Insertion professionnelle : une centaine de jeunes formés par le projet FIP Action d’ESSOR et du CJID

Le 25 septembre 2020 à Brazzaville, en présence du Directeur général de la formation qualifiante M. Fabrice Ngaboka Morossa, 120 jeunes âgés de 17 à 35 ans ont reçu leur certificat de fin de formation, dans le cadre du projet pilote « Formation- Insertion Professionnelles des jeunes (FIP/ Action) » financé par l’Agence française de développement (AFD), et mis en œuvre par l’ONG ESSOR en partenariat avec le Club Jeunesse Infrastructures et Développement (CJID).

C’est un programme multi-pays dont l’objectif est de faciliter durablement l’accès à la formation et l’insertion professionnelle des populations vulnérables par un travail pluri acteurs impliquant la société civile, le secteur privé et les autorités locales.

Un échantillon de lauréats lors de la cérémonie de remise des certificats (c) photo : ESSOR / septembre 2020

En effet, ces jeunes résidant dans les arrondissements 1 Makélékélé et 6 Talangaï ont été sélectionnés selon leur situation d’importante vulnérabilité socio-économique. Pendant 10 mois, ils ont bénéficié d’une formation professionnelle de leur choix (en coiffure-esthétique, pâtisserie, menuiserie, garnissage, assistanat de direction, ou hôtessariat d’accueil) spécifiquement conçue pour leur permettre d’acquérir non seulement un savoir-faire, mais aussi un savoir-être (relationnel, capacité à travailler en équipe, maitrise de ses émotions, capacité à s’adapter, etc.).

Ainsi, en plus d’avoir appris un métier, ces jeunes ont davantage confiance en eux et sont plus à l’aise dans les relations interpersonnelles. Certains ont muri leur projet professionnel grâce aux formations en entrepreneuriat, ce qui favorise leur intégration dans le monde du travail.

Interview : Agnès Koubikani de l’ANEP parle de son partenariat avec le CFSI et MDA

Portrait d’Agnès Koubikani (c) photos : PCPA Congo / Juillet 2020

Comment ce partenariat a-t-il débuté ?

Les relations de partenariat avec le Comité français pour la solidarité internationale (CFSI) ont commencé depuis le programme Dialogue citoyen (2004-2006), mis en œuvre entre le CFSI et le FJEC (Forum des jeunes entreprises du Congo). Ce programme a créé des espaces de dialogue sécurisé entre société civile, et a permis à des OSC d’être associées à la préparation du premier Document cadre de réduction de la pauvreté (DSRP) adopté en mars 2008. Un document qui a permis de décliner les priorités de développement sectoriels en République du Congo. L’Association Nationale pour l’Education Prénatale (ANEP)-Congo a participé à ce programme en tant que membre de la Plate-forme Pauvreté-Santé-Education de Pointe Noire.

Au début du programme concerté pluri acteurs (PCPA) Congo, l’ANEP a commencé à expérimenter le partenariat contractuel avec le CFSI, par le financement de la plate-forme pour le projet « Plaidoyer sur la santé à l’école dans six écoles pilotes du département de Pointe-Noire ». Ce projet a été financé par le PCPA Congo en 2009. En dehors de la plate-forme, dans la même période, l’ANEP Congo a bénéficié d’un second projet intitulé « Projet d’appui à l’éducation alternative des jeunes déscolarisés et non scolarisé de Mvou-Mvou ».

Lorsque le PCPA a lancé le regroupement des membres en plateformes thématiques en 2011, l’ANEP Congo a poursuivi son travail sur la « Problématique de la promotion de la santé en milieu scolaire ».

Ensuite, le CFSI a choisi ANEP Congo comme partenaire pour la mise en œuvre du projet « des plateformes thématiques structurées et pérennes pour le dialogue société civile et Pouvoirs publics en république du Congo ». Ce projet a été cofinancé par l’AFD et l’Union européenne dans le cadre de son programme PAREDA[1]. Il avait pour objectif de renforcer les dynamiques collectives structurantes et durables au sein de la société civile congolaise, en vue de sa participation à l’élaboration et au suivi des politiques publiques dédiées à la lutte contre la pauvreté et les inégalités.

Enfin la construction de ce partenariat s’est poursuivie jusqu’à ce jour, le CFSI a de nouveau choisi l’ANEP et une autre OSC congolaise (MDA)[2] pour être codemandeurs dans le cadre du projet intitulé « Agir ensemble pour la défense des droits des minorités et des groupes vulnérables », du Programme concerté pluri-acteurs Congo (PCPA Congo) qui bénéficie d’un soutien financier de l’Union européenne, de l’Agence Française de Développement et du CFSI.

Comment l’avez-vous vécu dans le cadre du projet IEDDH « Agir ensemble pour la défense des droits des minorités et des groupes vulnérables » ?

Pour l’ANEP-Congo ce partenariat nous a permis d’expérimenter l’approche fondée sur les droits. Cette approche du développement en termes de droits s’appuie sur les droits et libertés (droits civils et politiques) mais aussi sur les droits économiques, sociaux et culturels. Elle repose sur (i) le cadre juridique national qui doit garantir les droits universels, (ii) l’application de la loi avec des mécanismes de contrôle indépendant de l’Etat et (iii) l’accès et la connaissance par les citoyens de leurs droits.

Ce projet a été une satisfaction tant pour ses bénéficiaires, ses animateurs que nous (CFSI, ANEP Congo et MDA) en tant que porteurs. En effet, sa réussite réside également dans le fait que nous étions organisés pour faire des temps de bilans réguliers, se former et accompagner à certains moments directement des activités. Nous nous sommes enrichis mutuellement, et nous avons également beaucoup contribué par nos connaissances à la fois du monde des organisations de la société civile (OSC), des groupes vulnérables et des administrations publiques qui sont à nos côtés.

Dans nos partenariats, l’ANEP-Congo au-delà de la méthode employée, développe une parole consensuelle, qui repose sur le respect mutuel et le respect des clauses contractuelles.

Quelles ont été les difficultés rencontrées ?

Nous n’avons pas connu de véritables difficultés dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet avec nos partenaires (CFSI et MDA). Nous avons su nous comprendre dans la mise en œuvre de notre partenariat et nous faire écouter lorsque nos attentes n’étaient pas entièrement satisfaites.

Quelques désagréments rencontrés, du fait de l’éloignement géographique de l’animatrice de l’ANEP, ce qui l’a empêché d’être présente régulièrement auprès de la cellule exécutive du PCPA comme en avait la possibilité l’animateur de MDA. 

Enfin, nous aurions voulu que ce partenariat s’inscrive dans la durée, en effet, il n’a concerné que le projet « Agir ensemble pour la défense des droits des minorités et des groupes vulnérables ». Ce qui signifie que ce qui nous lie étant arrivé à son terme en mars 2020, le partenariat a pris fin. Or, il aurait fallu anticiper pour qu’il soit évolutif dans une optique de transfert de compétences et favorise encore davantage l’ancrage des deux associations congolaises partenaires.

Quels ont été le rôle et missions de l’ANEP-Congo dans le cadre de ce partenariat ?

L’ANEP-Congo et MDA, codemandeurs, du projet « Agir ensemble pour la défense des droits des minorités et des groupes vulnérables » ont apporté leurs connaissances du contexte et leur expertise d’appui et de défense des groupes vulnérables. Nous avons participé à la conception du projet (de la note conceptuelle au formulaire complet/ détaillé du projet) comme à la mise en œuvre de ses activités.

Vous avez été codemandeur aux côtés de l’association Médecins d’Afrique dans le projet « Agir ensemble pour la défense des droits des minorités et des groupes vulnérables », mis en œuvre par le PCPA Congo, comment appréciez-vous ce partenariat ?

Dans le cadre de ce partenariat nous avons appréciez les rapports de collaboration, la complicité de nos démarches, le partage et l’échange en permanence sur toutes les questions liées aux codemandeurs et au projet. Dans ce partenariat, l’animatrice de l’ANEP a beaucoup bénéficié de l’expérience de l’animateur de MDA en matière d’animation. Actuellement, elle est très motivée pour s’affirmer dans l’animation car elle possède maintenant plus de techniques et de compétences relatives au métier d’animation.

Est-ce que maintenant que vous avez appris à travailler ensemble durant 3 ans peut augurer un partenariat durable à l’avenir ?

Tout d’abord, ce n’est pas la première fois que l’ANEP travaille avec Médecins d’Afrique. La relation partenariale, avec Médecins d’Afrique date de plusieurs années. Nous avons déjà travaillé avec Médecins d’Afrique dans le cadre de la mise en œuvre de projets de prise en charge des Orphelins et autres Enfants Vulnérables à partir de 2005, mais aussi dans le cadre du programme de lutte contre le paludisme (2011), sur financement du Fonds Mondial, avec le Ministère de la Santé et de la Population.

Pour l’ANEP-Congo, la collaboration dans le cadre du PCPA n’a été qu’une continuité des liens existants et qui renforcent la dynamique de partenariat. Celui-ci est un processus, basé sur la complémentarité des expériences, des valeurs partagées (comme le consensus), des buts communs et la responsabilisation de chacune des parties. Ce partenariat ANEP- Congo -MDA s’est installé dans la durée. En vue de sa pérennisation, nos deux organisations réfléchissent sur une stratégie de fonctionnement en toute autonomie après le retrait des partenaires traditionnels. Car nous savons tous que le PCPA est un outil de renforcement indispensable pour la promotion des OSC du Congo.

Pensez-vous poursuivre votre engagement ensemble pour la protection des groupes vulnérables au Congo ?

Oui pourquoi pas ! Nous avons déjà collaboré dans ce sens et avons l’avantage de connaitre ces groupes vulnérables pour avoir travaillé dans la cadre de ce type de projets. Et puis, nous avons plusieurs thématiques de travail et certains groupes vulnérables communs.

Actuellement nous préparons un programme pour l’accompagnement des populations autochtones ; l’ANEP-Congo travaillera sur la thématique alphabétisation, MDA dans le domaine de la santé et l’Association Professionnelle pour la Valorisation des Produits Forestiers Non Ligneux (APVPS) dans la prise en charge de l’identité et la citoyenneté (les actes de naissances, les cartes nationales d’identité, et autres pièces d’état civil).


[1] PAREDA : Projet d’Actions pour le Renforcement de l’Etat de Droit et des Associations. Il a été financé par le 10ème Fonds Européen de Développement (FED).

[2] MDA : Association Médecins D’Afrique.

Tenue de la formation interdépartementale sur la communication

Dans son objectif de rendre l’action de la société civile plus visible, le PCPA Congo a organisé, en s’appuyant sur France Volontaires, une formation sur la communication interne et externe dans ses territoires de mise en œuvre, du 07 au 15 décembre 2020.

Pour participer à cette formation gratuite, chaque membre a dû répondre à un l’appel à candidatures en remplissant une fiche permettant de connaître ses motivations, le choix de son représentant à la formation et le rôle de ce dernier au sein de l’organisation. Au total 66 dossiers de candidatures ont été reçus ; la formation s’est déroulée en 2 jours dans chacun des territoires concernés.

Vue de la salle pendant la formation à Djambala (c) photos : PCPA Congo / Décembre 2020

A Brazzaville, Djambala et Ouesso elle a été assurée par Eugénie Gruais, chargée de communication chez France volontaires Congo ; Tandis que Biberic Lokwa, coordonnateur de l’Association des Jeunes Entrepreneurs du Numérique au Congo (AJENC), membre du réseau de volontaire congolais s’est occupé de la même mission à Dolisie, Madingou et Pointe Noire.

Cette formation avait pour objectif de donner aux participants les capacités pour mieux communiquer sur les actions de leurs OSC envers le grand public (exemple : les médias, population cible) et les pouvoirs publics.

Rappelons qu’en 2019, chaque département de mise en œuvre du PCPA a procédé à la définition et la validation du plan de renforcement local des capacités ; Plusieurs OSC membres avaient manifesté le besoin d’un appui sur les fondamentaux de la communication à la fois interne et externe.

Sensibilisation Covid-19 : l’association ENCRED plus près des populations de Madibou

Une vendeuse en train de porter correctement son masque après avoir été sensibilisée au marché de Madibou

Si l’heure n’est plus à empêcher l’arrivée de la Covid-19 en République du Congo, la priorité est désormais de limiter sa propagation, en respectant les mesures barrières.

C’est dans cette optique que les membres de l’association Enfance créatrice de développement (ENCRED) ont organisé une campagne de sensibilisation sur les mesures barrières à la Covid-19 ainsi que la distribution des masques locaux dans le marché communautaire de Madibou, en partenariat avec la Coordination nationale des organisations de la société civile pour l’accompagnement de la riposte au Covid-19 (Cnar-covid-19).

La coordination a choisi les marchés de proximité, qui connaissent une forte affluence. De plus, les marchés de proximité sont peu  visités par les pouvoirs publics, et donc ses usagers sont susceptibles d’abandonner ou d’ignorer le respect des mesures barrières.

Une mention spéciale a été accordée à la sensibilisation sur le port correct du masque, ainsi que son nettoyage avant toute réutilisation. Les personnes portant un masque à usage unique ont également été sensibilisées, afin qu’elles ne les utilisent pas au-delà de la limite de temps conseillé, ni ne les réutilisent. Le message a été bien accueilli par la population, qui a surtout apprécié l’expression en langues locales.

La société civile congolaise à la rescousse dans la lutte contre la Covid-19

Depuis l’apparition des premiers cas de Covid-19 en République du Congo, les organisations de la société civile ont été très engagées dans la riposte à cette maladie, bien qu’agissant de manière informelle. Nous avons par ailleurs réalisé une synthèse des activités de nos membres que vous pouvez retrouver via : https://pcpacongo.files.wordpress.com/2020/07/vf-synthc3a8se-activitc3a9s-des-membres-du-pcpa-congo-pendant-la-periode-covid-19.pdf

Pour répondre de façon officielle et concertée à l’appel du président de la République qui avait voulu que les organisations de la société civile s’engagent dans la lutte contre le coronavirus notamment en matière de sensibilisation, une coordination de riposte regroupant plusieurs associations (membres et non membres du Programme) a été mise en place, sous l’impulsion du Conseil consultatif de la société civile et des organisations non gouvernementale (CCSCONG). Sur proposition de ses pairs, Paul Kampakol, Secrétaire général du Forum des jeunes entreprises du Congo (FJEC), membre du PCPA Congo, a été désigné pour être à la tête de cette coordination.

Dans la précédente parution de notre newsletter, nous parlions de la participation de nos membres à la gouvernance de cette plateforme. Deux mois après sa création, plusieurs actions ont été réalisées, les plus récentes étant : la signature d’un accord de partenariat avec le CCSCONG et la formation des syndicats des transporteurs aux gestes barrières.

Paul Kampakol et Cephas Ewangui lors de la signature de l'accord de partenariat
Paul Kampakol et Cephas Ewangui lors de la signature de l’accord de partenariat

Grâce à la signature de l’accord de partenariat, la coordination a bénéficié d’une importante dotation de matériel de sensibilisation (affiches, mégaphones…) ainsi que de dix mille bavettes et une enveloppe financière destinée à prendre en charge les besoins de fonctionnement de la  Coordination des organisations de la société civile pour l’accompagnement de la riposte à la Covid-19 (Cnar-covid-19).

Nous avons pu mener une interview[1] avec le coordonnateur de la Cnar-covid-19 et recueillir de plus amples informations sur la démarche utilisée ainsi que les grandes activités qui sont prévues dans les jours à venir, dans le cadre de ladite riposte.

Paul kampakol dans son bureau
Paul kampakol dans son bureau

Paul Kampakol a déploré le fait qu’il n’y ait pas eu grand changement, quant à la prise en charge des nouveaux vulnérables, alors que plusieurs propositions ont été suggérées par la coordination au ministère des Affaires sociales et de l’action humanitaire.

Pour finir, il a adressé un message à l’endroit des membres de la société civile, les invitant « à prendre conscience, à continuer à être aux côtés de la population, et à être crédible. »


 [1] Propos recueillis le 1er juillet 2020

La journée internationale des veuves célébrée en différé au Congo

« Sauvons la veuve des pratiques ancestrales dégradantes », tel est le thème choisi cette année par le gouvernement pour célébrer la journée Internationale des Veuves au Congo.

Commémorée d’ordinaire le 23 juin de chaque année, la journée a été célébrée en différé le mercredi 1er juillet 2020 à Brazzaville, au siège de l’Association des Confédérations Episcopales de la Région Afrique Centrale (ACERAC), sous le haut patronage de la ministre des Affaires Sociales et de l’Action Humanitaire, Mme Antoinette Dinga Dzondo.

Pour l’occasion, trois communications ont été faites. Dans la première, la représentante des veuves, Me Rose Ntari-Kalafar a mis l’accent sur deux préoccupations majeures : la sensibilisation de l’opinion national sur les pratiques dégradantes subies par les veuves et la nécessité de promulguer la loi portant code de la famille, qui valorise davantage les droits de la veuve, qu’elle soit mariée à l’état civil ou non. Ces préoccupations ont été prises en compte par deux microprojets mis en œuvre dans le cadre du projet « agir ensemble pour la défense des droits des minorités et groupes vulnérables » cofinancé par l’Union Européenne et l’Agence Française de Développement. Cependant le sujet mérite d’avoir une plus grande portée nationale, d’où l’intérêt à travers cette journée de communiquer largement sur les sévices et injustices subies par la veuve du Congo.

La deuxième communication intitulée « La mort et les rites de veuvages » a été animée par M Christian Lia, Enseignant Chercheur, Chef de parcours Anthropologie et Art à la Faculté des Lettres Art et Science Humaines (FLASH). Elle a mis en évidence des thèmes tels que, les pratiques du veuvage dans différentes cultures y compris celles du Congo, la conception du mort et de la veuve, le mariage léviral et sororal (remariage forcé du conjoint survivant avec le frère ou la sœur du conjoint décédé). En conclusion, la communication tout en expliquant l’origine des pratiques, souligne que si auparavant elles avaient pour objectif de protéger la veuve et les siens de « la souillure » du mort et de l’abandon, aujourd’hui, les dérives sont telles que ces pratiques ne devraient plus être appliquées.

La troisième communication, « La protection juridique des veuves au Congo » a été faite par Virginie Sheryl Ndessabeka, juriste, Directrice Générale du Centre de Recherche, de l’Information et de la Documentation sur la Femme au Ministère de la Santé, de la femme, de la promotion de la femme et de l’intégration de la Femme au Développement, s’articulait sur les droits des veuves, notamment celui de refuser les rites dégradants, d’hériter de son mari et sur les démarches possibles pour faire prévaloir ses droits. En bref, « La veuve n’est pas un objet qu’on transporte d’un endroit à un autre et dont on fait ce qu’on veut ».

Après le visionnage d’un documentaire produit par l’Œuvre Notre Dame des Veufs et Orphelins du Congo (ONDVOC), une association membre du programme concerté pluri acteurs (PCPA) et portant l’intitulé de la cérémonie, madame la ministre des Affaires sociales et de l’Action Humanitaire, prenant la parole a interpellé la conscience des veuves en ces termes : « Le code existe, mais est-ce que sa promulgation va changer quelque chose si nous ne voulons pas que les choses changent, si nous avons peur ? ». Ce message fort est un appel aux femmes pour dépasser les traditions et faire elles-mêmes prévaloir leurs droits.

Notons que les veuves qui ont participé à cette journée se sont constituées en consortium composé de cinq OSC à savoir : ONDVOC, le Cercle Uni des Droits de l’Homme et Culture de Paix (CUDHOC) également membre du PCPA, l’Association des Veuves du Congo (AVC), l’Association Action Sociale et Développement (AASD) et l’Association Chrétienne des Veuves du Congo (ACVC).

Au terme de cette journée, Mme la ministre a remis à ces associations, un lot constitué de différents vivres et non-vivres à distribuer aux veuves en difficultés.

Quelques images de la journée :

La France à la rescousse du système sanitaire et social congolais

La France, via l’Agence française de développement (AFD) a mobilisé des ressources en urgence pour soutenir la mise en œuvre du plan de riposte congolais à la Covid-19 suite à un appel à aide des autorités congolaises dès le début du confinement, auprès de ses partenaires.

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L’ambassadeur de France au Congo remettant un kit symbolique à la ministre des Affaires sociales et des actions humanitaires

Près de 600 millions de Francs CFA (910 000 €) en don ont été alloués pour renforcer les volets communication, prise en charge alimentaire et équipement en milieu hospitalier.

C’est le ministère des Affaires sociales qui a été mandaté pour procéder à la distribution des kits de prise en charge alimentaire aux personnes vulnérables ciblées à Brazzaville, à Pointe Noire, et dans le département du Pool. Le ministère de la Santé a quant à lui géré l’opération d’acquisition du matériel médical de première nécessité pour faire face à la pandémie.

Par ailleurs, 250 crieurs ont été recrutés dans les douze départements du Congo, pour la mise en œuvre de l’opération de communication sur les modes de contamination et les gestes barrières à la Covid -19.

Deux membres du PCPA dans la Coordination nationale de riposte

Des réflexions menées par des représentants de réseaux et d’associations, sous l’impulsion du Conseil consultatif de la société civile et des ONG du Congo, ont abouti à la mise en place de la Coordination des OSC pour l’accompagnement de la riposte au COVID-19 en République du Congo.

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Prise de vue pendant la réunion officielle de création de la coordination

Deux responsables d’OSC membres du PCPA participent à la gouvernance de cette entité. Il s’agit de Messieurs Paul Kampakol, Secrétaire général du Forum des jeunes entreprises du Congo et Davy Louvouezo, Représentant Congo de Médecins d’Afrique, respectivement en tant que Coordonnateur et Coordonnateur technique.

Dans ce cadre, Paul Kampakol a participé à une émission-débat diffusée sur Télé Congo dédiée à la prise en charge des personnes vulnérables dans le cadre de la lutte contre la Covid-19. Déplorant le déni du travail abattu par la société civile, il a appelé le gouvernement à impliquer davantage les associations dans le processus, afin de gagner du temps et d’éviter les doublons, au lieu de réinventer la roue.

En faisant référence au PCPA Congo, il a profité de cette tribune pour rappeler que l’esprit de la coordination mise en place est d’accompagner les pouvoirs publics dans cette lutte par le biais de la concertation, afin de trouver les meilleurs moyens de prise en charge des vulnérables déjà répertoriés dans le cadre du projet Lisungui, et de nouveaux vulnérables du secteur informel, qui ne peuvent mener leurs activités normalement à cause de la pandémie.

Nous vous invitons à retrouver l’émission dans son intégralité sur notre page Facebook.

La cellule exécutive : du confinement au retour prudent au bureau

Comme dans de nombreuses organisations, les salariés du PCPA ont repris le chemin du bureau après plusieurs semaines de télétravail, le 18 mai 2020.

desinfection des locaux pcpa congo
Lors de la désinfection des locaux du PCPA Congo à Brazzaville

Afin d’effectuer ce retour en toute sécurité, les locaux ont auparavant été désinfectés et des masques en tissus distribués à chaque membre de l’équipe.

Il a été important d’échanger sur l’expérience de chacun pendant cette période si particulière avant de se replonger dans les activités du quotidien. Sachez aussi qu’une veille a été organisée depuis le début de la pandémie, pour la collecte et la diffusion de toute information officielle liée à la maladie à coronavirus. C’est dans ce cadre qu’une affiche reprenant les consignes sanitaires a été diffusée sur tous les canaux de communication du Programme.

Comme vous le savez, pendant le confinement l’équipe est restée en contact avec les membres et a effectué un important travail de recensement les activités menées par les membres. Consultez la synthèse de ces travaux en cliquant ici.

Les OSC retenues pour le PISCCA 2020 seront bientôt connues

Lancé le 12 mars dernier par le Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) de l’Ambassade de France en République du Congo, l’appel  aux  Projets Innovants des Sociétés Civiles et Coalition d’Acteurs  (PISCCA) a connu un bouleversement calendaire compte tenu du contexte difficile relatif à la pandémie de Covid -19.

Si, les réunions publiques d’information, initialement prévues fin mars, ont été annulées, un guide détaillé a été publié afin de fournir le maximum d’éléments aux OSC qui souhaitaient postuler à l’appel à projets. La date limite a été reportée d’un mois. Au 12 juin 2020, 101 projets ont été reçus par le SCAC. Pendant la rédaction de cet article, les dossiers étaient en instruction.

Pour cette année, les projets éligibles à ce financement doivent agir dans une ou plusieurs des thématiques suivantes :

  • Accès aux services sociaux de base dans les régions rurales et urbaines marginalisées, en particulier, en matière d’éducation et de santé ;
  • Création d’activité économique concourant au développement local et inclusif, notamment en zones rurales délaissées ;
  • Sensibilisation et contribution au dialogue politique sur l’accès aux services sociaux précités, au respect des droits humains et à la promotion de la citoyenneté.

Outre ces trois thématiques initiales, le SCAC a annoncé que les projets portant sur la sortie de crise et le relèvement post Covid-19 seront pris en compte et se verront accorder une dimension prioritaire, à condition d’être de qualité.

Une formation des porteurs de projets retenus est prévue pour juillet 2020.
Rappelons que le précédent appel PISCCA couvrant la période 2018-2019 avait permis de financer 11 projets sur l’ensemble du territoire congolais.