembre a été réservée à la dégustation des plats locaux, cuisinés sans ingrédients chimiques ni importés, dont des « légumes cuits à l’étouffée » : c’est une cuisson à basse température (inférieure à 70°) qui a l’avantage de conserver les minéraux, le bon goût des légumes / poissons et de permettre à l’aliment d’être très digeste.

« La Promotion de la consommation bio présente de nombreuses vertus thérapeutiques : notre santé et notre avenir dépendent de ce que nous consommons », rappelle Patrick Juvet Olébaka, membre du comité d’organisation du Festival à Makoua.

Enfin, pour entrer dans le vif du sujet qui est la sensibilisation du grand public par le biais de films documentaires, les 29 et 30 novembre ont été consacrés aux projection-débats de films sélectionnés cette année par le CFSI, en l’occurrence :

  • Le paradoxe de la faim
  • L’arbre providence
  • Sur le champ !

Au total 120 personnes y ont participé, à savoir : 87 élèves dont 35 filles, 08 enseignants du lycée agricole de Makoua, 09 pouvoirs publics, 03 élus locaux et 18 producteurs.

Des nouvelles du projet sauvons le quartier lancé par la CTHA

Une année après leur lancement officiel, les activités du projet « Sauvons le quartier » vont bon train dans les ménages.

Pour rappel, ce projet a été lancé le 04 septembre 2020 par la Congolaise Terre des Hommes Association (CTHA) en partenariat avec la mairie de l’Arrondissement 1 Makélékélé (Brazzaville), pour promouvoir la résilience alimentaire à travers la vulgarisation du maraîchage, de la ferme et de la pisciculture à domicile.

En effet, alors que l’ensemble de la population était confiné en avril 2020 pour cause de la pandémie à corona virus, dans plusieurs foyers à faibles revenus, les familles ont dû faire face à la disette et aux maladies liées à une carence nutritionnelle.

Au départ, le projet considérait uniquement les habitants du quartier 101 (Centre Sportif), à condition de disposer d’assez d’espace dans son lieu de résidence, soit un minimum de 10m2 pour le potager, 6m2 pour l’élevage et 2m2 pour la pisciculture. Sur les 350 bénéficiaires recensés dans les trois zones que compte ce quartier, un an après voici les résultats :

Ce projet est, pour l’instant, réalisé sur fonds propres issus des cotisations des membres de CTHA. Pour démarrer leurs activités, des semences maraîchères, des animaux géniteurs, et/ou des alevins avaient été distribués, selon le choix d’activité des bénéficiaires. L’appui aux ménages variant entre 30 000 et 75 000 FCFA selon les besoins. Toutes ces activités sont accompagnées par un suivi technique sur le terrain, associant des formations à domicile. 

Les produits obtenus restent la propriété du ménage (œufs, légumes, lapereaux…) et sont vendus ou consommés directement par le ménage producteur. Près de 2.000 ménages sont encore en attente, dont 277 (soit 13,85%) enregistrés à Makélékélé. Dolisie est la ville renfermant le plus grand nombre de demandes en attente, comptant à elle seule 784 (soit 39,2 %) ménages. 

Avec le besoin actuel du fumier bio dans les parcelles, l’association mènent de nouvelles réflexions pour faciliter la fabrication de compost, de fumier et de charbon bio à partir des ordures ménagères dont la cendre constitue un bon amendement du sol.

Une vue de la pépinière d’épinard (c) CTHA

A cette fin la CTHA recherche d’autres fonds et continue de lancer un appel aux contributeurs de bonne volonté afin de les soutenir dans cette noble action. 

Insertion scolaire : l’APSDC accompagne les enfants vivant avec troubles

Trouble envahissant du comportement, l’autisme est encore peu connu au Congo. La première journée de sensibilisation à l’autisme au Congo n’a eu lieu qu’en 2015. Beaucoup de familles associent encore l’autisme à des origines mystiques. Incompris, les enfants vivant avec ce handicap sont exclus par leurs familles, dans les quartiers et à l’école, parce qu’ils ne peuvent pas avancer comme les autres. Pourtant, les capacités intellectuelles ne sont pas toujours affectées, et quand cela est le cas, quelques-uns d’entre eux voient leurs comportements s’améliorer, regagnent ou poursuivent leur cursus scolaire, et sont économiquement réinsérés. 

Malheureusement très peu sont pris en charge et orientés vers les quelques rares services habilités existants, certains vivent dans le pire des cas, en « étant abandonnés, enfermés, enchaînés » et d’autres sont même tués. Pour en savoir plus sur les processus de prise en charge, nous avons interviewé sœur Ida Pélagie Louvouandou, coordonnatrice de l’école Case Dominique, une des rares structures d’accueil des enfants à troubles autistiques au Congo, appartenant à l’Association des petites sœurs dominicaines.

La lettre du PCPA Congo (LPC) : Depuis combien d’année et pourquoi a été créée votre école ?

Sr Ida : la Case Dominique est créée en mars 2000. L’école s’est engagée à la détraumatisation des élèves et à la scolarisation des élèves allant de 3 à 25 ans ne pouvant plus intégrer les écoles formelles pour des raisons de retard scolaires ou de maladies. Dans sa mission, elle se déploie à leur redonner confiance, les former, les accompagner dans leur autonomisation et leur insertion.

La lettre du PCPA Congo (LPC) : Combien d’enfants sont pris en charge au sein de votre structure ?

Sr Ida : 325 élèves dont 138 filles, sont actuellement scolarisés à la Case Dominique, alors que la capacité d’accueil est de 300 places. le constat est que quand ces enfants sont reçus ils peuvent avancer, se développer avec un accompagnement, un appui et un travail individualisé.

La lettre du PCPA Congo (LPC) : combien de personnes sont impliquées dans l’école et pour combien de classe ?

Sr Ida : Au total nous avons 16 enseignants dont 5 émargeant à la fonction publique, ainsi que 8 autres acteurs bénévoles.

La lettre du PCPA Congo (LPC) : Quels sont les types d’enfants qui peuvent être accueillis à la case Dominique ?

Sr Ida : En plus des enfants traumatisés, retardés, ou décrocheurs scolaires, nous recevons également les enfants avec différents profils. On peut citer : les trisomies, les troubles du spectre autistique, les troubles envahissants du développement, les troubles du déficit de l’attention, les troubles dys, la micro et macrocéphalie, handicap physique et tout autre trouble envahissant non identifié (TNI).

En effet, la condition d’admission est en réalité la présence d’un problème qui met l’enfant en dehors du circuit de l’école formelle. Les parents doivent fournir le dossier médical, le dossier scolaire, deux photos, un extrait d’acte de naissance.

La lettre du PCPA Congo (LPC) : Est-ce le même traitement de scolarisation pour tous les enfants autistes ?

Sr Ida : Les élèves autistes sont scolarisés en tenant compte de la situation particulière de chacun et suivant le plan d’intervention établi. Ils sont souvent en inclusion et quelques-uns bénéficient d’une prise en charge très individuelle. 

Il s’agit en fait d’un processus qui débute par la stabilisation de l’enfant pour qu’il retrouve sa routine, puis par une acquisition des mécanismes fondamentaux d’apprentissage. Après cela, l’enfant commence à acquérir des mécanismes d’attention et peut aller en préscolarisation. Ce circuit n’est pas obligatoire car tout dépend de la situation particulière de l’enfant et de l’évolution de ses compétences. 

La lettre du PCPA Congo (LPC) : Dans la pratique, cela ressemble à quoi ?

Sr Ida : La classe de l’acquisition des mécanismes d’apprentissage montre à l’enfant comment s’assoir pour suivre et comprendre ce que l’on dit, et comment développer le sens de l’observation. En tout cas, ces classes ne sont pas théoriques, ce sont des activités qui obligent l’enfant à s’asseoir et à se concentrer, des activités qui montrent à l’enfant comment procéder pour mieux se tenir.

La classe lente désigne un programme de Cours préparatoires très lent où on s’occupe de l’avancement de l’enfant que l’on suit avec précision donc quand il n’avance pas on n’avance pas non plus.

Et dans une classe il peut y avoir plusieurs niveaux. C’est celui qui enseigne les enfants qui sait classer chacun d’eux dans le niveau correspondant. Il y a un accompagnement particulier pour chaque enfant.

Toutes les classes sont divisées en trois voire quatre niveaux (en fonction de la demande) :

  • Le niveau jeune en primaire (J1/J2/J3/J4)
  • Le niveau technique (T1/ T2/ T3/T4) : à partir de 16 à 17 ans.
  • Le niveau adulte (A 1/ A2/ A3/A4).

La lettre du PCPA Congo (LPC) : Lorsque vous parlez d’insertion sociale ou professionnelle à quoi faites-vous allusion ? 

Sr Ida : Nous formons ces enfants à l’apprentissage d’un métier. Comme activité à l’école il y a la broderie, la cuisine, la couture, la perlerie, le jardinage, la restauration, la pâtisserie. Il y a aussi des ateliers d’électricité, de soudure, de mécanique. Tous les ateliers ne sont pas sur place ici à la Case Dominique. Parfois on travaille avec des ateliers hors de l’école, c’est le cas par exemple de Don Bosco ou encore de certains maitres-artisans de la place principalement pour la mécanique et la soudure parce que nous n’avons pas le matériel adéquat.

La soeur Ida au restaurant de la case dominique

La classe finale correspond à la 6ème ou la 5ème de l’école formelle. C’est la dernière classe disponible à la Case Dominique. Certains parents nous demandent de faire reprendre la classe de 6ème à leurs enfants encore et encore car ils ne savent pas où ils peuvent le placer à défaut de rester à la maison. L’école est un des seuls endroits où ils se sentent utiles et valorisés, c’est pourquoi nous souhaitons ajouter des niveaux de classes, jusqu’à arriver en 3ème.

La lettre du PCPA Congo (LPC) : Comment sont financées les activités de l’école ?

Sr Ida : La Case Dominique vit spécialement des dons et de quelques participations des parents. Cela ne suffit malheureusement pas. Nous faisons tout notre possible pour pouvoir accueillir plus d’enfants qui traînent à la maison. Nous avons besoin de plus de soutien.

 La lettre du PCPA Congo (LPC) : Quel est votre mot de la fin ?

Sr Ida : Tout d’abord je tenais à vous remercier d’être passé nous rendre visite. Nous savons que ce que nous faisons n’est pas vain. Il y a une réelle joie de voir que ces enfants ont pu franchir une autre étape dans leur mode de vie en devenant autonomes. Par exemple, dans l’atelier cuisine, il y a une ancienne apprenante qui est devenue monitrice.

Si tout se passe bien, très prochainement, nous pourrons ouvrir un autre centre vers Bacongo où nous avons constaté que la demande est très forte.

Hommage à Loamba Moke de l’ADHUC

photo de famille lors de la cérémonie d’hommage à Loamba Moke

De son vivant, le Président Loamba Moke fut un grand défenseur des droits humains. Il a mené son combat contre plusieurs violations des droits humains observées en République du Congo sur les questions d’arrestations arbitraires, de corruption et d’industries extractives, de torture, de décès en détention, de droits des réfugiés. 2 ans après son décès, le combat humaniste de l’ancien président de l’Association pour les Droits de l’Homme et l’Univers  Carcéral (ADHUC), a été commémoré le 31 juillet 2021 au Centre d’Information des Nations-Unies (UNIC), sous l’initiative de ladite association, en partenariat avec l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT).

Cette activité organisée à la date anniversaire de son décès a connu la participation de plusieurs représentants des organisations de la société civile (OSC), des pouvoirs publics, ainsi que des médias.

Elle avait pour objectif de rendre visible l’étendue de l’œuvre accomplie par Loamba Moke à travers les deux points suivants :

  • Une projection de l’interview et des extraits du film de ce dernier, avec l’autorisation par Monsieur Roland Chauville, le réalisateur;
  • Des témoignages de quelques participants sur sa personne et son œuvre en tant que défenseur des droits humains.

Brin d’histoire

Connaisseur de la société civile congolaise, Loamba Moke a enseigné la sociologie et la déontologie administrative à l’Ecole Nationale Moyenne d’Administration. Il a également  occupé bon nombre de fonctions administratives dont celle de chef de service de la statistique à la direction des études et planification du Ministère du Commerce et des petites et moyennes entreprises. Très engagé dans la promotion et le respect des droits humains, Loamba Moke a travaillé au sein de la plateforme thématique « Groupes vulnérables et droits humains » au PCPA Congo. Il a également été membre élu du comité de pilotage entre 2013 et 2017. Il s’était particulièrement investi contre le projet de loi sur les associations en République du Congo. Son combat a débuté officiellement le 4 août 1995 avec la création de l’ONG Association d’Assistance des femmes et des mineurs incarcérées (AAMFI) qui est devenue en 2000 l’Association pour les Droits de l’Homme et l’Univers Carcéral (ADHUC). Les personnes qui l’ont connu gardent de lui le souvenir d’un homme dévoué et engagé dont l’expertise n’était plus à démontrer. Ce parcours lui a valu de nombreuses distinctions dont la plus récente est le prix épinglette 150ème reçu le 13 juillet 2017 de son excellence madame l’ambassadeur du Canada Ginette Martin. Pour perpétuer son œuvre et susciter d’autres vocations, les membres de l’ADHUC et de l’ACAT ont annoncé d’un commun accord que la date du 31 juillet sera désormais consacrée à la commémoration de son œuvre.

DAE : Une première concertation sur la problématique de la gestion durable des déchets dans les quartiers de Makélékélé

La Dynamique Action Environnement (DAE), s’est donnée pour mission de renforcer le dialogue des acteurs du secteur des déchets solides dans l’arrondissement 1 Makélékélé en mettant en place une dynamique locale sur ce sujet, accompagnée par le PCPA.

L’objectif de ce dialogue est de contribuer, autant que faire ce peut, à la résolution de la problématique de l’entassement des déchets sur les voies publiques dans les quartiers de l’arrondissement. À travers des enquêtes, la sensibilisation des populations et des élèves en milieu scolaire, la concertation, l’émulation des quartiers et des actions de communication, la dynamique entend identifier les causes de la résurgence des dépotoirs sauvages malgré les différents systèmes  de stockages mis en place. DAE prévoit responsabiliser les ménages dans la recherche de solution.

À ce titre, la DAE a organisé la première réunion de son cadre de concertation le 31 mars 2021. Y ont pris part, les chefs des quartiers 101 Centre Sportif, 106 Diata, 107 Kingouari, 109 Niania Sita dia tsiolo et 111 Gassa , trois représentants d’OSC œuvrant dans le domaine de l’environnement, six riverains de dépotoirs sauvages, 2 consultants du projet (l’un chargé de l’enquête sur l’origine des rejets des déchets rejetés dans la nature et l’autre de réaliser la cartographie des zones polluées), ainsi que les 3 membres de l’équipe projet DAE.  

Vue de la salle pendant l’atelier (c) DAE-2021

Cette réunion a été l’occasion de présenter le rôle de la dynamique, rappeler les rôles de la Mairie de Makélékélé et des chefs de quartiers dans les politiques publiques en matière de gestion de déchets, notamment, la Loi N°003/91 du 23 avril 1991 portant protection de l’environnement en République du Congo. L’échange a permis de préciser les missions de la Dynamique Action Environnement (DAE) et de répondre aux préoccupations des chefs de quartiers.

Dans l’ensemble, l’atelier aura permis de poser les bases d’un dialogue entre la DAE et les autres acteurs, mais aussi de mieux comprendre les difficultés des ménages riverains. Il a également permis à la DAE de mieux préparer les campagnes d’Information/ Éducation/ Communication (IEC) ainsi que l’émulation des quartiers les plus propres.

Au terme de la rencontre, les participants se sont accordés sur la nécessite de participer à la mise en œuvre du plan d’actions de DEA, avec la contribution des communautés et des autorités locales, à travers :

  • des actions de concertation autour de la thématique gestion de déchets qui auront pour but de pérenniser les acquis de cet atelier ;
  • l’identification participative des problèmes, des besoins prioritaires et pertinents des quartiers de l’Arrondissement 1 Makélékélé ;
  •  l’établissement d’une liste de projets pertinents qui servirait à préparer des dossiers de recherche de partenaires financiers pour des actions futures plus conséquentes.
Photo de famille à la fin de l’atelier de concertation (c) DAE-2021
Bon à savoir :

Portée par l’association Protecting Environment (PEA), la Dynamique Action Environnement(DAE)  est constituée de deux (2) autres partenaires à savoir : l’association Ensemble pour le Développement Intégré (EDI), et la Mairie de Makélékélé.

Le Réseau de lutte contre les violences faites aux femmes de Madingou (RLVBGM) en échange d’expérience avec l’ONDVOC à Brazzaville

Réalisée du 17 au 19 février 2021 au siège de leur hôte, cette mission d’échange entre pairs avait pour but de permettre aux membres du réseau d’en connaître un peu plus sur la pratique du plaidoyer, et les méthodes de sensibilisation appropriées pour mener à bien leur combat collectif sur la cause des femmes.

Les membres de l’association Œuvre Notre-Dame des Veuves et Orphelins du Congo (ONDVOC) ont été ravis de recevoir la délégation de Madingou, constituée de Kibouilou Pierette (présidente copil) , veuve Kouazi Kibondo Cecille (membre du copil), Mabiala Dieudonné (chargé des formations), et de Kimbouala Jean Pierre (coordonateur de projet).

Après avoir brièvement énoncé l’historique de leur association, François-Xavier, coordonnateur de l’ONDVOC a fidèlement rapporté les étapes de la réalisation de leur microprojet « sauvons la veuve contre les pratiques ancestrales dégradantes. »

Par la suite un tour de table a permis de collecter les bonnes pratiques et les écueils à éviter. Pour lui, avant de débuter, il faut identifier les personnes qui sont susceptibles de pouvoir vous soutenir et faire bouger les choses. « C’est grâce au projet « agir ensemble pour la défense des droits des minorités et personnes vulnérables » du PCPA Congo financé avec le soutien de l’AFD, de l’UE et du CFSI que nous avons découvert les techniques de plaidoyer et aussi la grande importance des autorités déconcentrées et locales » a-t-il renchérit.

A la demande des membres du RLVBGM, un partage détaillé de la mise en place du collectif des veuves leaders a été effectué par Rita Kouendolo, chargée à la communication de l’ONDVOC. La recherche des financements a également été un sujet d’échange d’expériences.

Parmi les bonnes pratiques évoquées, on note la traçabilité, la redevabilité et la bonne gouvernance. La maîtrise des processus de soumission propres à la logique du bailleur et la veille informationnelle sont deux atouts incontournables pour se distinguer.

François-Xavier Mayouya présentant les documents de sa structure (c) PCPA Congo-2020

Les membres de l’ONDVOC ont également présenté leur structure de fabrication et de vente d’engrais naturel, et ont encouragé leurs pairs de Madingou à mener des activités qui permettront d’avoir des fonds propres pour les contreparties exigées par plusieurs bailleurs. 

Le RLVBGM par la voix de ses missionnaires a marqué son accord pour adhérer au plaidoyer national organisé par ONDVOC portant sur la ratification du nouveau code des personnes et de la famille en République du Congo. De même, l’ONDVOC intéressée par les activités du réseau, a promis effectuer le déplacement au moment du lancement de la sensibilisation à Madingou pour soutenir le RLVBGM. 

Ce dernier bénéficie du soutien du PCPA Congo dans la mise en œuvre de son plan d’action intitulé « La lutte contre les violences faites aux femmes ». Ce plan d’actions est porté par 2 OSC : l’Association Femme émancipation (AFE) et l’Association des veuves de Madingou ainsi que 2 pouvoirs publics locaux : la direction départementale de l’Intégration de la femme au développement (DDIFD-Bouenza) et la circonscription d’Actions sociale (CAS) de Madingou.

A la fin de l’échange, la signature d’un protocole d’accord entre les deux parties a été programmée, dans le but d’aller plus loin dans cette relation partenariale.

Photo de famille après l’échange (c) PCPA Congo-2020

La fondation française Apprentis d’Auteuil et le REIPER lancent un nouveau projet pour les droits des enfants

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Tobatela bana : Promotion des droits et protection des enfants vulnérables en République du Congo » cofinancé par l’Union Européenne, la Fondation française Apprentis d’Auteuil et le Réseau des intervenants sur le phénomène des enfants en rupture (REIPER) ont organisé du 8 au 10 mars 2021 à Brazzaville une rencontre avec les structures membres du réseau, pour préparer le rapport alternatif à transmettre au Comité des droits de l’enfant.

Au total 10 sur les 22 structures composant le REIPEIR y ont pris part. Préalablement à cette rencontre, des questionnaires avaient été distribués pour recueillir les constats et les préoccupations sur les situations des droits des enfants accompagnés par le REIPER et ses structures membres.

Vue partielle de la salle pendant la rencontre (c) REIPER-2021

Après lecture du rapport du gouvernement au Comité des droits de l’enfant sur l’application de la Convention des droits de l’enfant (CDE), les participants ont acquis une meilleure compréhension des lacunes actuelles ressenties par les enfants en matière de protection des droits, de leurs causes sous-jacentes ainsi que des parties prenantes responsables de ces lacunes.

Les informations collectées auprès des membres du REIPER ont également permis de réaliser une cartographie des acteurs pouvant influencer/ affecter le(s) changement(s) souhaités, ainsi qu’un plan d’actions couvrant la période allant de mars 2021 à mars 2022, déterminant comment interagir avec ces acteurs.

Toutes ces données permettront au REIPER de lancer bientôt un plaidoyer pour la mise en œuvre de la convention internationale des Nations Unies relative aux droits de l’enfant.

Et comme l’approche basée sur les droits a largement démontré combien il est essentiel d’impliquer les membres d’un groupe vulnérable dans le processus de défense de ses propres intérêts, cette rencontre a également permis de préparer la consultation des enfants qui aura lieu dans les structures membres du REIPER très prochainement.

Bon à savoir

Ce projet commencé le 1er mars 2021, sera mis en œuvre sur une durée de trois ans.

Son objectif est de contribuer à la sensibilisation et à la mise en œuvre des droits des enfants en République du Congo et de renforcer les organisations participant à la promotion des droits et à la protection des enfants vulnérables.

Il comprend trois volets :

  • Sensibilisation de la population et plaidoyer auprès des pouvoirs publics, pour la promotion du respect des droits des enfants
  • Accompagnement des enfants les plus vulnérables à travers une prise en charge
  • Renforcement des compétences en travail social, communication, gestion et en capacité de collecte de fonds

Des cacaoculteurs de la Sangha formés sur l’itinéraire technique pour la production d’un cacao de bonne qualité

Dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’actions de la Dynamique locale pour la relance de la cacao-culture dans le département de la Sangha financé par le PCPA Congo, l’ Univers des défenseurs des écosystème de Miélé- Kouka (UDEMK) en partenariat avec PAPROCAS et le Secteur Agricole de Sembé a organisé les 23 et 24 février 2021 une formation à l’attention des cacaoculteurs de la Sangha.

Vue de la salle pendant la formation à Sembé

En prélude à cette formation, une pré-identification menée du 2 au 15 décembre 2020, a permis de sélectionner des cacaoculteurs capables de suivre une formation sur les techniques susceptibles de produire un cacao de bonne qualité, dans les 6 bassins de production, à raison de 10 producteurs de 6 bassins de production.

Comme prévu, 60 cacaoculteurs ont pris part à la formation organisée à Sembé et à Pokola à raison de 30 participants par site. Cette formation a consisté à renforcer les capacités des participants en ce qui concerne les étapes de l’itinéraire technique de production du cacao de bonne qualité. 

Des quelques impressions et suggestions recueillies auprès des participants, l’on note :  le besoin d’harmoniser les périodes de commercialisation du cacao, et la nécessaire mise en place d’une structure d’appui aux cacaoculteurs.

Point d’histoire
La Dynamique locale pour la relance de la cacao-culture dans le département de la Sangha est née des suites d’un premier projet financé par le PCPA Congo en novembre 2015 intitulé « Organisation et structuration des producteurs de cacao de la Sangha ». Ce projet porté à l’époque par le consortium Univers des Défenseurs des Ecosystèmes de Miélé-Kouka (UDEMK)- Fondation d’Aide Humanitaire Cœur Ouvert (FAHCO)- Association Professionnelle de valorisation des Produits Forestiers non ligneux et subsidiaires (APVPS). Il avait pour objectif d’organiser et de structurer les producteurs de cacao de 6 bassins de production (Sembé, Souanké, Ngbala, Mokéko, Pikounda et Pokola) dans le Département de la Sangha.