Appel à consultant pour l’accompagnement de la cellule exécutive

logo du PCPA Congo

Le PCPA Congo est entré en janvier 2019 dans sa dernière phase, dite phase d’envol. Les
orientations de cette phase d’envol (2019 – 2021) ont été construites par un groupe de
représentants d’OSC congolaises et validées par l’assemblée plénière du PCPA. Elle vise à :

  • Accompagner des plans d’actions locaux de renforcement des OSC ;
  • Consolider des dynamiques collectives entre OSC et expérimenter des stratégies
    d’influence des politiques publiques ;
  • Pérenniser les acquis du PCPA (capitalisation, visibilité des OSC, services rendus,
    gouvernance collective).

Pour ce faire, le Programme procède au recrutement d’un consultant en charge d’accompagner la Cellule exécutive (CE) dans cette phase d’envol. Il aura la responsabilité d’accompagner la cellule exécutive à la transmission du métier d’animateur à des délégués associatifs qui seront désignés par chaque dynamique collective que le PCPA va accompagner.

Calendrier

  • Diffusion de l’appel à candidature : 6 août 2020
  • Date limite de dépôts des offres : lundi 28 septembre 2020
  • Entretiens de sélection avec les consultants présélectionnés : semaine du 5 octobre 2020
  • Réponses données aux consultants : le 19 octobre 2020
  • Durée de la prestation : 2 novembre 2020– 31 octobre 2021
  • Proposition du livrable de capitalisation : fin avril 2021
  • Remise du rapport final : 15 octobre 2021.

Composition du dossier de candidature 

  •  Une note méthodologique (10 pages maximum) incluant un calendrier ;
  •  Une offre financière ;
  •  Un ou plusieurs curriculums vitae synthétique (3 pages maximum) ;
  • La déclaration d’intégrité (jointe à aux termes de référence).

Le dossier est à envoyer par courrier électronique à : frey@cfsi.asso.fr et coord_pcpacongo@yahoo.fr  avec la référence « Accompagnement de la cellule exécutive »

Télécharger les termes de références de cette offre 

La cellule exécutive : du confinement au retour prudent au bureau

Comme dans de nombreuses organisations, les salariés du PCPA ont repris le chemin du bureau après plusieurs semaines de télétravail, le 18 mai 2020.

desinfection des locaux pcpa congo
Lors de la désinfection des locaux du PCPA Congo à Brazzaville

Afin d’effectuer ce retour en toute sécurité, les locaux ont auparavant été désinfectés et des masques en tissus distribués à chaque membre de l’équipe.

Il a été important d’échanger sur l’expérience de chacun pendant cette période si particulière avant de se replonger dans les activités du quotidien. Sachez aussi qu’une veille a été organisée depuis le début de la pandémie, pour la collecte et la diffusion de toute information officielle liée à la maladie à coronavirus. C’est dans ce cadre qu’une affiche reprenant les consignes sanitaires a été diffusée sur tous les canaux de communication du Programme.

Comme vous le savez, pendant le confinement l’équipe est restée en contact avec les membres et a effectué un important travail de recensement les activités menées par les membres. Consultez la synthèse de ces travaux en cliquant ici.

Agnès Rossetti quitte le Comité de pilotage, le PCPA et le Congo

Après avoir travaillé au Congo pendant 6 ans pour le compte de l’ONG française Initiative Développement (ID), Agnès est retournée dans son pays natal avant le terme de son mandat au Comité de pilotage du PCPA. Nous avons recueilli ses impressions.

La Lettre du PCPA Congo (LPC) : Pour commencer, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

ob_e0cdea_20191019-124432-1Agnès Rossetti (AR) : Française, originaire d’une région frontalière avec la Suisse, j’ai une formation d’Ingénieur en génie civil, et d’urbaniste. J’ai toujours travaillé par choix dans la fonction publique territoriale, au service du bien commun. J’ai arrêté en 2011, après 30 ans d’une belle carrière et l’envie de poursuivre différemment ; pendant 3 ans, j’ai continué, bénévolement, à travailler pour la coopération décentralisée entre le Pays de Montbéliard où j’habite, et la Commune de Zimtanga au Burkina Faso. Puis l’occasion s’est présentée de partir au Congo Brazzaville avec une ONG, ID. Ce qui m’intéressait, dans le poste proposé, c’était le développement local, qui cherche à fédérer la population et l’ensemble des acteurs locaux à agir pour le bien commun

LPC : Quand et pourquoi êtes-vous arrivée au du Congo ?

AR : Dois-je vous avouer que je situais bien la RDC mais pas le Congo Brazzaville, avant d’arriver ? Vu de France, on n’entend vraiment que rarement parler de ce pays, Je suis donc arrivée au Congo en juin 2014. Un nouveau poste, mixte (responsable du programme Filière Cuiseurs économes-FCE, et Directrice Pays) était à pourvoir. Outre animer un programme à Brazzaville (FCE), et superviser un programme (Programme Agriculture et Développement Local (PADEL) 2 dans 3 districts du Pool (Boko, Louingui, et Loumo ), j’avais aussi pour objectif de développer ID au Congo.

J’avais pris un engagement de 2 à 3 ans, j’y suis restée 6 ans…

LPC : Quelles sont les activités d’ID au Congo et qui sont leurs bénéficiaires ? Quelle participation d’ID à l’amélioration de leurs conditions de vie ?

AR : Deux grands thèmes prédominent dans le travail d’ID au Congo :

  • d’une part les questions de bois-énergie, liées à une diversification économique et la promotion de l’entrepreneuriat local (projets Initiative Economique. (INECO) dans la Bouenza, et FCE à Brazzaville et Pointe Noire). Il ne s’agit pas seulement de vendre des cuiseurs qui économisent le bois et le charbon (CE), mais d’abord de créer une filière économique locale, qui n’ait pas besoin de l’appui d’une ONG pour vivre. L’autonomie est donc visée. Les bénéficiaires en sont :
  • de petites unités artisanales de soudure, avec la formation non seulement technique et à une démarche qualité, mais aussi en terme de gestion d’entreprise.
  • les vendeurs de CE, également formés à la gestion de stocks et de leur boutique, et au contrôle qualité des produits qu’ils achètent.
  • et les utilisatrices (utilisateurs aussi :-)) de cuiseurs, qui inhalent moins de fumée grâce aux cuiseurs économes, et font des économies d’achat de charbon ou de bois.
  • – enfin, dans la Bouenza, 8 individualités ou groupements (une vingtaine de personnes au total) ont été accompagnés à créer leurs propres pépinières d’arbres, vraies micro-entreprises participant au renouvellement de l’arboriculture et des vergers, au reboisement, et par là-même à la lutte contre le dérèglement climatique.

Avec le temps, la préoccupation d’intégrer les femmes et les jeunes a été de plus en plus prégnante ; ainsi un partenariat existe avec l’Association Don Bosco, qui forme des jeunes vulnérables à des métiers artisanaux dont la soudure…et à la fabrication des cuiseurs économes ; il y a eu aussi des collaborations avec ASI, IECD, ESSOR et des associations ou mutuelles locales.

Covid-19 : Déclaration des OSC du Congo sur la liberté de circulation des populations

Nos organisations sont toutes membres du Programme Concerté Pluri-Acteurs du Congo (PCPA– Congo) qui regroupe 143 organisations de la société civile congolaise et française en vue de lutter contre la pauvreté et les inégalités au Congo. Elles suivent avec une attention soutenue les mesures sécuritaires de riposte au COVID-19 que le Président de la République a éditées depuis le début de cette pandémie au Congo. (Cf. déclaration du Président de la République du 28 mars 2020).

Parmi les autres dispositions prises par le gouvernement, figure l’obtention d’un laissez- passer pour circuler pendant le confinement. La situation est très préoccupante. En effet, le fait d’avoir des laissez-passer ne garantit même plus la liberté de circuler (Cf. les actions de la Police dans la matinée du 23/04/2020 à Brazzaville en contradiction avec les directives du ministère de l’Intérieur : des particuliers à qui on a ravi leur laissez-passer, des commerces alimentaires qu’on a contraint à la fermeture). Nos organisations constatent avec regrets qu’en plus il n’est pas aisé d’obtenir ce laissez-passer et que son obtention n’est pas toujours gratuite. Cela dépend des administrateurs et des localités.

Quelques constats relatés :

Le quotidien « Les Dépêches de Brazzaville » du 2 avril 2020, rapporte : « Les services de la direction générale de la Police ont commencé à distribuer un laissez-passer aux usagers qui en ont droit mais sur certains points de contrôle les agents divergent sur la validité de ce macaron signé des autorités habilitées. »

Dans de nombreuses localités du pays, l’obtention du laissez-passer nécessite le paiement d’une certaine somme. Cependant, à Moungali à Brazzaville, le laissez-passer est délivré gratuitement et il est valable pour toute la période du confinement. Par contre, les habitants de Madibou (Brazzaville) n’ont accès qu’à un laissez-passer d’une durée de 48h à partir de la date d’obtention. A Pointe Noire, en dehors des jours d’ouverture de marché (lundi, mercredi et vendredi), les laissez-passer sont exigés sur les points de contrôle aux véhicules et aux motocyclistes les autres jours. Mais les populations des axes Tchimbamba, Mayinga, Ngoyo, et autres sont l’objet des tracasseries de la part des forces de l’ordre qui demandent des laissez-passer tous les jours en franchissant le pont d’Agricongo. Ce laissez-passer, d’une validité de 24h, n’est pas gratuit car son coût varie de 50frs à 200frs CFA dans les sites de délivrance et dans les points de passage.

« Réunis en plénière le 27 avril à Brazzaville, les membres de la chambre haute se sont indignés du fait que leurs autorisations de circulation dûment signées par le président du Sénat, ont été saisies et parfois même déchirées par des agents de police. » (extrait de l’article du 28 avril tiré du site web des dépêches de Brazzaville, http://www.adiac-congo.com/content/confinement-la-police-dechire-les-autorisations-de-circulation-des-senateurs-115643)

Recommandations/ Sollicitations

 Au gouvernement 

Nous sollicitons du gouvernement qu’il veille à la bonne observation des dispositions prises, et à leur application sur l’ensemble du territoire.

– Qu’il clarifie les modalités de délivrance du laissez-passer aux populations ;

– Qu’il garantisse un égal accès aux laissez-passer, c’est à dire :

  • Gratuité dans l’obtention des laissez-passer sur toute l’étendue de la République du Congo.
  • Durée de validité du laissez-passer uniformisée sur toute l’étendue du territoire.

Aux populations 

Nous encourageons toutes les personnes lésées dans l’obtention des laissez-passer de se rapprocher des OSC de défense des droits humains ou de défense des droits des consommateurs de leur localité en vue d’une médiation auprès des autorités compétentes.

Fait à Brazzaville, le 30 avril 2020

Signataires :

Cette note a été rédigée par les organisations de la société civile suivantes :

– A Brazzaville : CARITAS Congo et l’Observatoire congolais des droits des

consommateurs (O2CD).

– A Djambala : Association pour l’intégration au développement durable (AIDD).

– Pointe Noire : Association de défense des droits des consommateurs du Congo

(ADDCC) et le Cercle d’action pour la promotion du bien-être social (CABS).

Téléchargez la version PDF de ce message

 

Covid-19 : Actions des membres dans le département du Niari

  • Les membres de l’Espace des Jeunes pour l’Innovation et le Développement (EJID) ont mené des activités de sensibilisation à la Covid-19 dans les quartiers de Tahiti, Passi Ngolo et Dimébéko avec les populations autochtones qui résident à Dolisie.
  • Le Réseau des Soins Préventif et de Proximité (RSPP) a été officiellement impliqué dans la Commission « communication » de la commission locale de riposte à la Covid-19 du district de Mayoko. Il a ainsi pu mener une sensibilisation sur les mesures barrières